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Portrait

En troisième année de médecine, c’est hôpital tous les matins

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Chloé, 20 ans, est étudiante en quatrième année à la fac Saint-Antoine, à Paris. Elle raconte le long mais passionnant chemin qui doit la mener à son but : devenir médecin de campagne.

A l’université Pierre-et-Marie-Curie, en DCEM1 (première année du deuxième cycle des études médicales) – autrement dit la troisième année – les étudiants passent leur matinée à l’hôpital, où ils effectuent trois stages (cardiologie-pneumologie, neurologie et une spécialité au choix) d’un trimestre. "On sent alors que l’on fait partie du système de soins. On réalise des examens cliniques et certains gestes comme la ponction lombaire, les gaz du sang, etc. seul même si on agit toujours sous surveillance. Au début, avec les patients, on est un peu dans nos petits souliers. On oublie de poser des questions. Beaucoup acceptent que l’on s’occupe d’eux, d’autres sont plus réticents…", témoigne Chloé. Mais les étudiants peuvent également tomber sur un stage moins intéressant, où on les cantonne au rangement de dossiers… "Moi, j’ai eu la chance de voir beaucoup de choses lors de mes stages de troisième année. C’est souvent le cas lorsque l’université nous envoie dans des hôpitaux en périphérie, où l’on dispose de plus de temps pour les élèves", indique l’étudiante.
 

Une blouse blanche pour toute séparation

 
A sa façon, la troisième année de médecine peut poser problème aux étudiants. "Certains abandonnent car ils ne supportent pas le contact avec les patients. Personnellement, j’ai trouvé cela moins dur que ce que l’on m’avait dit. Car on ne nous lâche pas dans l’hôpital sans préparation. On nous donne les bases théoriques sur le comportement à adopter. On nous explique que la blouse blanche instaure une relation spécifique entre nous et le patient. Quand on l’enlève, on doit tout laisser de côté. Après, il est évident que certains services sont plus difficiles que d’autres… En deuxième année, par exemple, j’ai effectué mon premier stage de sémiologie en hémato-oncologie pédiatrique, où l’on soigne les leucémies chez les enfants. Pas évident pour débuter…", témoigne Chloé, première de sa famille à se lancer dans la médecine.
 

Les dissections en option

 
En troisième année, l’après-midi reste consacré aux cours : toujours des matières fondamentales (sémiologie, physiologie, anatomie, génétique fondamentale, etc.) mais aussi des "modules", des cours de pathologie dédiés aux organes (maladies du cœur, du cerveau, des yeux, etc.). Trop nombreux, les étudiants n’ont pas tous accès aux dissections. "Ce qui faisait partie du folklore des études médicales est devenu une option. Personnellement, je ne ressens pas de manque. Nous avons aujourd’hui à notre disposition des images réalistes qui les remplacent très bien", assure Chloé.

Pour aller plus loin : Médecine : ce qui vous attend pour l’internat, après la réforme / Choix des spécialités en médecine : qu’est-ce qui motive les étudiants ? / Classement des facs de médecine : lesquelles préparent le mieux aux ECN ?

Sommaire du dossier
Retour au dossier En deuxième année de médecine, Chloé entre dans le vif du sujet En troisième année de médecine, c’est hôpital tous les matins En quatrième année, Chloé devient apprentie médecin L’ambiance en fac de médecine : de la compétition à la solidarité Médecine : des études peu coûteuses, mais longues Contaminée par le virus de l’associatif Objectif : devenir médecin de campagne