Études à l’étranger : un MBA, une vraie valeur ajoutée pour votre profil

publié le 04 Octobre 2011
3 min

Larguer les amarres juste après le bac pour une parenthèse internationale, c’est possible… mais attention à préparer aussi bien votre départ que votre retour ! Dans son guide "Partir étudier à l’étranger" (éd. l’Etudiant), Sophie Collet vous livre conseils, bons plans et témoignages. En voici des extraits. De quoi vous envoler l’esprit léger.

"Détenir un MBA américain, c’est une très belle carte de visite en France", estime Caroline, qui a étudié un an à l’université d’État de La Nouvelle-Orléans pour obtenir ce précieux laissez-passer. "Dans le cadre de mon école de commerce, j’avais l’opportunité de préparer un double diplôme sans payer les frais d’inscription de l’université américaine, une chance quand on connaît les montants !"

Partir tard pour partir bien

Caroline n’était pas encore entrée dans la vie professionnelle au moment de son MBA, mais certains de ses camarades de promo, plus âgés, avaient déjà commencé leur carrière. "Eux voyaient un lien très concret entre les enseignements et leur métier. Ils appliquaient par exemple directement les cours aux chiffres de leurs entreprises d’origine", commente-t-elle.

Pour la jeune diplômée, le choix s’est révélé payant : elle a décroché son premier emploi, un volontariat international à Chicago, grâce à son MBA. "Sur 200 candidats, la société n’a regardé que les CV qui avaient déjà une expérience à l’étranger." Et pour son poste actuel, cet argument a également été déterminant.

Des labels de qualité pour les MBA

En France, un MBA américain impressionne encore beaucoup les employeurs. Pourtant tous les MBA ne se valent pas, car le titre n’est pas protégé, ni en Europe ni aux États-Unis. N’importe quelle école peut donc créer une filière accessible à bac+4, la baptiser MBA, et facturer des frais de scolarité qui s’aligneront, eux, sur ceux pratiqués par les établissements les plus en vue.

Comment identifier les formations de qualité ?

Pour commencer, il existe des repères simples : un bon MBA délivre au minimum 50 % des cours en anglais, les étudiants sont issus de différents pays, et un réseau d’anciens diplômés est constitué. En outre, les professeurs et intervenants doivent au moins exercer une fonction reconnue à un poste de direction, voire faire autorité dans leur discipline. Trois labels internationaux ont également été créés pour y voir plus clair : AACSB pour les États-Unis, AMBA pour l’Europe, EQUIS pour les MBA européens, mais aussi maintenant américains et asiatiques.

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