1. Pharmacie : de l’amphi aux officines
Décryptage

Pharmacie : de l’amphi aux officines

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Délivrance de médicaments dans une pharmacie de ville, industrie, laboratoires d'analyses… les débouchés sont variés. // © iStockphoto
Délivrance de médicaments dans une pharmacie de ville, industrie, laboratoires d'analyses… les débouchés sont variés. // © iStockphoto

Après la PACES, les étudiants pharmaciens s’engagent dans un cursus de quatre ans, puis choisissent leur spécialité : industrie, officine ou internat. C’est à cet "embranchement" que se dessinent les carrières.

Pour entreprendre des études de pharmacie, il faut passer par la PACES (première année commune aux études de santé). Au second semestre, des enseignements spécifiques à cette filière sont introduits. Outre la physique, les mathématiques et la biologie (cellulaire, moléculaire, physique), les étudiants approfondissent la chimie sous toutes ses formes (biochimie, chimie générale, chimie organique…). La botanique est aussi une discipline majeure.

La pratique débute juste après le concours avec un stage, facultatif, de découverte. Attention, ce concours est très sélectif. Son taux de réussite est de 16 % (enquête l'Etudiant, juin 2017). Le numerus clausus, dans ce cadre, évolue peu (3.105 places en 2017).

Beaucoup de pratique en deuxième cycle

Les étudiants suivent ensuite quatre ans d'études correspondant aux premier et deuxième cycles. Biochimie, biologie végétale, chimie organique, galénique (préparation des médicaments pour les rendre administrables), physiologie, statistiques, etc. : le programme, varié, se présente sous forme de cours théoriques et d'enseignements dirigés.

À partir de la deuxième année, les travaux pratiques sont nombreux : extraction de composés, fabrication de poudres et de pommades… Trois stages (l'un obligatoire de six semaines ou de deux fois trois semaines en officine, les deux autres optionnels) sont programmés avant la fin de ce premier cycle.

Industrie, officine (cycle court) ou internat (cycle long) ?

La quatrième année permet de se préorienter vers l'une des trois voies professionnelles possibles : industrie, officine ou internat. Puis, la cinquième année, dite "AHU" (année hospitalo-universitaire), met l'accent sur la pratique. Les étudiants appliquent (pendant un an à mi-temps ou six mois à temps plein) leur savoir à l'hôpital. Les futurs spécialistes en industrie doivent, en plus, trouver un stage au cours de l'année.

En sixième année, les étudiants peuvent se diriger vers le cycle court (spécialité officine ou industrie) pour obtenir au bout d'un an leur DE (diplôme d'État) de docteur en pharmacie. Ils devront pour cela soutenir leur thèse et effectuer un stage de six mois à temps plein. Certains réalisent ce stage final à mi-temps et font un master en parallèle.

Les étudiants peuvent également opter pour le cycle long. Accessible sur concours, l'internat (d'une durée de quatre ans après la cinquième année) débouche à la fois sur le DE et sur un DES (diplôme d'études spécialisées) dans trois filières au choix : biologie médicale (option biologie médicale spécialisée ou option biologie médicale polyvalente), innovation pharmaceutique et recherche ou pharmacie (option pharmacie hospitalière pratique et recherche ou option pharmacie industrielle et biomédicale). La formation est alors rémunérée.

Quels débouchés ?

Les études de pharmacie conduisent à des métiers différents selon la filière choisie en quatrième année.

Ainsi, la filière industrie permet de poursuivre une carrière dans l'industrie agroalimentaire, cosmétique ou pharmaceutique. La filière officine débouche, quant à elle, sur un emploi… en officine, c'est-à-dire dans une pharmacie de ville.

De son côté, l'internat permet d'exercer ensuite dans le secteur privé (laboratoire d'analyses biologiques et médicales, industrie pharmaceutique) ou dans le secteur public (fonction hospitalière ou universitaire).

Travailler pendant ses études de pharmacie

À partir de la troisième année, et après avoir effectué leur premier stage obligatoire, les étudiants en pharmacie peuvent tra­vailler dans une officine et délivrer des médicaments sous le contrôle d'un pharmacien titulaire. Pour cela, ils sont rémunérés. Ils perçoivent une rétribution en fonction de leur pratique officinale : 9,94 € brut par heure s'ils ont moins de trois cent cinquante heures de pratique et 12,96 € au-delà. À l'issue de la cinquième année validée et des six mois de stage de pratique professionnelle, ils peuvent remplacer un titulaire et sont alors payés 2.162,21 € par mois.

Sommaire du dossier
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