Travailler à l’étranger : quelles autorisations de travail ?

Par Expat.com, partenaire de l'Etudiant, publié le 13 Decembre 2021
7 min

Faire ses études à l’étranger a un coût très élevé. Une partie des candidats ne peut envisager d’amortir ce coût sans travailler pendant leur séjour dans le pays d’accueil, cependant, est-ce bien légal ?

Vivre dans un pays autre que celui dont on est originaire est très différent d’un voyage, même long, cela nécessite des démarches et des autorisations à demander, notamment dans certains cas pour pouvoir exercer un métier. Même si vous ne visez « qu’un job étudiant » ou un mi-temps, dès lors que vous êtes sur un territoire étranger, des recherches d’imposent. Être autorisé à étudier dans un pays et être autorisé à y travailler sont deux choses bien distinctes.

Aussi, chaque pays a ses propres lois, plus encore, les démarches à effectuer ne sont pas toujours les mêmes en fonction de notre pays d’origine et cela peut varier d’un étudiant à l’autre.

Travailler à l’étranger : Les différences entre pays d’accueils.

1. Les pays qui ne requièrent aucune démarche

La règle n’est pas universelle mais si vous êtes ressortissant européen, poursuivant vos études dans un autre pays européen, vous aurez les mêmes droits que les ressortissants de votre pays d'accueil pour ce qui est de travailler pendant vos études. L’Union Européenne facilite grandement les démarches des étudiants puisqu’il n’y a pas de demande spécifique à faire ou de permis de travail à obtenir dans ce cas, et ce, quand bien même vous travailleriez à temps plein.

2. Les pays qui offrent le permis de travail avec le permis d’étude

Il existe une catégorie de pays qui, s’ils nécessitent un permis d’étude pour que vous puissiez résider sur place et y suivre des études, offre automatiquement ou presque la possibilité aux étudiants étrangers de travailler sans avoir besoin de demander un permis de travail spécifique.

Ainsi, depuis presque 10 ans, les étudiants étrangers en Chine peuvent travailler, tout comme les étudiants en mobilité internationale habitant en Australie et en Afrique du Sud peuvent travailler jusqu’à 20 heures pendant leurs périodes de cours.

Aux États-Unis, les étudiants internationaux sont généralement autorisés à travailler légalement s’ils sont détenteurs d’un visa dit F-1. Cependant cette autorisation peut être limitée à un travail sur campus pendant la première année d’étude. Une telle restriction est de taille puisque les emplois sur campus sont difficiles à décrocher et limités en nombre.

Attention, savoir que vous êtes autorisé à travailler en tant qu’étudiant ne vous dispense aucunement de recherches approfondies sur les conditions d’accès au travail. Une autorisation de travail peut vous être accordée certes, mais elle peut être conditionnée et il vous appartient personnellement de remplir les conditions légales.

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3. Les pays qui nécessitent de demander un permis de travail séparément

Certains pays réglementent plus sévèrement l’accès à leur marché du travail pour les étudiants étrangers. Les démarches à effectuer sont alors plus ou moins lourdes en fonction des pays et peuvent changer d’une année à l’autre, il est de votre responsabilité de vous renseigner en amont de votre arrivée dans le pays d’accueil car un permis de travail ne vous est pas dû si vous ne remplissez pas les critères légaux.

Les pays nécessitants de plus amples recherches sont trop nombreux pour être listés ici mais on peut citer à titre d’exemple :

Le Canada : Votre autorisation de travailler dépend grandement de votre situation d’étudiant, du type d’inscription universitaire que vous avez, de votre milieu d’étude et de l’employeur que vous visez. Il sera important d’étudier votre cas avec attention afin de rester dans la légalité. Néanmoins sachez que le travail sur campus est plus largement autorisé que le travail hors campus. Dans certains cas, il vous sera possible de faire une demande de permis de travail auprès de l’immigration.

La Corée du Sud : Le visa étudiant n’ouvre pas automatiquement la possibilité de travailler pour les étudiants étrangers. En effet, le permis de travail est assorti d’une condition de temps (les visas étudiants courts n’ont pas le droit de travailler alors que les étudiants restant plus longtemps en Corée peuvent se voir accorder cette autorisation) et peuvent être soumis à l’autorisation de votre établissement d’accueil ou encore à des restrictions de domaine d’emploi. Il n’est pas impossible qu’un étudiant étranger puisse travailler mais le permis de travail n’est certainement pas acquis.

Les règles de l’immigration ne sont pas négociables. Si vous ne rentrez pas dans les critères de l’autorisation de travail alors il vous faudra renoncer au projet du travail étudiant sous peine de complications légales.

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Travailler a l’étranger : Les démarches pour demander l’autorisation de travailler dans votre pays d’accueil

Demander une autorisation ou un permis de travail en tant qu’étudiant étranger peut être déconcertant, il s’agit là de démarches dont on a rarement l’habitude au cours de ses études.

Le maitre mot, comme pour chaque étape en matière d’expatriation, est l’anticipation. Il n’existe pas de règle universelle que vous pourriez appliquer à tous les pays. Ainsi, dès la réception de votre acceptation dans un établissement étranger, et même en amont si votre départ est conditionné à une rentrée d’argent pendant vos études, vous devez faire vos recherches.

Vos interlocuteurs privilégiés seront votre établissement d’origine pour qui vous ne serez certainement pas le premier étudiant qui souhaite travailler pendant ses études et l’ambassade de votre pays d’accueil sur le territoire de votre pays d’origine. En effet, c’est auprès de l’ambassade que vous ferez vos premières démarches pour partir et ils seront les plus à même pour vous renseigner. Il est possible que les démarches pour l’autorisation de travail ne puissent être entamées qu’une fois dans votre pays d’accueil mais vous ne perdrez rien à partir préparé et pourquoi pas avec les documents nécessaires déjà en poche. Il est possible qu’on vous demande des extraits de casiers judiciaires, notamment, que vous pouvez récupérer avant votre départ pour faciliter la création de votre dossier administratif !

Travailler alors que vous êtes dans l’illégalité peut, sans surprise, vous attirer de très gros ennuis allant d’amandes à l’expulsion du pays en passant par des peines d’emprisonnement. Veillez à bien respecter les règles de votre pays d’accueil pour vous assurer un échange réussi.

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