1. Parcoursup : ce qui vous attend le 22 mai et après
Boîte à outils

Parcoursup : ce qui vous attend le 22 mai et après

Envoyer cet article à un ami
Les réponses sur votre avenir tomberont en fin de journée, le 22 mai. // © plainpicture/Blend Images/Hill Street Studios
Les réponses sur votre avenir tomberont en fin de journée, le 22 mai. // © plainpicture/Blend Images/Hill Street Studios

Plus que quelques jours avant les résultats de la procédure d’admission postbac ! Heure des réponses, rang sur liste d’attente, algorithme… voici les dernières informations pratiques de cette première saison de Parcoursup.

À quelques jours de la date des premiers résultats d’affectation sur Parcoursup, le ministère de l’Enseignement supérieur a communiqué quelques nouvelles précisions sur le déroulement de la phase normale d’admission postbac.

Résultats le 22 mai à 18 heures

Inutile de vous lever à l’aube mardi 22 mai : vous n’aurez les réponses des formations qu'à 18 heures, a annoncé le ministère. Les jours suivants, la plate-forme sera réactualisée tous les matins avant le début des cours.

Les années précédentes, avec APB (Admission-postbac), les candidats avaient connaissance de leurs réponses à 14 heures… ce qui pouvait perturber les cours, souligne la rue Descartes pour justifier son choix.

Pour mémoire, avant les épreuves du bac, vous aurez sept jours pour répondre à une proposition d’admission. Une alerte de rappel vous sera envoyée au bout de trois jours, et un texto le dernier jour, si vous n’avez toujours pas répondu. S’ils ont coché l’option (encore modifiable dans votre dossier Parcoursup), vos parents peuvent aussi recevoir ces alertes.

Beaucoup de “en attente” attendus

Une fois connecté à votre dossier, ne paniquez pas si vous avez une majorité ou tout vos vœux “en attente”. C’est normal, avec 7 millions de vœux formulés, qu’une majorité de formations fassent le plein artificiellement. Elles pratiquent d’ailleurs du surbooking. Dès que des candidats renonceront à un ou plusieurs “oui” ou à des vœux “en attente”, cela libérera des places.

Ainsi, les listes d’attente devraient évoluer rapidement, au moins dans les premières semaines. Vous pourrez d’ailleurs le constater vous-même grâce à un outil de suivi public, qui sera mis en ligne par le ministère, et réactualisé une fois par jour.

Lire aussi : Parcoursup : que faire si vous êtes sur liste d’attente ?

Selon les premières estimations, effectuées à partir de simulations, “au moins deux tiers des candidats auront au moins une proposition d’admission à la veille des épreuves du bac”. Une proportion qui devrait monter à 80 % des candidats (ayant un “oui” ou un “oui si”) en juillet.

Des places libérées au fil des semaines

L’échec au bac annule en effet les propositions d’admission des candidats concernés (12 % environ en 2017). Ce qui réinjecte mécaniquement des places dans le système en juillet.

Autre cas : les élèves qui sont acceptés dans des formations hors Parcoursup (qui représentent 15 % des formations initiales de l’enseignement supérieur) devront fournir un certificat de désinscription de la plate-forme nationale. Ceci pour les obliger à renoncer à des vœux dont ils n’ont plus l’utilité. En 2017, quelque 70.000 candidats avaient disparu du système sans jamais répondre aux propositions.

Le 22 mai, vous connaîtrez votre rang sur liste d’attente

Le ministère a finalement décidé de vous communiquer dès le 22 mai votre rang sur liste d’attente. Attention, il faudra bien le comparer à la capacité d’accueil de la formation, et ne pas vous décourager.

Par exemple, si vous êtes 1.000e pour une capacité en licence de 200 places, cela ne signifie pas que vous n'avez aucune chance d’être pris – sauf sans doute dans les filières dites "en tension”, très plébiscitées. Vos professeurs principaux auront également connaissance de votre situation (si vous avez eu ou non des propositions) grâce à un tableau de bord.

