"Ségur de la santé" : les étudiants en médecine entendent peser dans les discussions

Par Mersiha Nezic, publié le 25 Mai 2020
3 min

Ce lundi 25 mai s'ouvre le "Ségur de la santé", dont l’objectif est d’aboutir d’ici sept semaines à la "refondation du système de santé", touché par la crise depuis des années et mis à rude épreuve par le coronavirus. Les étudiants en médecine, qui sont conviés à la table des négociations, demandent la sécurisation du statut des étudiants hospitaliers et une revalorisation salariale forte dès 2020. L’Association nationale des étudiants en médecine de France formule 20 propositions.

Les étudiants en médecine sont finalement conviés au "Ségur de la santé" et tenteront de faire entendre leur voix. Rémunération, temps de travail, gouvernance de l’hôpital… tous ces dossiers seront discutés lors de ce rendez-vous, qui démarre aujourd'hui et dont l’objectif est d’aboutir d’ici un mois et demi à la "refondation du système de santé".

L’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), qui a été invitée à la table des négociations après avoir envoyé une lettre ouverte au ministre de la Santé, Olivier Véran, avance 20 propositions.

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L'ANEMF demande l'augmentation de la rémunération des externes

L’organisation étudiante, qui demande un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières à l’hôpital, sattend à ce que les discussions aboutissent à la sécurisation du statut des étudiants hospitaliers et à une augmentation salariale forte dès 2020.

Lors de leur externat, les étudiants hospitaliers effectuent des stages qui sont rétribués à hauteur de 129.60 € bruts mensuels en 4e année (DFASM1), puis 251.40 € en 5e année (DFASM2) et 280 € en 6e année (DFASM3). Une rémunération largement insuffisante pour l’ANEMF, qui demande l’alignement du salaire des étudiants hospitaliers de 4ème année à minima sur celui des étudiants stagiaires de l’enseignement supérieur (390 € net mensuel) pour atteindre le SMIC horaire en fin de 6ème année.

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Créer une indemnité d’hébergement pour les étudiants hospitaliers en stage

L'ANEMF demande également que l'installation des jeunes diplômés soit facilitée par la création de stages dans les centres hospitaliers en périphérique, mais aussi en ambulatoire dans d'autres services que la médecine générale. "L’accès à des stages hors-CHU représente un enjeu pour promouvoir les territoires et modes d’exercice, et ainsi encourager la diversification des projets professionnels étudiants", indique l'organisation. ​Pour permettre l’accès des étudiants à ces terrains de stage éloignés, une indemnité d’hébergement de 300 € devrait être créée​, avance l'ANEMF.

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