1. Pour partir en échange à l'étranger, y a-t-il d’autres programmes qu’Erasmus ?
Décryptage

Pour partir en échange à l'étranger, y a-t-il d’autres programmes qu’Erasmus ?

Envoyer cet article à un ami
Les accords bilatéraux entre établissements français et étrangers permettent de partir hors de la zone concernée par Erasmus+, par exemple à Moscou. // © iStockphoto
Les accords bilatéraux entre établissements français et étrangers permettent de partir hors de la zone concernée par Erasmus+, par exemple à Moscou. // © iStockphoto

Procédure d’inscription simplifiée, exonération des frais de scolarité, reconnaissance du diplôme au retour : partir dans le cadre d'un échange, c’est bénéficier de formalités allégées. Les accords européens dans ce domaine sont bien connus, mais il existe d'autres dispositifs, présentés dans cet extrait de l'ouvrage “Partir étudier à l'étranger” de Sophie Collet.

Partir dans le cadre d'un échange, c'est s'assurer un séjour avec un minimum de tracas administratifs. Si Erasmus+ reste le programme le plus connu, il existe aussi d'autres options !

Les partenariats bilatéraux

Pour compléter leurs échanges européens déjà bien maillés par les programmes de l'UE (Union européenne), de nombreuses universités et écoles mettent en place elles-mêmes des échanges avec des universités étrangères. Les programmes s'ouvrent alors à des destinations extra-européennes.

Ainsi l'université de Bourgogne a-t-elle noué plus de 840 accords avec 343 établissements répartis dans 58 pays (y compris les programmes Erasmus) ! États-Unis, Australie, Chine ou encore Colombie, les choix sont multiples. Pour connaître les partenariats de votre établissement, renseignez-vous auprès du service des relations internationales.

Lire aussi : nos palmarès des bachelors de business schools, des grandes écoles de commerce et des écoles d'ingénieurs pour l'ouverture internationale

Les doubles diplômes

Étudier en France et à l'étranger et voir ses deux formations validées par un diplôme, c'est l'intérêt des doubles diplômes. Les cursus internationaux intégrés, sanctionnés par un double (voire un triple) diplôme, se déroulent dans deux ou trois pays différents. À l'issue de leur formation, les étudiants décrochent donc des diplômes en France et à l'étranger, contrairement aux simples programmes d'échanges qui délivrent uniquement le diplôme de l'établissement d'origine.

Aujourd'hui, la majorité des établissements français ont mis en place des accords de doubles diplômes : écoles de commerce, d'ingénieurs, mais aussi universités, instituts d'études politiques… Seules les filières courtes ou les formations de la santé n'en proposent pas ou très peu.

Lire aussi : International : bien choisir son double diplôme

Les pionniers des cursus intégrés ont sans conteste été les diplômes franco-allemands. Aujourd'hui, ils dominent encore le nombre des doubles diplômes en université mais, au sein des grandes écoles, ce n'est plus le cas. Certains partenariats ont été mis en place avec des destinations aussi lointaines que la Thaïlande (ESCP Europe) ou le Brésil (Sciences po en relations internationales).

Des cursus sélectifs très appréciés des recruteurs

Si les formations multinationales s'étendent, elles restent cependant difficiles d'accès. Elles requièrent en effet de bons résultats académiques et d'excellentes compétences en langues. Tests linguistiques, entretiens de motivation, lettres de recommandation, dossier béton : les doubles diplômes ne plaisantent pas avec la sélection.

Sur le marché du travail, ils présentent un avantage de taille : leurs détenteurs sont susceptibles d'être embauchés au moins dans les deux pays concernés. Lorsqu'on souhaite démarrer sa carrière à l'international, un diplôme local peut agir comme un véritable sésame. En effet, à l'étranger, les établissements français restent souvent mal connus, même les plus prestigieux. Et la proximité n'y change pas grand-chose : chez nos voisins allemands, Sciences po évoque plutôt une douce nonchalance qu'un parcours rigoureux et réputé.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Partir étudier à l'étranger”,
par Sophie Collet.