1. Jeunes en situation de handicap : osez les études supérieures !
Témoignage

Jeunes en situation de handicap : osez les études supérieures !

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Le handicap ne doit pas vous empêcher de suivre des études supérieures. // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
Le handicap ne doit pas vous empêcher de suivre des études supérieures. // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant

Amandine, Indira ou encore Thibaud sont des jeunes en situation de handicap et étudiants. Défiant toutes statistiques (80 % des personnes handicapées ont un niveau inférieur au bac), ils se battent pour réaliser chacun un projet. Durant leur parcours scolaire puis universitaire, ils ont eu recours à des dispositifs d’aides et des aménagements pour leurs études. Présentation des pistes à suivre et témoignages.

S'engager dans des études supérieures ? Un doux rêve pour beaucoup de jeunes en situation de handicap. Au-delà des difficultés matérielles, la plupart se refusent à poursuivre de longues études par peur de ne pas y arriver. Plus de 80 % des personnes handicapées ont un niveau inférieur au bac.

Pourtant, le handicap n'est pas une situation exceptionnelle : 1 Français sur 4 âgés de 15 à 64 ans est “en situation de handicap”. 2 millions, soit 5 % de la population, ont une reconnaissance administrative du handicap. Hélas, leur taux de chômage reste élevé : 20 %, soit le double de la population globale.

La loi de 2005 sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a quelque peu amélioré le quotidien des jeunes en situation de handicap à l'école et à l'université. Ainsi, le nombre d'étudiants handicapés a doublé ces 5 dernières années. Dès le secondaire, des associations se mobilisent pour faciliter la poursuite d'études et favoriser l'insertion professionnelle. Les missions handicap des universités et des écoles accompagnent les jeunes dans leurs études et mettent en place les aides et aménagements adaptés. Tour d'horizon des dispositifs.

Au sommaire


Handicap au collège ou au lycée : prenez confiance en vous

Entreprendre de longues études quand on est en situation de handicap, c'est possible ! Mais il faut se battre et se prendre en main dès le collège ou le lycée.
fleche-rouge Ce qui est proposé dès le secondaire pour vous accompagner.

Handicap au lycée : ciblez les établissements supérieurs “handi-accueillants”

Qui dit étudiant dans le supérieur, dit plus d'autonomie. Mais là encore, vous ne serez pas lâché dans le grand bain. Dans le supérieur, des dispositifs d'accueil sont mis en place pour les étudiants en situation de handicap. Certains sont même spécialement “handi-accueillants”.
fleche-rouge Des pistes pour identifier et contacter les dispositifs d'accueil dès la terminale.

Étudiant et handicapé : profitez des aides et aménagements

Environ 15.000 jeunes en situation de handicap suivent en 2013-2014 des études supérieures. Leur nombre a doublé en 5 ans. C'est bien mais pas encore assez : seulement 20 % des bacheliers en situation de handicap poursuivent un cursus post-bac.
fleche-rouge Les aides et les aménagements possibles sont nombreux. Profitez-en !

Le témoignage de Jason, étudiant en BTS comptabilité

Après un bac pro comptabilité, Jason se dirige en BTS (brevet de technicien supérieur) dans un lycée EREA (établissement régional d'enseignement adapté). Atteint d'une myopathie, il circule en fauteuil roulant depuis la classe de sixième, mais a suivi toute sa scolarité en milieu ordinaire, accompagné par une AVS (assistante de vie scolaire).
fleche-rouge “Il faut oser défier le monde de l’école”

Le témoignage de Bilal, en 2e année de DCG

Après un bac S, Bilal s'inscrit en DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), pour devenir expert-comptable. Le DCG est enseigné en lycée. Pour lui, la transition entre lycée et enseignement supérieur s'est donc opérée en douceur.
fleche-rouge “Tentez le coup malgré le handicap : si vous ne réussissez pas, vous pouvez vous réorienter”

Le témoignage d'Amandine, en L3 de lettres modernes

Amandine, atteinte de la maladie de Little (une infirmité motrice cérébrale qui l'oblige à circuler en fauteuil roulant) a toujours su ce qu'elle voulait faire : professeur de français. Aujourd'hui en L3 (3e année de licence) de lettres modernes à l'université de Cergy-Pontoise, elle vise le master et le CAPES (certificat d'aptitude au professorat du second degré).
fleche-rouge “Il faut se battre pour obtenir ce qu’on veut, quitte à crier bien fort”

Le témoignage deThibaud, étudiant à l’EM Strasbourg

En 3e année parcours grande école à l'EM Strasbourg Business School (l'équivalent du M2), Thibaud suit un programme d'échange Erasmus en Allemagne. Très impliqué dans le domaine associatif – il est membre de l'APF (Association des paralysés de France) et de la FEDEEH –, il pratique aussi la natation handisport.
fleche-rouge “J’ai toujours essayé de prendre mon handicap comme une chance”

Le témoignage d'Indira, en licence pro pharmaco-vigilance

Titulaire d'un bac STL (sciences et technologies de laboratoire) et d'un BTS (brevet de technicien supérieur) bio-analyses et contrôles, Indira suit une licence pro par apprentissage dans la société Galderma. Elle passe quatre semaines en entreprise et quatre semaines au lycée Pierre-Gilles de Gennes et à l'UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie).
fleche-rouge “J’ai dû me battre pour ne pas être envoyée en lycée professionnel”

Sommaire du dossier
Handicap au collège ou au lycée : prenez confiance en vous Handicap au lycée : ciblez les établissements supérieurs “handi-accueillants” Étudiant et handicap : profitez des aides et aménagements Jason, étudiant en BTS comptabilité : “Il faut oser défier le monde de l’école” Bilal, en 2e année de DCG : “Tentez le coup malgré le handicap : si vous ne réussissez pas, vous pouvez vous réorienter” Amandine, en L3 de lettres modernes : “Il faut se battre pour obtenir ce qu’on veut, quitte à crier bien fort” Thibaud, étudiant à l’EM Strasbourg : “J’ai toujours essayé de prendre mon handicap comme une chance” Indira, en licence pro pharmaco-vigilance : “J’ai dû me battre pour ne pas être envoyée en lycée professionnel”