Etudes de santé à l'étranger : comment financer son séjour ?

publié le 21 May 2007
3 min

Est-ce risqué d’aller en médecine sans bac S ? En quoi consiste le concours de PAES ? En cas d’échec, quelles possibilités ? En choisissant pharmacie, sage-femme ou odontologie, quels sont les débouchés ? Pour quelque 40 questions posées par des jeunes et leurs parents sur les salons de l’Etudiant, l’auteure de "Réussir ses études santé" (éditions l’Etudiant) apporte ses réponses expertes. Extraits.

Comment vivre une fois sur place ? Pour le logement, vous aurez certainement la possibilité de trouver une chambre via l’équivalent du CROUS de l’université d’accueil. Une autre possibilité, souvent privilégiée par les étudiants, s’offre à vous : la colocation. Formule plus sympa, parfois aussi peu chère et qui donne toujours l’occasion de créer des liens plus rapidement.

Vous devez également être vigilant sur le pays d’accueil que vous choisirez. Si vous n’avez pas des revenus extensibles, oubliez Londres, Tokyo ou New York. Privilégiez des pays où le taux de change et où le niveau de vie vous seront avantageux.

Bourses et aides

La Commission européenne et les collectivités territoriales proposent différentes aides financières pour les boursiers ou les non-boursiers. Elles sont attribuées selon différents critères, pour que vous puissiez profiter pleinement de votre séjour. À commencer par la bourse Erasmus elle-même. En 2008-2009, son montant était de 149,20 € par étudiant et par mois. Vous pouvez y ajouter, en général, une bourse de votre conseil général. Les étudiants de l’université de Lille sont chanceux et peuvent prétendre soit au complément de la bourse Erasmus du conseil général du Nord, qui avoisine les 91 € par mois, soit à celui du conseil général du Pas-de-Calais, d’un montant de 104 €. Le choix se fera en fonction du rattachement de votre foyer fiscal.

Les étudiants boursiers titulaires d’une licence peuvent également prétendre à la bourse Lang, d’environ 400 € par mois et ce jusqu’au doctorat. Certaines universités ont également prévu des aides pour les étudiants non boursiers et pour ceux qui ne peuvent pas prétendre aux autres bourses. Selon les cas, il peut s’agir du paiement d’un billet d’avion ou de train aller-retour. Tout dépend de la destination : si elle est proche, comme en Europe, il peut s’agir d’un aller-retour, mais si vous partez en Asie, il peut ne s’agir que d’un aller ou d’une somme forfaitaire. Dans tous les cas, renseignez-vous auprès du service relations internationales de votre université.

Une bourse pour se perfectionner en langues

La Commission européenne a également prévu une aide financière, la bourse CIEL, pour les cours intensifs de préparation linguistique. Elle est destinée à des étudiants qui séjournent dans un pays d’accueil dont la langue est peu enseignée.


> Pour en savoir plus, consultez le site de la Commission européenne sur la bourse CIEL

Réussir ses études de santéPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Réussir ses études de santé", par Ludivine Coste.

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