Crise sanitaire : une indemnité exceptionnelle versée aux étudiants infirmiers mobilisés

Par Pauline Bluteau, publié le 10 Novembre 2020
3 min

C’est "une première victoire" pour les étudiants en soins infirmiers : les deuxième et troisième années mobilisés pendant la crise sanitaire recevront une indemnité hebdomadaire cumulable avec leur indemnité de stage. Malgré cette bonne nouvelle, quelques interrogations subsistent.

Une première étape vient d'être franchie pour les étudiants en soins infirmiers… Comme le précise un arrêté du 6 novembre 2020, ils se verront attribuer une indemnité exceptionnelle en plus de leur indemnité de stage. Le montant s’élève à 98,50 euros par semaine en deuxième année et à 86,50 euros en troisième année.

Une indemnité exceptionnelle pendant l’état d’urgence sanitaire

Pendant toute la durée de l’état d’urgence sanitaire, soit jusqu’au 16 février 2021, les étudiants en soins infirmiers pourront donc bénéficier de cette indemnité. Elle sera versée par l’agence régionale de la santé (ARS) aux élèves de deuxième et troisième années uniquement.

Ce montant hebdomadaire s’ajoute à l’indemnité de stage qui s’élève à 38 et 50 euros selon le niveau des étudiants. Chaque semaine, les futurs praticiens mobilisés pendant leur stage pourront donc recevoir 136,50 euros.

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Un début de reconnaissance pour les étudiants en soins infirmiers

"C’est une première victoire parce qu’on souhaitait vraiment que les étudiants en soins infirmiers aient une reconnaissance", estime la FNESI (Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers). Lors de la première vague, au printemps dernier, aucune indemnité n’avait été attribuée. "On avait parfois réussi à négocier avec les régions mais les indemnités n'avaient alors pas été les mêmes pour tous les étudiants, cette fois c’est national donc c’est un bon début."

D’autant que quelques zones d’ombres subsistent : le cadre général de la mobilisation des étudiants en soins infirmiers reste vague, difficile de savoir qui seront les bénéficiaires de cette indemnité. "Aujourd’hui, les étudiants sont mobilisés sous différentes formes, avec différents contrats et conventions donc on ne sait pas exactement qui sont les étudiants visés par cet arrêté. On oublie aussi les première année qui sont parfois mobilisés comme ASH (agent des services hospitaliers) mais qui ne sont pourtant pas concernés." Une "victoire en demi-teinte" donc pour la FNESI.

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