1. Restez motivés en PACES : mettez au point votre méthode de travail
Enquête

Restez motivés en PACES : mettez au point votre méthode de travail

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Pour réussir en PACES, il faut s'organiser et trouver la méthode de travail la plus adaptée. // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant
Pour réussir en PACES, il faut s'organiser et trouver la méthode de travail la plus adaptée. // © Marie-Pierre Dieterlé pour l'Etudiant

Le stress du concours ajouté à l’immensité des amphis et à la solitude peuvent vite vous sembler pesantes. Pour surmonter ces difficultés de la première année commune aux études de santé, n’oubliez pas les tutorats étudiants. Nos conseils pour vous guider.

Si vous vous êtes toujours imaginé vêtu d’une blouse blanche, au chevet des malades et en contact avec les derniers progrès de la médecine, alors vous n’aurez forcément plus qu’une idée en tête à votre arrivée à la faculté de santé : mettre toutes les chances de votre côté. De là à multiplier les sources d’information et se décourager, il y a cependant un pas à ne pas franchir.

Passer le cap du lycée et devenir autonome

"Face à un univers très différent du lycée où il faut être autonome, beaucoup d’étudiants sont tentés de s’inscrire à des cours privés, souvent très chers. Or, ils n’y trouveront pas de documents exclusifs, c’est une démarche qui vise plutôt à se rassurer. Et à force de jongler entre les cours des professeurs, les supports des prépas privés et des divers ouvrages de révision, le risque est de se disperser", pointe Sylvie Chevret, enseignante en PACES à l’université Paris-Diderot. Plutôt que de rechercher à chaque instant des compléments de cours, peut-être vaut-il mieux d’abord remettre à plat son organisation. "Quelle est ma manière d’apprendre ? À quel moment de la journée ai-je le plus de facilités à mémoriser de nouvelles notions ? De quel environnement ai-je besoin pour me concentrer ?"

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Autant de questions à se poser en amont pour tirer le meilleur parti possible des enseignements obligatoires, selon Aurore Trameçon, vice-présidente de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France) : "La base est de bien connaître sa méthode de travail. Ensuite, on peut se rapprocher des tutorats organisés dans les facs."

Suivre des tutorats à la fac, un soutien pratique

Gérés par des associations étudiantes et supervisés par des enseignants, ces dispositifs incluent des séances en petits groupes, des entraînements réguliers sous forme de QCM (questionnaires à choix multiples) ou de colles, des parrainages avec des élèves de deuxième année ou la distribution de fiches et autres polycopiés. De quoi s’appuyer sur des repères de révision, mais aussi sortir de l’anonymat des amphis, "où l’on ne doit pas forcément croire tout ce que dit son voisin", compétition oblige, comme le rappelle Sylvie Chevret.

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Une assistance psychologique

"Ces tutorats apportent aussi un soutien psychologique utile", juge l’enseignante, qui regrette que les étudiants ne s’adressent pas plus à leurs professeurs : "Ils étaient beaucoup plus nombreux auparavant à nous solliciter en fin de cours, et nous sommes encore disponibles pour répondre à leurs questions." Une aide à saisir, que l’étudiant soit proche du numerus clausus ou admis de justesse lors des épreuves du premier semestre. "Même si les chances de réussite sont minces pour l’année en cours, il est possible déjà d’accumuler un maximum d’acquis en vue d’un redoublement, note Aurore Trameçon. Un état d’esprit positif à allier à une bonne information sur les débouchés et les passerelles de la PACES.

Ce qu’il faut retenir :

– Ne vous dispersez pas.
– Accumulez un maximum de connaissances.
– N’hésitez pas à poser des questions aux professeurs.
– Fixez-vous des méthodes de travail claires.
– Allez de l’avant.