Ce qui change à partir de 2022 pour les étudiants en premier cycle de médecine

Par Pauline Bluteau, publié le 12 Janvier 2022
5 min

Apprentissage des soins d'urgence, prévention des risques psycho-sociaux, limitation des redoublements… Les étudiants en premier cycle de médecine sont les premiers concernés par toutes ces nouveautés qui s'appliquent dès cette année.

Fin décembre, plusieurs nouveautés ont pointé leur nez pour les étudiants en premier cycle. Sont concernés les étudiants préparant un diplôme de formation générale en sciences médicales (DFGSM), soit ceux qui sont actuellement en première année (en PASS ou en L.AS) mais aussi ceux qui sont en deuxième et troisième années d'études de médecine. Récap' des changements appliqués dès cette année.

De nouveaux apprentissages ajoutés au premier cycle de médecine

Dès janvier 2022, la formation va être complétée par plusieurs enseignements. En plus d'un stage d'initiation aux soins infirmiers pendant quatre semaines que les étudiants réalisent souvent pendant l'été de la première à la deuxième année, les futurs médecins seront formés aux gestes de premiers secours.

Jusqu'à présent, les étudiants en médecine y étaient "initiés" pendant leur premier cycle. L'arrêté du 21 décembre 2021 vient quant à lui donner des précisions : en fin de premier cycle, les étudiants devront obtenir une attestation de formations aux gestes et soins d'urgence de niveau 1, avant de poursuivre leur apprentissage vers le niveau 2 en deuxième cycle de médecine.

L'arrêté précise aussi qu'un "temps de formation dédié à la prévention et au repérage des situations à risques psycho-sociaux dans l'environnement étudiant et professionnel" doit être institué au cours des trois premières années d'études de médecine.

En conséquence, ces apprentissages viennent légèrement limiter le nombre d'unités d'enseignements (UE) libres. En effet, en deuxième et troisième années d'études de médecine, les étudiants peuvent choisir, comme ils le souhaitent, plusieurs cours parmi une liste fixée par leur université. Si ces UE pouvaient représenter 10 à 20% des enseignements en deuxième cycle, désormais, le tronc commun est renforcé. Les UE libres n'excéderont pas 10% de la formation.

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Limiter le redoublement de la première à la troisième année de médecine

De nouvelles dispositions sont également venues encadrer le redoublement en premier cycle de médecine. Chaque université fixe ses propres modalités de contrôle des connaissances, des modalités qui doivent d'ailleurs être présentées aux étudiants avant le passage des examens. Parmi ces modalités, l'arrêté indique que les universités peuvent ajouter des dispositions "qui limitent le nombre de redoublements".

Aussi, le redoublement pourra toujours être proposé aux étudiants en "se fondant notamment sur des considérations pédagogiques telles que l'insuffisance des résultats, les absences non justifiées, ou en fixant un nombre minimum d'unités d'enseignement à valider". Mais les universités pourront fixer un seuil au-delà duquel il ne sera plus possible pour les étudiants qui ont redoublé plusieurs fois de passer en deuxième cycle d'études de médecine. Cette mesure est déjà appliquée par certaines universités pour l'obtention des licences.

Le redoublement supprimé en L.AS

Dernière précision qui concerne uniquement les étudiants en L.AS : comme en PASS, le redoublement en L.AS n'est plus possible. Après une L.AS 1, le redoublement s'effectue en licence classique. En effet, si après une première année de L.AS, l'étudiant n'a pas validé son année (et ne peut donc pas poursuivre vers une deuxième année de médecine ou une L.AS 2), le redoublement peut lui être proposé mais "sans possibilité de suivre ni de valider les ECTS [crédits européens, NDLR] relevant du domaine de la santé".

S'il obtient sa licence classique, l'étudiant pourra alors continuer vers une L.AS 2 où il devra valider sa mineure santé et sa licence avant d'intégrer une deuxième année d'études de santé. Dans tous les cas, les réorientations sont toujours possibles. Selon l'ANEMF (association nationale des étudiants en médecine), cette mesure vise à limiter "les échecs" en première année d'études de santé.

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