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Décryptage

"PACES adaptée" : deux concours distincts, deux numerus clausus, une même année

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En 2018-2019, dans 4 facs de médecine, les primants et les doublants auront chacun leur propre concours. // © IESEG
En 2018-2019, dans 4 facs de médecine, les primants et les doublants auront chacun leur propre concours. // © IESEG

Afin de garantir l’égalité des chances entre les néo-entrants et les redoublants en PACES, chacune des quatre universités qui expérimentent le dispositif "PACES adaptée" dès la rentrée 2018 va mettre en place deux numerus clausus distincts.

"PACES adaptée" – initialement appelée "PACES one" – permet aux étudiants ayant échoué en PACES (première année commune aux études de santé) d’intégrer la deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et maïeutiques après une deuxième ou troisième année de licence (L2 ou L3). Le dispositif est expérimenté, pour une durée de quatre ans, par quatre universités (dont trois parisiennes) à partir de la rentrée 2018 : Paris-Descartes, Sorbonne université, Paris-Diderot, et Bretagne occidentale. D'autres établissements pourraient rejoindre le dispositif d'ici la fin de la période d'expérimentation, c'est-à-dire 2022.

Lire aussi : PACES : le redoublement en moins, un oral en plus

Deux concours différents la même année

Au cours de l’année universitaire 2018–2019, ces établissements vont devoir composer avec deux types de modalités d’accès différents. Les redoublants (appelés doublants) seront inscrits pour la seconde fois au concours de PACES "traditionnel" (par écrit). Les néo-entrants passeront quant à eux le concours PACES adaptée (écrit et oral de rattrapage). En cas d’échec, ces derniers pourront uniquement retenter leur chance après une licence (de biologie, par exemple).

Un super numerus clausus

Afin de garantir l’égalité des chances entre les primants et les doublants, chacune des quatre universités expérimentatrices a prévu de séparer et d’augmenter de manière significative son numerus clausus, habituellement constant et commun à tous les candidats.

A priori, le quota attribué aux doublants représentera environ 60 % du nombre habituel de places offertes en deuxième année. Celui des primants s’élèvera, quant à lui, à 70 %. Le nombre total d’étudiants admis dans l’une des quatre filières augmentera de l'ordre de 30 % par rapport aux années précédentes. Le numerus clausus définitif, par université, sera connu avant la fin de l’année civile 2018.