Ses travaux sur le cœur lui ont valu un prix

Par Émilie Weynants, publié le 17 Mai 2016
2 min

Primée par la Fondation pour la recherche médicale pour ses études sur une maladie cardiaque rare, la jeune chercheuse libanaise Olfat Malak va pouvoir faire sa thèse de doctorat en France.

Début septembre 2015, Olfat Malak était à Paris pour recevoir le prix Line Pomaret-Delalande de la Fondation pour la recherche médicale. Depuis sa deuxième année de licence, cette jeune Libanaise de 25 ans avait pour ambition de rejoindre une faculté française. Elle intègre, après quelques lenteurs administratives, un master 2 biologie, biotechnologie et recherche thérapeutique à la faculté de Nantes en 2013. Elle poursuit aujourd'hui en doctorat.

Ce pour quoi elle a été récompensée ? Les travaux qu'elle mène à l'Institut du thorax sur une maladie cardiaque rare : le syndrome du QT long. "Cette maladie héréditaire touche un patient sur 3.000 dans le monde. Au Liban, le pourcentage d'enfants qui naissent avec des malformations congénitales cardiaques est très élevé", souligne la jeune femme. Au quotidien, elle étudie le rythme cardiaque. "L'activité électrique des cellules du cœur est générée par des protéines. Certaines sont responsables de dysfonctionnements qui entraînent des arythmies…", explique Olfat.

Des débuts rendus difficiles par la barrière de la langue

Son prix lui assure le financement de ses trois années de thèse. Une première victoire pour Olfat qui se souvient de ses difficultés à son arrivée en France : "La langue m'a joué quelques tours. Au début, je ne comprenais pas toujours les questions lors des examens !" Elle espère continuer la recherche et se tourner vers l'enseignement. Pourquoi pas à l'université libanaise où tout a commencé. Son parcours fait déjà figure d'exemple.

Articles les plus lus

A la Une Médecine Santé

Partagez cet article sur les réseaux sociaux !