1. Les classements internationaux

Les classements internationaux

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La concurrence exacerbée des établissements sur le marché mondial des études a engendré une vogue des palmarès évaluant la performance des cursus… parfois controversés.

Palmarès de l’université de Shangai : la France peu représentée

Le très médiatisé palmarès de l’université de Shanghai, initié en 2003 et qui établit un classement mondial des universités, a ainsi jeté un pavé dans la mare universitaire française et européenne. Sur les 500 établissements évalués, la France n’en compte que 21, dont seulement quatre parmi les 100 premiers. Plus largement, dans ce palmarès largement trusté par les universités américaines (elles occupent 58 des 100 premières places), les universités européennes comptent pour un tiers (avec une domination des facs britanniques, au nombre de 11 sur les cent premières).

Les classements européens

Bien que ce palmarès, établi sur des critères de recherche (nombre de prix Nobel, nombre de médailles Fields, nombre d’articles référencés, fréquence des citations des chercheurs de l’université…), soit critiqué (les sciences humaines et sociales, notamment, y sont peu prises en compte), le principe de classement gagne l’Europe. Les médias britanniques publient leurs propres évaluations, à l’exemple du Financial Times pour les Business Schools.

A chaque pays ses palmarès. En Allemagne, c’est une institution autonome financée par les landers, le CHE (Centre pour le développement des études supérieures), qui a mis en place depuis 1998 une évaluation des performances des 280 universités du pays. Ce système très précis mesure la qualité des universités par spécialité (biochimie, droit…), en croisant plusieurs indicateurs pédagogiques : équipement, soutien aux étudiants, etc. Les auteurs ont aussi sollicité les professeurs pour qu’ils donnent, chacun dans leur spécialité, les noms des trois universités qu’ils conseilleraient à leurs propres enfants. « C’est un travail intéressant, car il ne constitue pas un classement absolu, mais présente plutôt les points forts et les points faibles de chaque université », analyse Kilian Quenstedt, du DAAD (Office allemand d’échanges universitaires). C’est en croisant ces différents classements et l’avis des experts de chaque discipline que nous avons élaboré notre sélection.
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Retour au dossier Les programmes d'échanges européens Erasmus fête ses 20 ans Les réseaux des écoles Les masters européens Les classements internationaux Avis d’expert - Pascal Codron, responsable des relations internationales à la CGE et directeur de l’ISA de Lille Pour en savoir plus