En cas d'échec en L1 santé (PACES, ex-PCEM1), quelles sont les autres formations médicales et paramédicales ?

publié le 21 May 2007
5 min

Est-ce risqué d’aller en médecine sans bac S ? En quoi consiste le concours de PAES ? En cas d’échec, quelles possibilités ? En choisissant pharmacie, sage-femme ou odontologie, quels sont les débouchés ? Pour quelque 40 questions posées par des jeunes et leurs parents sur les salons de l’Etudiant, l’auteure de "Réussir ses études santé" (éditions l’Etudiant) apporte ses réponses expertes. Extraits.

Les médecins, pharmaciens, dentistes et sages-femmes ne sont pas les seuls professionnels de la santé. Si vous n’avez aucun doute sur votre vocation de soins, vous trouverez à vous réorienter vers d’autres métiers.

Les métiers de soins

"J’ai fini PCEM1 60e… en partant par la fin ! J’étais classée 622e sur 681 candidats. Le numerus clausus était de 104 !", s’amuse Clotilde, qui vient de terminer ses études d’infirmière à l’université Lyon-I. "Je n’ai pas beaucoup travaillé et je sortais tout le temps. À l’époque, je rêvais de devenir pédiatre ou psychiatre. Aujourd’hui je n’ai pas de regrets."

Le métier d’infirmier est souvent celui que choisissent les déçus de PCEM1. Les besoins sont forts et ce métier ne connaît pas la crise. Soins au patient, surveillance des équipements, gestion des stocks de médicaments et des dossiers médicaux… le travail est varié. Au bout de 3 ans d’études dans un IFSI (institut de formation en soins infirmiers), vous obtiendrez un diplôme d’État qui vous permettra d’exercer. Une fois diplômé, vous pourrez envisager une spécialisation d’un an pour devenir infirmière puéricultrice. Le métier de pédicure-podologue est également envisageable, il se prépare en 3 ans dans une dizaine d’écoles.

Les métiers de la rééducation

Les écoles de kinésithérapie sont accessibles soit après la 1ère année de médecine, soit après le bac. Sur les 39 IFMK (institut de formation de masso-kinésithérapie), 16 recrutent sans L1 (licence 1) mais sur concours national avec des épreuves en physique, chimie et biologie, basées sur le programme de terminale S mention SVT. Une fois admis, vous suivez 3 ans d’études avant de pouvoir exercer. Même chose pour les écoles qui préparent au diplôme d’État d’ergothérapeute. Sur les 8 établissements qui préparent au diplôme, seules les universités de Bordeaux, Lyon et Nancy exigent la L1 pour permettre d’accéder à ces formations qui ont un nombre limité de places.

Les métiers de l’appareillage médical

Ici des compétences très techniques sont demandées. Le plus souvent il s’agit de créer des appareils externes sur mesure, avec parfois prise d’empreinte ou moulage. Les domaines d’application sont variés : l’audioprothésiste s’occupe des oreilles et de l’ouïe (formation à l’université en 3 ans après le bac) alors que l’orthoprothésiste (DT – diplôme de technicien – prothésiste-orthésiste) met au point des appareils dans le cas de l’amputation totale ou partielle d’un membre, d’une déficience ostéoarticulaire, musculaire ou neurologique.

Pour les pieds, c’est le podo-orthésiste qui entre en piste (BTS en 2 ans en alternance après le bac), et pour les dents le prothésiste dentaire (la formation commence au brevet professionnel jusqu’au brevet technique professionnel supérieur). Moins connu, le diplôme d’université d’épithésiste forme de son côté des professionnels qui procèdent à l’appareillage par prothèse externe faciale sur mesure d’une personne malade ou handicapée.

Les métiers de l’assistance technique

Fortement demandés, les manipulateurs en électroradiologie ne connaissent pas la crise. C’est eux qui vous positionnent pour passer des radios ou des IRM (imagerie par résonance magnétique). Ils doivent le faire de manière précise pour que le cliché permette au médecin de faire le bon diagnostic. Deux voies de formation, en 3 ans toutes les 2, sont possibles. Soit vous passez un DTS (diplôme technique supérieur) imagerie médicale et radiologie thérapeutique, qui se prépare en lycée, soit vous optez pour un diplôme d’État de manipulateur en électroradiologie, accessible dans certaines universités après la 1ère année santé ou par concours après une L1 scientifique.

Pour devenir sage-femme, doit-on obligatoirement passer par un bac S ?

On compte, en France, près d’une quarantaine d’écoles de sages-femmes agréées par le ministère de la Santé. Ces écoles, qui dépendent des facultés de médecine, recrutent exclusivement après la 1ère année santé. La quasi-totalité des étudiants qui réussissent le concours de 1ère année venant de la filière S, il est fortement conseillé aux futures sages-femmes d’avoir ce bac en poche.


Si vous envisagez une réorientation, renseignez-vous auprès de votre université et de son SCUIO (service commun universitaire d'information, d'orientation et d'aide à l'insertion) pour connaître les passerelles et les modalités d’accès aux différentes formations.

Réussir ses études de santéPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Réussir ses études de santé", par Ludivine Coste.

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