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Où s’inscrire encore à la rentrée ? 7 pistes pour ne pas perdre votre année

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Vous n’avez pas eu de place dans l’établissement que vous visiez ? Ne désespérez pas, il y a des solutions. // © plainpicture/PhotoAlto/Eric Audras
Vous n’avez pas eu de place dans l’établissement que vous visiez ? Ne désespérez pas, il y a des solutions. // © plainpicture/PhotoAlto/Eric Audras

Vous avez raté votre inscription dans l’enseignement supérieur ou… vous n’avez pas eu de place dans l’établissement que vous visiez ? Vous n’avez pas encore bien défini votre projet d’études ? Optez pour nos plans B qui vous éviteront de "perdre" une année.

Piste 1 : préparez une capacité en droit... faites un premier pas vers l'université

Si les métiers du droit vous attirent, vous pouvez encore – même sans le bac – vous inscrire dans un grand nombre de facs (plus d'une quarantaine) pour préparer une capacité en droit, diplôme d'État qui permet d'obtenir un niveau équivalent au bac. Aucun diplôme n'est requis à l'entrée, il suffit d'avoir plus de 17 ans au 1er novembre de l'année universitaire en cours. Mais vous ne bénéficirez pas du statut d'étudiant et ne pourrez donc obtenir ni bourse ni convention de stage.

À raison d'une dizaine d'heures par semaine, les cours ont lieu, la plupart du temps, le soir ou le samedi. Au programme de la première année : droit civil, commercial, administratif et constitutionnel. En deuxième année, vous abordez le droit social, le droit pénal, l'économie politique, le droit fiscal... À l'issue des deux ans, si vous obtenez la capacité, vous pouvez vous inscrire en première année de licence de droit (ou directement en deuxième année avec une moyenne supérieure à 15/20 sur les deux années de capacité de droit), ou bien postuler en BTS ­(brevet de technicien supérieur) notariat ou en DUT (diplôme universitaire de technologie) carrières juridiques.

La capacité en droit est reconnue de niveau équivalent au bac, ce qui vous permet de passer les concours de la fonction publique de catégorie B (contrôleur des finances publiques, rédacteur territorial, etc.). Il est également possible de travailler directement après la capacité en droit dans des cabinets juridiques, des agences immobilières...

Enfin, sachez que vous pouvez vous inscrire à l'université en auditeur libre (donc sans avoir le statut d'étudiant), ce qui vous autorise à assister à certains cours – avec l'accord des enseignants –, mais pas à passer les examens.

Piste 2 : visez des études en alternance et... commencez à gagner votre vie

Et non, au mois de septembre, il n'est pas trop tard pour trouver un employeur et une formation en alternance. Simplement, il faudra opter pour un contrat de professionnalisation, plus souple que le contrat d'apprentissage, qui, lui, est lié à une formation débouchant sur un diplôme. Le "contrat pro" permet de vous former, pendant une courte période, à un métier précis répondant aux besoins d'une entreprise ou d'un secteur. 

Piste 3 : contactez les écoles qui inscrivent encore et... trouvez votre cursus

Les formations privées spécialisées dans un secteur (art, communication, informatique, vente, etc.) qui délivrent leurs propres diplômes ou qui préparent à un BTS ne font pas toutes le plein en juin. La plupart d'entre elles ne recrutent pas via Parcoursup : elles sélectionnent leurs futurs étudiants, tant qu'il reste des places, soit sur dossier, soit après un entretien ou des épreuves spécifiques. Les droits de scolarité sont très variables d'un établissement à l'autre.

Sachez que si des cursus sont proposés en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, les frais de scolarité ne sont alors plus à votre charge et vous pourrez percevoir une rémunération. Certaines écoles permettent également de bénéficier d’une bourse sur critères sociaux (attention, cela ne vous exempte pas des frais de scolarité).
Pour savoir si vous pouvez bénéficier d’une bourse d’État dans l’école que vous visez, contactez le CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires) qui se trouve près de chez vous.

Lire aussi :  Où s'inscrire à la rentrée : les écoles par secteur

Piste 4 : passez par une année de prépa et... renforcez vos connaissances

Vous envisagez de suivre des études artistiques, paramédicales ou sociales ? Vous pourriez intégrer une école qui recrute via des épreuves écrites et/ou orales d'entrée (ou sur présentation d'un dossier de travaux pour les écoles d'art).

Pourquoi ne pas profiter des quelques mois qu'il vous reste pour vous familiariser aux exigences des concours ­d'entrée via une classe préparatoire ? Elles sont très nombreuses, pour la grande majorité, privées (donc payantes), avec des formules variables de l'une à l'autre : cours à plein temps ou non. Cela vous permettra d'être mieux armé pour vous présenter au concours pour la rentrée suivante. Certaines formations organisent aussi des rentrées décalées au second semestre. Une piste à explorer aussi du côté des écoles de commerce et d'ingénieurs. 
Vous avez également la possibilité de préparer les concours paramédicaux par correspondance, en passant par le CNED (Centre national d'éducation à distance). 

Cliquez sur les liens suivants pour connaître toutes les formations qui inscrivent encore en septembre pour :
les préparations aux concours paramédicaux ;
les préparations à l'entrée aux écoles d'art et d'architecture ;
les préparations aux concours d'entrée dans les écoles de travail social.

