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Décryptage

Sage-femme : un cursus en quatre ans

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Le terme “sage-femme” est utilisé aussi pour les hommes exerçant ce métier, comme Anthony Weber, installé en libéral dans la Creuse. // © Yohan Bonnet/Hans Lucas pour l'Etudiant
Le terme “sage-femme” est utilisé aussi pour les hommes exerçant ce métier, comme Anthony Weber, installé en libéral dans la Creuse. // © Yohan Bonnet/Hans Lucas pour l'Etudiant

Quatre ans d'études de maïeutique sont nécessaires, après la PACES, pour obtenir le diplôme d'État de sage-femme. Ce sésame est reconnu aujourd'hui au grade de master.

La formation de sage-femme est dispensée dans 35 écoles agréées par le ministère de la Santé et dépendant des CHU (centres hospitalo-universitaires). Certaines écoles sont intégrées à des universités (Lille, Lyon, Marseille…). La loi ESR (enseignement supérieur et recherche) devrait permettre de généraliser les intégrations.

D'ores et déjà, le DE (diplôme d'État) de sage-femme est reconnu au grade de master. Il sanctionne un cursus de quatre ans – en plus de la PACES (première année commune aux études de santé) –, divisé en deux cycles de deux ans chacun.

Un premier cycle plus théorique…

Le premier cycle mêle théorie, pratique et, dans une moindre mesure, clinique. Au programme : anatomie, anglais, droit, gynécologie, obstétrique, pédiatrie, pharmacologie, physiologie, santé publique, sciences humaines et sociales, etc.

Les temps de stage ont été réduits par rapport à l'ancien schéma des études. Les aspects cliniques sont davantage abordés sous forme de simulations, d'études de cas, de lectures critiques d'articles. Le DFGSMa (diplôme de formation générale en sciences maïeutiques), de niveau licence, sanctionne ce premier cycle.

… puis plus de stages

Le second cycle comprend plus de stages, dont l'un d'un semestre à temps plein en dernière année. Au tronc commun, s'ajoute une partie "individualisée" pour s'orienter vers la recherche, en apprendre davantage en maïeutique ou dans un autre domaine. En fin de second cycle, la future sage-femme présente un mémoire de fin d'études.

Une fois son DE en poche, elle peut travailler à l’hôpital public, dans des établissements privés, en PMI (protection maternelle et infantile) ou en libéral, soit seule soit en maison médicale.

Depuis août 2016, les compétences des sages-femmes ont été élargies en matière de vaccination, de prescription ou d'IVG (interruption volontaire de grossesse) médicamenteuse.

Travailler pendant ses études de sage-femme

Depuis le 1er février 2017, la rémunération annuelle des sages-femmes durant leurs stages s'élève à 1.555,22 € en troisième année et à 3.016,84 € en quatrième année.

Sommaire du dossier
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