Les qualités indispensables d’un bon créatif 4.0

publié le 20 Decembre 2019
6 min

Alors que les métiers d’aujourd’hui ne seront plus les mêmes dans cinq ou 10 ans, l’école e-artsup entend transmettre à ses étudiants les compétences fondamentales qui leur permettront de s’adapter aux exigences futures du marché. Explications avec Nicolas Becqueret, Directeur d’e-artsup.

« L’employabilité des étudiants est primordiale »

« Tenir la promesse de l’emploi », tel est le leitmotiv de Nicolas Becqueret et ses équipes. Et le pari est plus que réussi avec 99 % d’anciens étudiants en poste sur le marché de la création. Pour ce faire, e-artsup s’emploie à être toujours en phase avec l’évolution du métier. « Le fait d’être présents dans huit villes et de bénéficier des retours d’expérience de nos 350 professeurs (toujours en activité par ailleurs) nous permet d’être à l’affût des tendances ; tout comme nos partenariats avec de grandes écoles de commerce, d’ingénierie ou encore d’informatique », souligne notre interlocuteur. Ainsi, l’ambition affichée d’e-artsup est d’offrir aux étudiants les outils nécessaires pour s’adapter au monde de demain grâce à l’acquisition de compétences indispensables : «  En formant nos étudiants à toutes les dimensions exposées ci-dessous, nous les rendons autonomes, sûrs d’eux, capables de convaincre, mais aussi de rassurer et d’embarquer une équipe avec eux. »

Les 3 soft skills indispensables d’un créatif aujourd’hui

1. La capacité à travailler en équipe. « Autrefois, le talent individuel était recherché avec la présentation d’un portfolio personnel. Désormais, on mesure plutôt la capacité à faire naître un projet viable en collaboration avec d’autres corps de métiers (ingénieur, Web designer, business développeur, etc.) », explique notre interlocuteur.

2. L’empathie. Celle-ci est à la fois nécessaire pour travailler main dans la main avec d’autres professionnels qui n’ont pas les mêmes besoins, mais aussi pour se mettre dans la peau de l’utilisateur final et la manière dont celui-ci va recevoir la création.

3. L’optimisme et l’agilité, autrement dit la capacité à se remettre en question et à ne pas rester campé sur sa position.

Les 5 hard skills incontournables

1. La maîtrise graphique et esthétique du dessin, de la couleur, perspective, typologie ou encore des logiciels qui sont les compétences traditionnelles requises à l’issue d’une école de création ou d’art appliqué.

2. La maîtrise de la narration et des effets de sens. Qu’il s’agisse d’un site Internet, d’une application mobile ou d’une affiche publicitaire, chaque individu va interpréter de manière différente une création en fonction de sa sensibilité. De plus, avec l’avènement du mobile, le destinataire peut consulter des contenus dans des contextes très variés (dans son lit, dans le métro, etc.). «  Cela demande au créatif d’adopter une réflexion mouvante en se questionnant sur l’état d’esprit et la disponibilité de la personne à laquelle il raconte son histoire. C’est à lui de créer une cohérence entre une photo Instagram, une brochure ou une affiche pour une même campagne », affirme le Directeur d’e-artsup.

3. L’UX design qui s’inscrit dans le domaine de la recherche avec un travail d’enquête sur les goûts du public, ses pratiques, ses représentations et ses besoins afin de lui offrir la meilleure expérience possible. «  Par la création, nous devons résoudre des problèmes rencontrés par les utilisateurs au quotidien en rendant le rapport au support le plus agréable possible », explique-t-il.

4. L’aspect business qui permet d’inscrire une production dans la réalité d’un marché économique. «  Nous invitons rapidement les étudiants à intégrer cette variable fondamentale en se demandant tout simplement qui va payer pour leur production », poursuit Nicolas Becqueret.

5. La Responsabilité sociétale et environnementale (RSE) qui concerne tout autant le choix du produit sur lequel le créatif va communiquer (de l’alcool, une voiture…), que les procédés de production. «  Nous responsabilisons les étudiants sur la question de l’utilisation des ressources : comment créer sans détruire. Par exemple, des signalétiques douces plutôt que des écrans puissants qui ont un bilan carbone désastreux  », illustre Nicolas Becqueret.

Toutes les compétences énumérées précédemment font partie du socle commun que chaque étudiant doit maîtriser à la fin de son cursus. Toutefois, une spécialisation est choisie dès la quatrième année :

1. La filière Design digital et Communication au profit de marques ou de services existants.

2. La filière Motion design, qui requiert une bonne maîtrise graphique de l’image animée, mais aussi des effets de narration.

3. La filière Game et narration interactive qui envisage la gamification dans des univers très variés, allant du jeu vidéo à un support pédagogique.

4. La filière Design digital et business en partenariat avec l’incubateur de HEC et Station F. Les étudiants travaillent avec des start-up prometteuses afin d’optimiser leur relation avec l’utilisateur (via l’UX design, notamment).

5. La filière Design 4.0 en partenariat avec l’école d’ingénieurs ESME Sudria dans laquelle les étudiants travaillent main dans la main à l’élaboration de prototypes au sein de « fablabs ».

6. La filière Concept artist qui consiste à créer les univers de films ou de jeux vidéo avant que ceux-ci ne soient en production. Ce métier exige une grande maîtrise du dessin technique et une excellente culture visuelle.

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