1. Études de santé : gros lifting pour les formations paramédicales
Décryptage

Études de santé : gros lifting pour les formations paramédicales

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Les masseurs-kinés sont eux aussi concernés par la réforme de la PACES // © Meyer/Tendance Floue pour l'Etudiant
Les masseurs-kinés sont eux aussi concernés par la réforme de la PACES // © Meyer/Tendance Floue pour l'Etudiant

Les études d’infirmier, masseur-kinésithérapeute, psychomotricien, ou encore orthophoniste vont subir une grosse opération. Parmi les principaux changements, une inscription via la plate-forme Parcoursup, une possible suppression des quotas annuels et la mise en place d’un premier cycle commun à plusieurs cursus.

Les formations paramédicales n’échappent pas à la volonté du gouvernement de rassembler les études de santé, tout en diversifiant le profil des étudiants. Comme pour les études médicales (médecine, pharmacie, dentaire et sage-femme), un premier cycle d’une durée de trois ans – probablement commun à plusieurs cursus – devrait voir le jour prochainement. Le choix d’orientation (audioprothésiste, par exemple) pourrait se faire à différents moments de ce premier cycle.

Un premier cycle commun

Le calendrier de cette réforme importante n’est pas encore définitivement fixé. Une seule certitude, toutes les formations paramédicales sans exception seront référencées sur Parcoursup en janvier 2020, et certaines d'entre elles le seront dès 2019. L'ensemble des études paramédicales suivront ainsi l’exemple des IFSI (instituts de formation en soins infirmiers), présents sur la plateforme d'orientation depuis cette année universitaire, et dont le concours est désormais remplacé par un dossier de candidature.

Lire aussi : Études d’infirmier : le concours en moins, Parcoursup en plus

Les quotas de places supprimés

Les futures modalités d’accès aux différentes formations paramédicales ne sont pas encore connues. Elles pourraient être communes à plusieurs cursus.

Les quotas annuels de masseurs-kinés, orthophonistes, psychomotriciens, orthoptistes et audioprothésistes pourraient également être supprimés pour de bon. Ces quotas (près de 31.000 places en soins infirmiers, contre 200 à 2.500 places pour les autres cursus) fixent aujourd’hui "le nombre d’étudiants à admettre en première année". Ils sont différents du numerus clausus, qui, lui, fixe le nombre maximum d’étudiants admis en deuxième année dans les filières médicales.

Des passerelles pour se réorienter

Le gouvernement promet de mettre en place plusieurs passerelles entre les formations médicales et paramédicales. Celles-ci remplaceront notamment la possibilité, aujourd’hui offertes aux formations paramédicales, de recruter via la PACES (première année commune aux études de santé), dont la disparition a été annoncée en 2020. Six formations sont concernées : celles de masseur-kinésithérapeute (plus de la moitié des étudiants sont issus de la PACES), technicien de laboratoire médical, manipulateur en électroradiologie médicale, ergothérapeute, pédicure-podologue et psychomotricien.