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Étudier à l’étranger : les études de langues

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Beaucoup d’établissements affichent leur désir de s’ouvrir à l’international, pourtant certains n’ont pas encore dépassé le stade des bonnes intentions. Le point sur les différents cursus, avec des extraits du livre "Partir étudier à l’étranger", de Sophie Collet, publié aux éditions l’Etudiant.

Partir à l’étranger quand on étudie les langues paraît tomber sous le sens. Pourtant, à la fac, la majorité des étudiants en langues ne se rend pas sur le terrain dans le cadre d’un accord d’échanges, contrairement à ce qui se passe pour les étudiants des écoles de traduction. Alors comment faire pour aller pratiquer une langue apprise sur les bancs de l’école ?


Erasmus et doubles diplômes, assez peu répandus en fac de langues

Camille, étudiante en LEA (langues étrangères appliquées) anglais-espagnol à Chambéry, a dû se battre pour partir en échange Erasmus à Madrid. "Pourtant, l’administration nous avait garanti qu’en tant qu’étudiants en langues nous aurions la priorité, déplore-t-elle. En fait, nous n’avons été que 3 élèves sur une promo de 70 à pouvoir effectivement partir."

Un an après, Camille ne regrette pas. Pour acquérir un accent correct et une connaissance approfondie de la culture, rien n’aurait pu remplacer son séjour. Mais elle reste critique à l’égard de l’accompagnement qu’elle a (peu) reçu : "J’ai vraiment eu l’impression de devoir tout gérer toute seule, l’échange était très mal organisé", se souvient-elle. Pour le moment, les facs de langues restent paradoxalement encore en retrait du mouvement d’internationalisation des études.


Les postes d’assistants de français à l’étranger pour les futurs profs

Vous étudiez les langues, vous vous destinez à être enseignant et vous avez du mal à obtenir une place en échange universitaire : sachez que d’autres options existent. Première possibilité, les postes d’assistants de français à l’étranger. Gérés par le programme européen Comenius ou par le CIEP (Centre international d’études pédagogiques), ils permettent à des étudiants en langues (mais parfois à ceux d’autres disciplines) de partir à l’étranger pour seconder sur place des professeurs de français. Point non négligeable, les assistants reçoivent aussi un petit pécule afin de couvrir leurs frais (voyage et autres frais). 2.500 places sont à pourvoir chaque année. Renseignez-vous !


Le bon filon : les stages FLE du ministère des Affaires étrangères


Autre programme relativement peu connu mais très avantageux : les stages du ministère des Affaires étrangères spécial FLE (français langue étrangère). Chaque année, entre 150 et 200 stagiaires partent sur les 5 continents. Les structures qui font appel à ces jeunes sont de nature variée : établissements scolaires et universitaires, mais aussi écoles de langues, Alliance française, etc.
Une fois sur place, vous êtes rémunéré en fonction du niveau de vie du pays d’accueil et vous n’êtes pas isolé : vous dépendez de l’ambassade de France. Anne, 30 ans, est partie à Bombay pour être tutrice de français dans une université scientifique. "Une vraie découverte ! s’exclame-t-elle. En plus, la formule laisse place à l’initiative personnelle. J’ai ainsi pu mettre en place des projets avec l’Alliance française, alors que ça n’était pas prévu au départ."

Pour aller plus loin : Étudier à l’étranger : partir avec Erasmus+, comment ça marche / Étudier en Europe : ils ont vécu l’aventure Erasmus / Étudier à l’étranger : quelles sont les autres solutions qu’Erasmus ? (International) / Scolarité à l’étranger : comment gérer son retour en France

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