Piste 5 : misez sur une rentrée décalée et... prenez le train en marche

Les rentrées décalées (comme leur nom l'indique) ont lieu quelques mois après la rentrée de septembre : en janvier-février. Au départ, elles ne concernaient que des étudiants qui voulaient se réorienter après quelques mois de cours : des élèves de classes préparatoires qui décidaient finalement d'intégrer une école d'ingénieurs postbac ou des inscrits en PACES (première année commune aux études de santé) qui voulaient quitter leur filière sans perdre un an.
De nombreuses écoles, entre autres, proposent des rentrées décalées, sans condition de diplôme autre que le bac. Si vous optez pour cette voie, ne perdez pas votre temps entre septembre et décembre. Vous pourrez travailler pendant cette période pour mettre de l'argent de côté, car beaucoup de ces établissements sont payants. 

Piste 6 : faites un service civique

Et si vous vous rendiez utile en effectuant un service civique ? Pendant 6 à 12 mois, vous travaillez dans le domaine social ou caritatif dans l'un des champs d'intervention reconnus prioritaires pour la nation : culture et loisirs, développement international et action humanitaire, éducation pour tous, environnement, intervention d'urgence en cas de crise, mémoire et citoyenneté, santé, solidarité, sport. 

Il n'y a pas de condition de diplôme pour postuler. Il faut simplement être âgé de 16 à 25 ans (élargi à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap) et fournir une pièce d'identité ou un titre de séjour. Vous êtes couvert par la Sécurité sociale durant toute la durée de votre contrat et vous percevez une indemnité mensuelle de 580,55 € net versés par l'État (avec une aide de l'organisme d'accueil, en nature ou financière, équivalent à 107,58 €, doublée si vous êtes au RSA ou boursier à partir du cinquième échelon).

Le service civique inclut une formation aux premiers secours assurée par les sapeurs-pompiers et un suivi par un tuteur qui vous aidera à définir un projet professionnel. Le service civique a aussi été conçu pour être valorisé dans l'enseignement supérieur. Certains établissements proposent donc de faciliter l'intégration, au sein de leurs formations, de jeunes ayant eu ce type d'expérience.

Depuis la création du dispositif, en 2010, plus de 200.000 jeunes s'y sont engagés. L'objectif du gouvernement est d'arriver à en recruter 350 000 par an d'ici à 2019. Le service civique a été conçu pour être valorisé dans l'enseignement supérieur. Certains établissements facilitent l'intégration de ces jeunes. L'Institut de l'engagement repère les volontaires les plus engagés et les aide dansleur projet professionnel.

Consultez sur letudiant.fr toutes les annonces de missions disponibles pour le service civique.

Piste 7 : formez-vous à la carte et... choisissez ce qui vous plaît

Et si vous décidiez vous-même de votre emploi du temps pour préparer une licence ou un BTS ? Comment ? En suivant des cours à distance. C'est ce que propose le CNED (Centre national d'enseignement à distance). Par exemple, vous pouvez valider une L1 (première année de licence) en droit, en arts, en lettres, en langues, en économie-gestion, en sciences humaines et sociales, en sciences et technologies ou en sciences de l'éducation, en recevant chez vous les cours et en renvoyant les devoirs. Le coût de l'inscription en licence dans cet organisme est variable.

Si travailler dans l'isolement vous inquiète, vous pouvez choisir les cours du soir (et, parfois, du samedi) pour valider un cursus. C'est l'option conçue par le CNAM (Centre national des arts et métiers) pour ceux qui veulent préparer le diplôme d'ingénieur. Attention, obtenir un diplôme, quasiment seul, nécessite une forte motivation. 

Vous pouvez alors préférer suivre des cours ciblés sur une thématique en vous inscrivant à des formations gratuites et en ligne, appelées MOOC (Massive Open Online Courses), ou bien suivre des cours en petits groupes, appelés SPOC (Small Private Online Courses). Il en existe dans de nombreux domaines (programmation, droit des entreprises, design thinking, etc.) et dans plusieurs langues. Au final, pour le MOOC, vous obtiendrez une certification en ligne (parfois payante), et pour le SPOC, vous serez diplômé.
Pour trouver un MOOC, rendez-vous sur des plates-formes telles que France Université Numérique, Coursera ou la Khan Academy. 

Une dernière chance via Parcoursup
Jusqu'au 21 septembre, il est encore possible de passer par la procédure complémentaire de Parcoursup pour postuler dans des formations où il reste des places (y compris si vous ne vous étiez pas inscrit sur ce portail). Les places sont affichées sur le site.

Le Salon de la rentrée, à Paris et Lyon

En cette période de rentrée, l’Etudiant vous propose deux salons : un à Paris et un à Lyon le samedi 8 septembre.

L’occasion de rencontrer directement les établissements qui inscrivent encore en septembre, de niveau bac et jusqu’à bac+5,  en alternance ou en formation initiale et d’assister aux conférences thématiques pour recueillir un maximum d’informations.

De nombreux secteurs sont représentés pour optimiser les chances de trouver la formation la plus adaptée et ne pas perdre une année.

Téléchargez gratuitement votre invitation, et retrouvez toutes les informations et les programmes des conférences dans la rubrique Salons de letudiant.fr.

Sommaire du dossier
Comment bien choisir votre établissement à la rentrée