Partir étudier à l’étranger : avant ou après le bac ?

publié le 04 Octobre 2011
3 min

Larguer les amarres juste après le bac pour une parenthèse internationale, c’est possible… mais attention à préparer aussi bien votre départ que votre retour ! Dans son guide "Partir étudier à l’étranger" (éd. l’Etudiant), Sophie Collet vous livre conseils, bons plans et témoignages. En voici des extraits. De quoi vous envoler l’esprit léger.

Si des envies d’ailleurs vous habitent dès votre jeune âge, pourquoi ne pas tenter l’aventure ? Cependant, gardez à l’esprit que le système d’enseignement français est assez rétif à ces périodes d’expatriation si elles ne débouchent pas sur un diplôme reconnu dans l’Hexagone.

Sachez donc que l’objectif tiendra plutôt de l’enrichissement culturel que de la formation complémentaire, et préparez non seulement votre départ, mais aussi votre retour.
 

Partir dans le cadre d’échanges lycéens avant ou après la terminale

 
Entre 15 et 19 ans, partir étudier dans un lycée étranger représente une excellente solution. Avec des jeunes de votre âge, dans un environnement différent du vôtre mais encadré, vous vivrez une expérience en pleine immersion, souvent même plus intense qu’en année d’échanges universitaires. Cela peut aussi vous donner le temps de la réflexion si vous hésitez sur votre orientation. Ce choix n’est cependant à recommander qu’aux plus indépendants d’entre vous, car cette formule implique une séparation de plusieurs mois consécutifs d’avec vos proches !
 

Une parenthèse formatrice
 

Matthieu, lui, a choisi de partir en Suède juste après le bac. Pendant un an, il a vécu au rythme de la petite ville de Kristianstad, dans le sud du pays, où il était scolarisé dans un lycée, "comme si je refaisais une 2e année de terminale", explique-t-il. Il est parti grâce aux échanges du Rotary et se souvient bien de ses débuts : "Avec la barrière de la langue, ce n’est pas évident de communiquer ! Les Suédois parlent très bien anglais, mais quand je suis arrivé, mon propre anglais était loin d’être fluide !"

Après un an, non seulement Matthieu a fait d’énormes progrès dans la langue de Shakespeare, mais il s’est aussi mis au suédois, qu’il comprend désormais. Logé en famille d’accueil, il était familiarisé avec le vocabulaire quotidien dès les premiers jours.
 

Bien préparer son retour
 

Le plus difficile, c’est souvent de revenir. Matthieu témoigne : "Cette année en Suède a représenté une vraie coupure, presque comme une vie parallèle ! Au retour, il faut se réhabituer à l’environnement français, à un système d’enseignement moins souple, à une autre vie."

Si vous partez pendant le lycée, vos camarades seront passés dans la classe supérieure quand vous reviendrez. Si vous partez après le bac, le risque existe que certaines formations perçoivent votre expérience à l’étranger comme un retard d’un an, notamment les filières qui recrutent sur dossier. Matthieu, lui, a eu de la chance. Son initiative a été appréciée et, à son retour de Suède, il a intégré une classe prépa qui l’avait refusé l’année précédente.

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