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Témoignage

À Grenoble, Naomi aide les étudiants à trouver un logement en urgence

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Naomi a fait partie de plusieurs associations durant ses études. // © Photo fournie par le témoin
Naomi a fait partie de plusieurs associations durant ses études. // © Photo fournie par le témoin

VOUS FAITES L'ACTU. En quatrième année de maïeutique à l'université de Grenoble-Alpes, Naomi a préféré mettre ses études de sage-femme entre parenthèses pour venir en aide aux étudiants. Son objectif : créer un dispositif leur permettant de trouver un logement de transition en urgence.

À l'université de Grenoble-Alpes (38), Naomi a plusieurs casquettes. À la fois, vice-présidente CROUS sous l’étiquette de la fédération des associations générales étudiantes (FAGE), vice-présidente en charge de l’orientation à l’InterAsso Grenoble-Alpes, sans oublier, étudiante en maïeutique. "Cette année, je suis en césure, histoire d’avoir un peu de temps pour réaliser tous mes projets." À commencer par ce tout nouveau dispositif d’hébergement temporaire, mis en place il y a seulement quelques jours.

L’hébergement d’urgence, une nécessité

Comme l’explique Naomi, le projet n’est pas nouveau. Déjà implanté à l’université de Strasbourg (67), l’étudiante a eu l’idée de l’importer à Grenoble-Alpes au cours de l’été. "On en a discuté avec les membres de l’association, avec le CROUS aussi, et on a vite compris que ce dispositif était nécessaire pour les étudiants."

Objectif : faire le lien entre les étudiants qui ont un logement à partager et ceux qui en cherchent un. "Il faut remplir un questionnaire, via notre page Facebook, avec les dates de disponibilité, le genre, le nombre de personnes pouvant être logées, les conditions d’accueil…" L’InterAsso se charge ensuite de mettre les étudiants en relation. "Ce dispositif doit rester temporaire : de quelques jours à un mois maximum, détaille la jeune femme. Ensuite, on fait notre possible pour accompagner les étudiants jusqu’à ce qu’ils trouvent un hébergement pérenne."

En quelques jours, l’InterAsso a reçu 20 propositions d’hébergement. "Nous avons aidé un étudiant qui arrivait tout juste en France et qui n’avait donc pas eu le temps de s’occuper de son logement." Le dispositif est encore en période de test. Même si la technique est encore à améliorer pour la rentrée 2020, Naomi se dit satisfaite de cette première expérience.

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Des projets plein la tête

Pour l'étudiante, aider les autres est une réelle ambition. "Ça m’a ouvert les yeux sur la précarité étudiante, je vois que je peux agir à mon niveau alors je n’hésite pas", confie la future sage-femme. Le travail va d’ailleurs se poursuivre toute l’année. "On va jouer les intermédiaires entre le CROUS et l’étudiant pour les demandes de logement mais d’autres dispositifs vont aussi s’ajouter au fil de l’année : une épicerie solidaire, un projet pour lutter contre l’isolement, un autre sur le développement durable…"

Engagée dans le monde associatif depuis un an, Naomi estime que c’est une expérience bien plus enrichissante qu’elle ne l’imaginait. "Cela permet de faire des rencontres au-delà de ses études. J’ai aussi gagné en autonomie, développé mon esprit critique et surtout, je connais beaucoup mieux le fonctionnement de l’université", s’exclame-t-elle.

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