Hugo, étudiant en médecine : "Il faut des capacités d'adaptation et savoir réagir très vite"

Par Elodie Auffray, publié le 12 Juillet 2022
3 min

Actuellement en cinquième année de médecine, Hugo est passionné par le service des urgences. Mais avant de se spécialiser, il faut encore ingurgiter beaucoup de connaissances théoriques. Vivement l'internat !

Les études de médecine sont parmi les plus longues. En fonction des spécialités choisies, il faut compter 9 à 12 années d'études. C'est justement ce qu'ambitionne Hugo, 24 ans, étudiant en cinquième année de médecine à l'université de Dijon. S'il hésite encore entre plusieurs spécialités, le jeune externe sait qu'il n'en est qu'à la moitié de son cursus. Heureusement que les stages et bientôt l'internat sont là pour lui rappeler pourquoi il a choisi cette voie.

Lire aussi

De la théorie à la pratique médicale

"J'ai toujours eu envie de faire médecine. La première année (anciennement la PACES) a été très dure, il fallait rabâcher les cours jour et nuit. Les deux suivantes sont beaucoup plus sympas : la promo est constituée, le rythme est un peu moins soutenu, on peut plus profiter. Mais côté cours, ça reste théorique.

En quatrième et en cinquième années, c'est l'externat : le retour de la pression. On alterne sept semaines de cours, avec des partiels à la fin, et sept semaines de stage, avec de bons horaires. Le soir, on nous demande en plus de faire des présentations, des explications de cas… C'est là qu'on commence réellement à pratiquer, sous l'encadrement des internes.

On apprend la plupart des gestes sur le terrain : mon premier massage cardiaque, je l'ai fait sur un patient, pas sur un mannequin ! On s'occupe beaucoup des entrées de patients : on reprend leurs antécédents, on voit ce qui les amène. On fait l'examen clinique et parfois des gestes, comme des ponctions lombaires.

Lire aussi

Trouver sa voie pendant les stages

Ce sont des études longues et stressantes. Le plus compliqué, c'est d'avoir la rigueur de réviser tout le temps. D'ailleurs, j'en ai un peu marre des cours. Les stages, c'est là où je suis le plus à l'aise, même si les chefs ou les internes ne sont pas tous hyper sympas. Il faut des capacités d'adaptation poussées, savoir réagir très vite.

Depuis tout petit, je veux travailler aux urgences : j'aime le fait d'être utile à l'instant T, trouver ce que le patient A. En stage, j'ai aussi découvert la réanimation, c'était incroyable, tout comme la chirurgie maxillo-faciale, une grande révélation !"

Lire aussi

Articles les plus lus

Contenus supplémentaires

A la Une Médecine Santé

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !