Bacheliers S et études de médecine : bonnes notes et maturité

Par Thomas Fourquet, publié le 07 Mai 2013
4 min

Les études de médecine ne sont pas une sinécure, loin de là ! Pour les réussir, il vous faudra faire preuve d’une bonne dose de résistance. Nos conseils, extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

Disons-le tout net : il ne faut pas sous-estimer la difficulté des études de médecine. "Bien souvent, les élèves s'inscrivent quels que soient leurs résultats, parce que la médecine leur plaît, déplore Nadia Gomit, professeur de mathématiques en terminale S. Ils assimilent la fac de médecine à un cursus universitaire comme les autres."
Or la PACES représente un investissement très important, tant le rythme de travail est intense.

 
Quel niveau en sciences ?

 

Les statistiques montrent que les élèves ayant eu une mention au bac ont davantage de chances de réussir la première année : plus la mention est bonne, plus le taux de réussite est élevé. Les chances de succès, la première fois que vous passez le concours, vont en effet de moins de 10% avec une mention passable, à plus de 50% avec une mention très bien.

Cependant, "s'il est vrai que les élèves avec mention réussissent mieux, un de mes amis a brillamment passé son bac avec 17 de moyenne, et a échoué à sa première tentative ; un autre, qui avait eu son bac de justesse, a terminé l'année dans les 20 premiers de la faculté. Les cartes sont en grande partie redistribuées au cours de la première année", souligne Basile, étudiant en cinquième année à la faculté de médecine de Besançon. En effet, le programme de médecine n'est pas une simple prolongation des enseignements du lycée.

 
Un programme très chargé

 

"Il faut être capable de donner plus qu'au lycée, résume Thomas, qui a redoublé sa première année à Paris 5. Nous avons six matières majeures à travailler." Aux disciplines du lycée (maths, physique, chimie) s'ajoutent l'anatomie, l'histologie — l'étude des tissus —, la connaissance du médicament, les biostatistiques...

Il faut surtout apprendre à fond le fonctionnement du corps humain. La plupart des épreuves en première année de médecine sont des QCM (questionnaires à choix multiples) ; d'où une quantité très importante d'apprentissage par cœur qui peut en rebuter certains.

"Je n'arrivais pas à m'habituer à cela, confie Jeanne, en formation d'infirmière après une année de médecine. J'avais le sentiment qu'il s'agissait d'apprendre pour apprendre, alors que j'avais besoin de comprendre." "Il y a beaucoup à savoir ; il faut être régulier dans son travail", confirme Basile.

 
Maturité et autonomie

 

De fait, "la réussite dépend aussi de la maturité", souligne Basile. En effet, si le rythme de travail en PACES est proche de celui de la prépa, le niveau d'encadrement est celui de l'université.

"Personne ne vérifiera si vous apprenez les cours et faites les exercices", poursuit-il. Le volume horaire des cours n'est pas très important : "J'ai deux journées de cours complètes, et deux demi-journées", détaille Cynthia, en deuxième année à l'université Paris 6.

De plus, en fac de médecine comme dans les autres cursus, vous n'êtes pas obligé de suivre les cours magistraux. D'autant que les associations étudiantes assurent, dans chaque université, une distribution des notes prises lors des cours. "Nous avons beaucoup de ressources pour récupérer les cours, mais on est quand même plus concentré en amphi !", tempère Paul.

Enfin, la diffusion des cours en visioconférence sur Internet se développe. Vous pouvez ainsi les suivre à distance, en direct ou en différé. Ces aides sont bien sûr très utiles, mais elles vous responsabilisent également.
  

Que faire avec un bac SPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.


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