Sophie, passée par une prépa de proximité après un échec à la fac : “Ça m’a beaucoup mieux préparée à affronter l’université”

Par Jessica Gourdon, publié le 30 Juin 2011
2 min

Faut-il préférer l’antenne universitaire proche de chez soi ou la lointaine université-mère ? Se ferme-ton des portes en optant pour une prépa de proximité ? Est-ce risqué pour la suite de choisir un BTS dans son lycée ? Contrairement aux lycéens des villes, les lycéens des champs sont confrontés à une offre de formations limitée. Ce qui les oblige à se poser la question de la mobilité. Notre enquête pour voir sur quels critères se décider.

Sophie est en master 1 de lettres à Lille 3. Un cursus qu’elle a rejoint après une hypokhâgne à Saint-Quentin (02), sa ville natale.



“La
prépa, j’y suis arrivée de façon détournée”, raconte Sophie, aujourd’hui en master 1 de lettres à l’université Lille 3, et qui prépare le concours du CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire) pour devenir professeur de français.

Après son bac, cette jeune fille originaire de Saint-Quentin avait d’abord opté pour une licence 1 de droit à l’université d’Amiens. "C’était la catastrophe, cela ne me convenait pas du tout.” Le semestre suivant, elle change de spécialité et passe en lettres. “À l’époque, je trouvais que c’était trop spécialisé, j’avais envie de quelque chose de plus large. Et puis, j’étais toute seule dans mon studio, dans une ville que je ne connaissais pas, et je n’ai pas réussi à me faire des amis."


En prépa après un échec à la fac

À la fin de l’année, elle abandonne la fac et retourne chez ses parents, à Saint-Quentin. Elle tente alors sa chance en 1re année de prépa littéraire à Henri-Martin. Très vite, elle se sent comme un poisson dans l’eau. “J’ai apprécié le côté multidisciplinaire, et le cadre familial. Je me suis fait tout de suite fait des amis.”

Grâce aux équivalences, elle a ensuite poursuivi ses études en lettres à l’université. “En faisant cette prépa près de chez moi, j’ai été beaucoup mieux préparée à affronter la fac. J’ai acquis une culture générale, et une maturité qui m’a permis de savoir ce que j’avais vraiment envie de faire.”

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