Gabriel, 18 ans, de Montpellier : "J’ai remarqué qu’à Paris je marche plus vite !"

publié le 21 May 2007
3 min

Julie, François, Maëlys, Thomas, Élodie, Clothilde, Sarah, Liza, Aude, Gabriel : 10 provinciaux "montés à Paris" pour leurs études. 10 jeunes qui évoquent leur installation dans la capitale, leurs galères et leurs bons plans. De quoi se sentir moins seul si cela vous arrive prochainement !

A Paris depuis 1 an, Gabriel réalise son rêve : étudier aux Beaux-Arts, à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris Malaquais. Débarqué de Montpellier (34) après son bac, il a commencé par suivre l’exemple sa sœur aînée qui est logée dans la capitale dans un foyer de jeunes étudiantes. "J’ai fait le tour des foyers à Paris. Pas facile. Comme j’ai un peu de famille au Liban, j’ai pu trouver une chambre individuelle de 15 m2 avec douche et toilette intégrées dans un foyer franco-libanais, idéalement situé à deux pas de mon école dans le 5e arrondissement." Seul inconvénient, le prix du loyer : 600€ par mois.

Un régal d’expos et de galeries


GabrielL’année prochaine Gabriel envisage de déménager, sans doute pour partager un appartement avec des amis. "Je me suis fait plein de potes assez vite, au sein de l’école mais aussi à l’extérieur", précise ce jeune homme qui ne se lasse pas de sa découverte de la ville. "C’est une ville foisonnante. Moi qui aime l’art contemporain, je me régale à aller dans les expos, les galeries, les musées. Et puis quand je promène et que je découvre les bâtiments comme l’Assemblée nationale ou le Sénat, j’ai l’impression d’être dans la vie politique, près des grandes institutions qui, avant, n’étaient que des mots."

Gare à la mauvaise humeur parisienne


Enthousiaste, cet étudiant en archi exprime pourtant quelques réserves : "J’ai quand même été surpris par l’agressivité de la ville. Il y a des codes à avoir. Quand tu viens de province, l’accent passe mal, les gens sont assez individualistes et pas très compréhensifs quand on se perd dans la rue. Mêmes les flics sont moins aimables qu’à Montpellier". Mais pas de quoi gâcher son plaisir. Gabriel sait s’adapter. "J’ai remarqué qu’à Paris je marche plus vite. Et quand je retourne à Montpellier, mon pas se ralentit", note cet étudiant qui apprécie de revenir dans sa ville natale, 1 fois par mois, pour y retrouver sa copine.

Ses conseils

> Eviter si possible les trajets en métro. Se déplacer à pied ou en vélo est la meilleure manière de découvrir la ville et d'apprendre à s'y repérer.
> Participer à la vie associative de son école permet de se découvrir des affinités avec les autres élèves.

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