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Témoignage

"Adieu province, bonjour Paris" : 10 étudiants racontent

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Julie, François, Maëlys, Thomas, Élodie, Clothilde, Sarah, Liza, Aude, Gabriel : 10 provinciaux "montés à Paris" pour leurs études. 10 jeunes qui évoquent leur installation dans la capitale, leurs galères et leurs bons plans. De quoi se sentir moins seul si cela vous arrive prochainement !

Julie n’a pas eu le choix d’aimer ou non Paris. Pour faire carrière dans le théâtre, après une licence d’art du spectacle et 3 ans de formation au CRD (conservatoire à rayonnement départemental) d’Arras, Julie est montée à la capitale, "là où tout se passe". Originaire d’Ohain (59, près de la frontière belge, elle est en 3e année au Cours Florent, une des écoles de théâtre les plus réputées.

Au début, "épuisée" et un peu "paumée"


"En arrivant à Paris, j’ai souhaité poursuivre mes études car j’avais le sentiment de ne pas avoir terminé mon apprentissage et surtout je me suis dit que ça serait plus facile pour la suite. Ne serait-ce que pour le réseau ou pour monter une troupe", raconte Julie. Les premiers mois sont un peu rudes. "Le bruit, le monde, les cours, les répétitions le soir… j’étais épuisée ! Et paumée. J’étais contente d’être là, mais je me sentais perdue dans la grandeur de Paris."

Dans un quartier populaire et convivial


Julie a eu la chance de trouver rapidement un studio, proche de son école, dans le 19e arrondissement. Un studio de 20m2 pour 620 € par mois charges comprises, "dans un quartier super populaire, plein de vie, simple et convivial". Autre changement : le coût de la vie. "Ce n’est pas un mythe : vivre à Paris coûte cher ! Et apprendre à gérer son budget à l’euro près fait partie de l’adaptation."

Dégoter un job de pionne


Pour payer une partie de ses études, Julie est surveillante dans un collège près de chez elle : 470€ de salaire net mensuel pour 15 heures par semaine. "J’avais l’habitude de travailler avec les enfants dans les centres aérés et je trouve le boulot de pionne plus intéressant que les jobs étudiants classiques. En plus, pendant les vacances scolaires, je récupère du temps pour les répétitions et les ados sont de formidables sources d’inspiration pour la scène." Et si la plupart de ses soirées sont prises par des répétitions pour un spectacle en préparation, Julie sait aussi profiter du foisonnement culturel de la capitale. Ses projets pour la suite ne sont pas encore arrêtés, mais elle espère démarrer une tournée avec la pièce qu’elle vient de monter.


Ses conseils

> Pour décrocher un job de surveillante au collège, il faut s'y prendre bien à l'avance : déposer son CV dès le mois de juillet avant de passer un entretien avec le Conseiller principal d'éducation du collège à la fin du mois d'août.
> Sachez garder le contact avec vos amis de province. Paris n'est pas le centre du monde !

Sommaire du dossier
Liza, 19 ans, de Montpellier : "Le plus difficile à Paris a été de se loger" Elodie, 24 ans, de Bordeaux : "J’aime Paris car il y a toujours quelque chose à faire" François, 22 ans, de Gannat : "Je suis monté à la capitale du cinéma" Thomas, 20 ans, de Belfort : "A Paris ou ailleurs, je suis d’abord dans mon école" Aude, 26 ans, de Toulouse : "Paris ? Une ville plus stressante, plus intense" Maëylis, 20 ans, de Lille : "J’ai opté pour une colocation en banlieue parisienne " Gabriel, 18 ans, de Montpellier : "J’ai remarqué qu’à Paris je marche plus vite !" Clotilde, 21 ans, de Pertuis : "Dans la bulle de ma promo, au cœur de la capitale" Sarah, 23 ans, de Lille : "Je profitais plus de Paris comme touriste qu'en tant qu'étudiante"