1. En 2019, suivez Mehdi, en bac STMG : "J'espère passer une année de césure aux États-Unis ou en Angleterre"
Témoignage

En 2019, suivez Mehdi, en bac STMG : "J'espère passer une année de césure aux États-Unis ou en Angleterre"

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Pour la rentrée 2019, Mehdi a décidé de repousser son entrée à la fac. Il envisage de partir à l'étranger. // © Photo fournie par le témoin
Pour la rentrée 2019, Mehdi a décidé de repousser son entrée à la fac. Il envisage de partir à l'étranger. // © Photo fournie par le témoin

TIMELINE, ÉPISODE 1. Prendre un peu l’air, découvrir un autre pays, perfectionner son anglais… C’est comme cela que Mehdi, 17 ans, en terminale STMG à Charenton-Le-Pont (94), imagine l’après-bac. Une année de césure bien réfléchie avec, en ligne de mire, une licence de droit à son retour.

Mehdi a déjà tout prévu. "C’est pour ne pas inquiéter mes parents, souligne-t-il. Voir leur fils de 17 ans partir à l’autre bout du monde, ce n’est pas évident pour eux." Des craintes qui ne semblent pas atteindre le lycéen en terminale STMG à Charenton-Le-Pont (94). L’année prochaine, Mehdi a décidé de devenir garçon au pair. L’occasion de partir à l’étranger pendant un an pour faire le point sur son avenir, tout en s’assurant une place en fac de droit à son retour.

Un choix assumé et réfléchi

"Comme je ne sais pas ce que je veux faire, je me suis dit que l’année de césure était la meilleure solution", explique Mehdi. Pour lui, ce voyage est une aubaine, tant sur le plan personnel que professionnel. "Je vais découvrir un autre pays, une autre culture et avoir du temps pour faire le point, réfléchir à ce que je veux faire dans les 20, voire 30 prochaines années. De toute façon, je ne voulais pas faire comme tout le monde à la rentrée."

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Cela ne l’empêche pas d’anticiper son retour dès maintenant. "Mon conseiller d’orientation m’a appris qu’il était possible de faire une année de césure tout en sélectionnant une licence. Ma place sera gardée pour la rentrée 2020. Je trouve que c’est une super idée !"

En effet, depuis 2018, l’année de césure est ouverte aux bacheliers. Pour Medhi, ce sera donc une fac de droit. Passionné de littérature, il veut apprendre à plaider, travailler son argumentation, défendre des idées et des clients… pour devenir avocat.

Un processus long et laborieux

Cette réflexion s'est construite progressivement, après qu'il ait d’abord envisagé une prépa pour entrer en école de commerce, puis une licence de lettres. "Mais j’ai vite compris que ce n’était pas fait pour moi. Les programmes ne m’intéressent pas du tout." Mehdi a donc cherché, seul, ce qui pourrait peut-être lui convenir. "J’ai des amis qui répondent à des questionnaires et font des recherches sur Internet, mais cela ne m’apporte rien. C’est vraiment une réflexion personnelle", estime-t-il.

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Le lycéen veut tout de même se laisser le temps de la réflexion. Après un salon de l’orientation auquel il a participé avec sa classe, Mehdi a compris qu’il allait devoir redoubler d’efforts. "Les professeurs et les étudiants que nous avons rencontrés m'ont dit que ce serait très difficile de réussir une licence de droit avec un bac STMG. Ils ont été honnêtes mais, à les entendre, je ne pourrai rien faire de ma vie avec mon bac techno", s’indigne-t-il. Au contraire, Mehdi compte utiliser son année de césure pour avoir un temps d’avance.

Ne pas perdre son temps

À huit mois du départ, le jeune homme a déjà pensé à tout. Pour l’aider dans ses démarches, il a décidé de faire appel à une agence de voyage au pair : "C’est plus sûr et mieux encadré." En septembre 2019, il espère partir aux États-Unis ou en Angleterre. "Vivre dans une famille me permet d’éviter la solitude et c’est le meilleur moyen de connaître leurs traditions", précise-t-il.

Mais pour Mehdi, ce ne sera pas une année de tout repos. Le lycéen a demandé des conseils à ses professeurs pour ne pas perdre de temps en fac de droit. "Je vais prendre des livres et commencer à me familiariser avec le vocabulaire juridique, afin de ne pas être complètement perdu à la rentrée."

Encore faut-il qu’il soit accepté dans une université pour mener à bien son projet. Là encore, tout est presque prévu. "Je vais mettre en majorité des facs de droit sur Parcoursup. Je les sélectionnerai en fonction de leur popularité et de la qualité des intervenants. Être aux côtés de meilleurs, c’est comme cela qu’on peut surmonter les difficultés !"