Parcoursup : comment rebondir après le refus de ses voeux ?

Par Sara Saidi, publié le 22 Juin 2021
5 min

Refus, liste d’attente… Pour certains, les résultats de Parcoursup sont une véritable déception. Mais rassurez-vous, tout n’est pas perdu. L’Etudiant a rencontré d’anciens étudiants déçus de la plateforme aujourd’hui fiers de leur parcours.

"À moi l’IFSI !" scande Lisa Bottero. À 20 ans, cette étudiante vient d’être acceptée à en Institut de formation en soins infirmiers après deux refus, en 2018 (alors sur concours) et en 2020 (sur Parcoursup). "Pour moi, quand on veut quelque chose, on va jusqu’au bout. Je conseille d’avoir beaucoup de patience", affirme-t-elle.

Lisa n’est en effet pas du genre à se laisser abattre. Après son échec aux concours infirmiers en 2018, l’étudiante a intégré une école d’aide-soignante en 2019 et à commencé à travailler au service de médecine de l’hôpital d’Ingwiller en Alsace dès janvier 2020. Aujourd’hui, elle ne regrette pas : "J’ai appris énormément de choses. Je vois des personnes en fin de vie, des personnes avec différentes pathologies, j’ai une meilleure approche du soin qu’en sortant du lycée." Un choix payant, puisque cette expérience lui a permis de renforcer son dossier sur Parcoursup et d'être finalement acceptée dans la formation qu'elle souhaitait.

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Regarder les formations possibles à l’étranger

Bien s’informer sur les offres de formation, même à l’étranger, est un autre conseil donné par certains étudiants. Cela a permis par exemple à Jade de rebondir après les refus des formations auxquelles elle avait candidaté sur Parcoursup en 2018. En accompagnant un de ses amis à une journée portes ouvertes, elle découvre l’existence de l’école Saint-Luc, une école publique d'art située à Tournai, juste derrière la frontière belge. Elle y deviendra étudiante en architecture par la suite.

Même parcours pour Flavie, qui termine sa licence d’architecture cette année dans la même ville de Belgique. En 2018, l’étudiante a essuyé huit refus en France : "C’était comme si on me refusait l’accès à mon rêve. Finalement c‘est mon entourage qui m’a rassurée en me disant que je pourrais m’épanouir en Belgique. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret. Je suis très contente de ce choix-là", sourit-elle. Pour l’étudiante de 20 ans, il ne faut pas hésiter à regarder les possibilités à l’étranger, en Suisse ou en Belgique, par exemple.

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Se former en service civique ou par le bénévolat

Autres alternatives valorisantes : apprendre une langue étrangère ou encore s’engager en service civique. C’est l’option qu’a choisi Delilah en 2018. Refusée sur Parcoursup, elle a réalisé son service civique dans le centre culturel de sa ville. "J’y ai fait énormément de tâches différentes, de la manutention à la composition graphique à l’aide de logiciels de publication assistée par ordinateur, ainsi que du community management et de la distribution de flyers", explique l’étudiante de 22 ans.

Son service civique a duré 10 mois et lui a donné le goût du graphisme. Un domaine dans lequel elle se lance finalement cette année en alternance, dans une formation dénichée sur Parcoursup. "Pour celles et ceux qui n’ont pas eu les vœux souhaités, je conseille de s’auto-former au maximum et de faire du bénévolat ou de l’associatif, indique Delilah. Ce sont des expériences qui peuvent être très formatrices et révéler des goûts et affinités insoupçonnées."

Enfin, ancienne élue étudiante et membre de la Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU), Romy conseille également à tous ceux qui ont été refusés, de se rendre directement en septembre au secrétariat de la faculté ou encore de contacter par mail le responsable pédagogique de la filière pour demander s’il reste des places car "beaucoup de personnes se désistent au dernier moment et avec un bon argumentaire, il y a la possibilité de faire du forcing et d’intégrer la formation voulue".

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