Comment réussir en première année de médecine

Par Mersiha Nezic, publié le 24 Septembre 2020
4 min

L’accès aux filières MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie) reste élitiste. En PASS ou en L.AS, quels sont les bons réflexes à adopter pour mettre toutes les chances de votre côté ?

Après avoir bien pesé le pour et le contre, vous vous engagez en PASS ou en L.AS, tel un boxeur entrant sur le ring. Malgré la suppression du numerus clausus, l’entrée en deuxième année des filières MMOPK reste très sélective. Comment vous organiser ? Sur quels soutiens compter pour réussir cette année ? Voici quelques conseils.

Un marathon qui exige assiduité et investissement

"Il ne faut pas s’imaginer qu’on va réussir si on ne s’investit pas à fond dès le début", avertit Patrice Diot, président de la Conférence nationale des doyens de facultés de médecine. Alors, pour ne pas vous laisser déborder, mettez-vous en route dès la rentrée. L’assiduité est fondamentale. Assister aux cours permet de glaner des informations a priori anodines, mais qui feront peut-être la différence le jour des examens et comme tout détail peut compter, n’essayez pas de résumer le cours, recopiez-le plutôt.

Faut-il enregistrer le professeur ? Ce n’est pas forcément une perte de temps. Car "cela dépend de vous et de votre type de mémoire. Certains apprennent mieux en entendant et en répétant ce qu’ils ont écouté, d’autres comprennent mieux en retranscrivant ce qu’ils ont compris du cours", estime Audrey Monnier, vice-présidente de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF).

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Le PASS et la L.AS sont à appréhender comme une course de fond. Il faut rester motivé toute l’année. "C’est un marathon : vous devez travailler suffisamment et constamment, mais aussi savoir faire une pause si vous sentez l’épuisement poindre", reprend Audrey Monnier. Il faudra vous ménager. "La gestion mentale de l’ensemble de l’année, c’est le plus dur, explique Pierre-Adrien Girard, étudiant en médecine de cinquième année à l’université de Poitiers (86). Il faut garder une bonne hygiène de vie : bien dormir, manger équilibré, continuer à faire du sport, s’accorder au moins une demi-journée ou un jour de repos par semaine."

Se faire accompagner par les tutorats et les prépas privées

Surtout, ne restez pas isolé et saisissez les opportunités de tutorat dès le début de l’année. Aide à l’apprentissage, conseils d’organisation, de méthodologie, appui dans les révisions, entraînement pour les examens dans les conditions du réel… Pratique incontournable, le tutorat vise aussi à offrir un soutien moral qui peut s’avérer vital. Un parrain pourra vous suivre et vous écouter. C’est un soutien à la portée de toutes les bourses. Il vous en coûtera en moyenne et par an 25,66 € dans les régions et 18,23 € en Île-de-France.

Il existe également des prépas privées, qui ne sont pas obligatoires, mais qui peuvent constituer un cadre rassurant. Les enseignements et entraînements réguliers (4 heures par semaine en moyenne), ainsi que les cours dispensés par des enseignants en petit comité (35 – 40 élèves) peuvent être utiles. Quelle que soit la solution pour laquelle vous optez : restez positif et accrochez-vous.

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