Étudier à l’étranger : les échanges en licence (L3) et en master

publié le 04 Octobre 2011
3 min

Larguer les amarres juste après le bac pour une parenthèse internationale, c’est possible… mais attention à préparer aussi bien votre départ que votre retour ! Dans son guide "Partir étudier à l’étranger" (éd. l’Etudiant), Sophie Collet vous livre conseils, bons plans et témoignages. En voici des extraits. De quoi vous envoler l’esprit léger.


Avec la réforme européenne du LMD (licence-master-doctorat), il est devenu plus facile d’établir des équivalences entre les universités européennes. D’après Patricia Pol, qui travaille au développement international de l’université de Paris-Est, environ 60 % des étudiants qui partent à l’étranger le font en master, et 40 % en L3.

Une raison pratique à cet engouement : à la fac comme dans les écoles, les échanges Erasmus fonctionnent bien aux niveaux L3 et master. En effet les professeurs recommandent particulièrement l’année de L3 pour donner une coloration internationale à un 1er cycle.

Avec ces échanges bien rodés, vous partez avec un minimum de soucis : la reconnaissance des diplômes ne pose guère de problème et, en général, l’université d’accueil est habituée à recevoir des étudiants étrangers, les aide en cas de problème de logement, organise des stages d’intégration, voire des cours de langue ou des sorties culturelles spécialement pour les élèves étrangers. "Une expérience à l’international peut aussi favoriser une entrée en master. À niveau égal, on privilégiera un étudiant qui est parti en mobilité", souligne Patricia Pol.

En master, l’avantage se précise, car l’entrée sur le marché du travail approche. Marie Garcin, chargée de recrutement dans un cabinet international, explique : "Moins l’expérience est ancienne, plus elle a de la valeur sur un CV. Les compétences en langues, surtout en anglais, sont particulièrement recherchées. Or plus le temps passe, plus le risque de manque de pratique augmente. C’est pourquoi nous privilégions des profils d’expatriation récente."

Partir en licence ou en master présente un autre avantage : alors que les premières années d’études diffèrent souvent d’une faculté à l’autre, à partir de la 3e année de licence les programmes se rapprochent. Entre les universités françaises déjà, mais aussi à l’international, où l’on observe une certaine convergence des enseignements. Les bases de la discipline ont été acquises pendant les 2 ou 3 premières années d’études, et les programmes peuvent s’appuyer sur un socle commun.

Articles les plus lus

A la Une étudier à l'étranger

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !