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Portrait

En quatrième année, Chloé devient apprentie médecin

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Chloé, 20 ans, est étudiante en quatrième année à la fac Saint-Antoine, à Paris. Elle raconte le long mais passionnant chemin qui doit la mener à son but : devenir médecin de campagne.

En DCEM2 (deuxième année du deuxième cycle des études médicales), les étudiants sont appelés externes. Ils deviennent des apprentis médecins encore plus autonomes, encore plus impliqués dans le système de soins. "On est payé une centaine d’euros par mois pour notre travail à l’hôpital, le matin. Comme tout salarié, on dispose de cinq semaines de congés payés par an. Et grande nouveauté : on réalise des gardes de 12 ou de 24 heures aux urgences ou en réanimation. On apprend beaucoup lors de ces gardes, notamment sur les gestes médicaux. On est vraiment dedans, on voit passer de tout. Mais cela n’a rien à voir avec ce que l’on voit dans les séries télévisées. Et certains peuvent être déçus… Oui, on travaille dans l’urgence, mais on s’occupe plus de petits traumatismes (coupures à suturer, cheville foulée, etc.) que d’infarctus", révèle Chloé.
 

S’occuper du patient jusqu’au bout

 
Les étudiants passent encore leur après-midi à l’université. La formation mêle cours en amphi (60 %) et travaux dirigés (40 %), où ils étudient des cas cliniques. "Les matières fondamentales me gonflent ! J’ai envie de brûler les étapes... Les cours de pathologies sont plus intéressants car on apprend sur des cas concrets. Pour l’instant, aucun organe ne me plaît plus qu’un autre". Normalement, les élèves passent trois heures en stage et quatre heures en cours. "Mais si la visite ou l’opération n’est pas finie, on reste. Il s'agit alors d'heures supplémentaires non payées, mais on est là pour ça, pour apprendre", estime Chloé.
 

L’ECN en ligne de mire

 
Et quand la journée est terminée, il faut encore réviser. "C’est le cas tout au long de nos études, même après la première année. Nous avons beaucoup de connaissances à acquérir. Le soir, je devrais bûcher pour les partiels. J’essaie… ", avoue l’étudiante. La méthode de travail est donc très différente de celle du lycée. "Il faut se prendre en main, être autonome. Et cela peut se révéler un grand bien comme un grand mal. A la fac, personne ne vérifie si on a repassé nos leçons." Dès le DCME2, les externes commencent également à penser à l’ECN (examen classant national). Un autre concours à l’issue duquel ils pourront choisir leur spécialité et leur lieu de formation (voir l’article : Objectif : devenir médecin de campagne). "Cela nous met une certaine pression jusqu’à la fin du DCEM4", confie Chloé.

Pour aller plus loin : Médecine : ce qui vous attend pour l’internat, après la réforme / Choix des spécialités en médecine : qu’est-ce qui motive les étudiants ? / Classement des facs de médecine : lesquelles préparent le mieux aux ECN ?

Sommaire du dossier
Retour au dossier En deuxième année de médecine, Chloé entre dans le vif du sujet En troisième année de médecine, c’est hôpital tous les matins En quatrième année, Chloé devient apprentie médecin L’ambiance en fac de médecine : de la compétition à la solidarité Médecine : des études peu coûteuses, mais longues Contaminée par le virus de l’associatif Objectif : devenir médecin de campagne