Ainsi, “tous les candidats en licence de droit en Île-de-France auront une place en droit”, assure-t-on dans l’entourage de Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur. Avec une nuance : pas forcément dans la fac que vous aimeriez intégrer dans l’idéal… mais au moins pourrez-vous suivre la filière qui vous intéresse.

La même garantie ne peut pas être donnée dans toutes les académies pour les STAPS, qui battent toujours des records de popularité : 3.000 places ont été créées pour la prochaine rentrée, mais cela risque fort d’être encore insuffisant.

Des créations de places pendant l’été

Le gouvernement l’a promis : il y aura des ouvertures supplémentaires de places pour la rentrée si la situation l’exige, dans certaines filières. Notamment dans les licences où les locaux existants le permettent, et où la capacité d’accueil est contrainte par la taille critique des groupes de travaux dirigés. Il “suffira” alors de recruter des chargés de travaux dirigés supplémentaires pour permettre d’accueillir un peu plus d’étudiants dans la filière.

Une mesure d’urgence qui devrait être consolidée, pour les prochaines rentrées, par des créations de postes dans l’enseignement supérieur.

Une commission d’accès au supérieur active dès le 22 mai

Dès le début des réponses des formations, une commission d’accès à l’enseignement supérieur, pilotée par le recteur dans chaque académie, entrera en contact avec certains candidats. Il s’agira dans un premier temps de ceux ayant postulé dans des formations sélectives uniquement, qui toutes auront répondu “non”. Par exemple, un bachelier professionnel auquel tous les BTS choisis auront dit “non” recevra un message via Parcoursup lui indiquant qu’il peut solliciter la commission. Celle-ci, composée de conseillers d’orientation et de responsables de formation, regardera sa “préférence” dans son dossier et s’efforcera de lui faire des propositions d’admission (toujours via la plate-forme) dans des filières proches de ses souhaits.

Après les résultats du bac, cette commission viendra également en aide aux candidats n’ayant que des “en attente” à leurs vœux. Les propositions faites ne modifieront pas les rangs des autres candidats en attente, car elles seront choisies dans des formations qui ont encore des places vacantes.

L’algorithme national de Parcoursup publié d’ici au 22 mai

Comme la loi le prévoit, l’algorithme national qui gouverne l’outil d’affectation des places dans Parcoursup sera rendu public, d’ici au 22 mai, avec une notice explicative. Notez aussi que dès le 22 mai, vous aurez accès à votre fiche Avenir (appréciations du conseil de classe, avis du chef d’établissement…).

En revanche, pour les licences, vous n’aurez pas connaissance du paramétrage de l’outil d’aide à la décision utilisé par les commissions des vœux des universités pour classer les candidats. Si, à l’issue de la phase normale (le 6 septembre), vous recevez une notification vous disant que vous n’avez pas de place dans une licence, vous pourrez demander à l’administration de justifier son refus, en vous expliquant quels critères ont été pris en compte dans l’étude de votre dossier, mais sans avoir forcément de détails sur les coefficients attribués à chaque critère (fiche Avenir, lycée d’origine…). Et ce, afin de “respecter le secret des délibérations”. Une limite à la “transparence” de Parcoursup.

Des quotas de boursiers et de candidats “hors secteur”

Enfin, comme prévu, des quotas de boursiers sont fixés par le rectorat pour chaque formation de chaque académie, dans toutes les filières, sélectives ou non. Ces taux seront indiqués sur Parcoursup. Lors de l’appel des candidats, ces quotas devront être respectés. Certains candidats boursiers seront donc appelés avant des candidats non-boursiers mieux placés dans le classement pédagogique, de manière à respecter ces quotas.

Le recteur fixe également, en concertation avec chaque formation (publique, pour cette année), un nombre de places réservées à des candidats hors secteur. Ce taux de “hors secteur” est extrêmement variable, pouvant aller de 2 % à 50 % (par exemple dans une licence scientifique peu demandée à Paris, qui recrute très largement dans d’autres académies).

Si tout semble sous contrôle du côté du ministère de l'Enseignement supérieur, reste qu'il faudra attendre encore quelques semaines pour vérifier que cette première session de Parcoursup se déroule aussi bien qu'escompté.