1. Que risquez-vous si vous mentez sur Parcoursup ?
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Que risquez-vous si vous mentez sur Parcoursup ?

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Mentir sur Parcoursup : une erreur qui peut coûter cher... // © Ollyy / Shutterstock
Mentir sur Parcoursup : une erreur qui peut coûter cher... // © Ollyy / Shutterstock

Avis aux tricheurs ! Si vous envisagez d’embellir votre dossier sur Parcoursup avec de fausses informations, mieux vaut y réfléchir à deux fois avant de passer à l’acte.

"Je risque quoi si je mytho sur mes notes du premier semestre ? C’est grave ?" A priori, oui ça l’est. C’est en tout cas la réponse qui a été donnée à une candidate sur Twitter via le compte officiel Parcoursup_info.

Mentir sur son identité, entrer de fausses informations sur sa scolarité ou fournir un faux diplôme peut vous coûter cher. En cas de poursuites pénales, les sanctions prévues vont jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende.

Des conséquences sur la suite de vos études

Pour vous rafraîchir la mémoire, revenez quelques jours, voire quelques semaines en arrière, et rappelez-vous de votre inscription sur Parcoursup. Avant même d’entrer votre numéro INE, vous avez dû signer une charte indiquant les "droits et devoirs de l’usager de Parcoursup".

Ce texte précise entre autres que "toute fraude ou tentative de fraude (…) pourra entraîner des sanctions". Comme l’annulation de votre dossier, le retrait d’une proposition d’admission ou le refus d’inscription dans l’établissement ayant fait la proposition.

"La charte ne fait que reprendre la loi", assure Catherine Marie, professeur de droit privé et de sciences criminelles à l’université de La Rochelle. Au même titre qu’une fraude au baccalauréat, votre lycée ou l’établissement auquel vous postulez peut vous sanctionner au niveau de sa commission disciplinaire.

"Bien souvent, il s’agit d’un blâme ou d’un avertissement, mais on peut aller jusqu’à un an d’exclusion, voire une exclusion définitive s’il y a une récidive", détaille l’enseignante.

Un risque important ?

Les sanctions peuvent aller encore plus loin si l’établissement porte plainte. Car une fraude est assimilée à un délit. "C’est une infraction pénale, les poursuites ont donc lieu au niveau du tribunal correctionnel", confirme Catherine Marie.

D’après l’article 441–1 du code pénal, une fraude peut donc vous coûter jusqu’à 45.000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement. "Ah ouais carrément, on va être honnête du coup", a répondu la jeune fille sur twitter.

La charte de Parcoursup rappelle les sanctions en cas de fraude. // © Capture d'écran
La charte de Parcoursup rappelle les sanctions en cas de fraude. // © Capture d'écran

Mais peut-on vraiment aller aussi loin dans la sanction ? "Comme toute loi, il s’agit du maximum. Mais peu importe, cela reste une infraction et elle ne doit en aucun cas être banalisée", met en garde Catherine Marie. D’après l’enseignante, s’il s’agit d’un premier délit, les candidats peuvent écoper d’un rappel à la loi, d’une peine avec sursis ou de travaux d’intérêt généraux.

"On ne doit pas leur laisser la moindre envie de frauder", estime-t-elle. D’ailleurs, il arrive fréquemment que les universités vérifient les informations fournies par les candidats, notamment concernant les notes ou les diplômes.

Alors, un conseil : "Il faut être transparent, on ne peut pas commencer son cursus universitaire en fraudant, c’est le b.a.-ba."