1. Programme vacances travail : un visa "jeunes" pour voyager et travailler à travers le monde
Boîte à outils

Programme vacances travail : un visa "jeunes" pour voyager et travailler à travers le monde

Envoyer cet article à un ami
Voyager et travailler au Brésil grâce à un visa vacances travail est possible depuis 2018 pour les 18-30 ans // © PlainPicture
Voyager et travailler au Brésil grâce à un visa vacances travail est possible depuis 2018 pour les 18-30 ans // © PlainPicture

Brésil, Canada, Australie… Le programme vacances travail est un visa spécial 18-30 ans qui vous permet de voyager durant un an et vous donne le droit de travailler dans 14 pays hors de l’Europe pour financer une partie de votre séjour. Mode d'emploi en 6 questions.

"Si je ne devais retenir qu'une chose de mon expérience de voyage en PVT [programme vacances travail] en Argentine, Chili et Colombie c'est le dépassement de soi !", sourit Charlotte, 25 ans. Cette auxiliaire de puériculture achève un séjour de près d'un an en Amérique du sud. Trek en Patagonie, rencontre de nouveaux amis à Buenos Aires, mais aussi difficultés à se faire comprendre avec un anglais basique ou à trouver un job sur place, la jeune femme est sortie grandie de cette aventure. Comme elle, 42.000 jeunes Français sont partis avec un PVT effectuer un voyage longue durée à l'étranger en 2017.

1. Les PVT, qu'est-ce que c'est ?

Pendant plusieurs mois (jusqu’à un an), vous pouvez voyager à travers un pays et en découvrir la culture tout en travaillant sur place pour vous faire un complément de ressources et financer ainsi votre séjour. La France a signé des accords bilatéraux de PVT avec 14 pays hors de l’Union européenne, de l’Australie au Canada en passant par la Colombie, Taïwan ou encore le Mexique. Le dernier accord de PVT est entré en vigueur en 2018 et vous permet de vous envoler jusqu’à 12 mois au Brésil. Attention : les jobs que vous exercerez seront rarement en rapport avec vos éventuels diplômes universitaires. Il s'agit le plus souvent de petits boulots qui ne nécessitent pas de qualification particulière.

Lire aussi : Le programme vacances travail conquiert le Brésil

2. Qui peut bénéficier d'un PVT ?

Les programmes vacances travail – ou Working holiday visas (WHV) – s’adressent spécialement à un public de jeunes de 18 à 30 ans (et même jusqu’à 35 ans pour l’Argentine et le Canada) à la date de demande du visa. Contrairement à d’autres programmes de mobilité, pas de conditions d’études ou de diplôme. Avec le programme Erasmus+, vous devez être étudiant ou apprenti en formation et passer par un organisme (université, école, centre de formation d’apprentis…) pour partir. Pour obtenir un PVT, il vous suffit de faire une demande individuelle de visa que vous effectuez auprès de la représentation diplomatique (ambassade, consulat… ) en France du pays concerné.

3. Combien y-a-t-il de places ?

Les programmes sont souvent contingentés. Les quotas de participants français sont par exemple de 300 places pour le Chili ou la Colombie, 500 pour la Russie ou 1.500 pour le Japon. Bonne nouvelle : il n'existe pas de contingent de places pour les destinations très prisées comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. Mauvaise nouvelle : ce n'est pas le cas du Canada, l'une des trois destinations favorites des jeunes Français. "Le Canada est très demandé et n’offre que 6.750 places par an pour environ 20.000 demandes, précise Julie Meunier, fondatrice du site PVTistes.net. Résultat : il faut procéder à un tirage au sort pour départager les candidats au départ. Certains peuvent candidater en juillet et partir en octobre, d’autres n’ont jamais pu partir en cinq ans." Mieux vaut donc prévoir un plan B, même si l'ambassade du Canada en France accorde parfois des places supplémentaires. "2017 a été une année record avec 11.050 PVT accordés à des Français", remarque Julie Meunier.

4. Quelles sont les conditions à remplir ?

Hormis l'âge requis, vous ne devez pas avoir déjà bénéficié d’un PVT dans le pays choisi, sauf en Australie. Vous ne devez pas être accompagné d’enfants à charge, sauf au Canada où vous pouvez partir avec les "kids" jusqu'à deux ans. Vous devez être en possession d’un billet retour ou justifier de ressources financières suffisantes pour acheter votre vol retour. Vous devez également justifier d’une assurance privée couvrant les risques liés à la maladie, la maternité, l’invalidité, l’hospitalisation et le rapatriement pour la durée du séjour. Attention : il peut aussi vous être demandé par certains pays un certificat médical ainsi qu’un extrait de casier judiciaire vierge.

Lire aussi : Partir étudier à l'étranger : les infos pratiques

5. Combien ça coûte ?

Le coût du visa varie d’un pays à l’autre. Il vous reviendra à 22 € si vous partez pour Hong Kong et 315 € pour l'Australie. Mais l'une des conditions principales à remplir pour pouvoir obtenir le visa est de disposer d’un minimum d’argent pour subvenir à vos besoins en début de séjour : vous devez pouvoir ainsi justifier d’au moins 3.800 € pour l’Australie, 2.500 € pour l’Argentine, la Nouvelle-Zélande ou Hong Kong etc. Pour la suite de votre séjour, vous pourrez travailler sous certaines conditions. Un bon plan consiste à échanger quelques heures de travail à la ferme contre le gîte et le couvert.

6. Avant, pendant ou après les études : quand partir ?

C'est un choix personnel. Vous pouvez avoir envie de faire un break après le bac, durant vos études supérieures ou après celles-ci. Avec un PVT, vous voyagez et travaillez jusqu'à un an en dehors de tout cursus scolaire. Attention si vous effectuez votre PVT durant vos années d'études : "Vérifiez que votre école ou votre université considère que le PVT fait partie de l'année de césure. Souvent ce n'est pas le cas", prévient Julie Meunier. Si la période de césure (jusqu'à un an) est un droit reconnu depuis 2015, le dernier mot pour vous l'accorder ou pas revient à votre établissement de formation. Un voyage en PVT est à mi-chemin entre le projet personnel et le projet professionnel. Avant de partir, contactez le service international de votre fac ou de votre école pour ne pas être pris de court et perdre votre statut d'étudiant. La priorité étant souvent donnée au diplôme, beaucoup préfèrent attendre l'obtention de ce dernier pour entreprendre un voyage en PVT.

Les 14 destinations en PVT en un clic !

Cliquez sur la destination qui vous intéresse et accédez au service de sa représentation diplomatique en France pour faire votre demande de visa vacances travail. En face de chaque destination, vous trouvez également le nombre de places à pourvoir pour l'année en cours.
Argentine : 700 places
Australie : pas de contingent de places
Brésil : 500 places
Canada
 : 6.750 places
Chili
 : 300 places
Colombie : 300 places
Corée du sud : 2.000 places
Hong Kong : 500 places
Japon : 1500 places
Mexique : 300 places.
Nouvelle-Zélande
 : pas de contingent de places
Russie
 : 500 places
Taïwan : 500 places
Uruguay : non communiqué.
Source : ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.