Marion, en design graphique aux Gobelins : « Nous travaillons sur des commandes réelles »

publié le 29 Janvier 2011
4 min

Et si c’était à refaire ? Marion, 23 ans, aurait-elle fait le même choix ? Réponse de l’étudiante, rencontrée samedi 29 janvier 2011 sur le Salon des formations artistiques de Paris, porte de Versailles.

Ce qu’elle voulait faire au lycée. « Au collège, je voulais déjà entrer aux Beaux-Arts et travailler dans le dessin, le graphisme. La pub m’attirait beaucoup à l’époque », confie Marion. Elle opte pour un bac L option arts plastiques au lycée Joffre à Montpellier et tente de rentrer aux Beaux-Arts de Montpellier mais échoue.

Ce qu’elle a fait après le bac. Marion arrive alors à l’école municipale des Beaux Arts de Sète, en classe préparatoire. « Mon intérêt pour le texte et l’image s’est développé. J’ai alors ciblé les écoles qui possédaient une option design graphique », raconte la jeune fille. A l’issue de la prépa, elle tente à nouveau les concours d’entrée aux écoles des Beaux Arts et obtient l’Ecole supérieure des arts et de la communication de Pau. Marion va y étudier 4 ans. « J’ai pu y développer mon univers graphique et artistique. J’ai essentiellement travaillé sur les associations entre langage et image », décrit la jeune fille. Au bout de 3 ans, elle obtient son DNAP (Diplôme nationale d’arts plastiques). Même si elle poursuit en 4e année, elle a déjà dans la tête de ne pas aller jusqu’au DNSEP (Diplôme national supérieur d’expression plastique) et de bifurquer vers une autre école. « Je voulais travailler en entreprise et j’avais l’impression que le volet professionnalisation manquait à ma formation. Mon premier stage n’a eu lieu qu’en 4e année. » L’étudiante passe alors son année à préparer le concours d’entrée des Gobelins, l’Ecole de l’image de la CCIP (Chambre de commerce et d’industrie de Paris).

Ce qu’elle apprend aujourd’hui. Marion est arrivée aux Gobelins à la rentrée 2010 pour une formation d’un an en design graphique. « Nous travaillons sur des commandes réelles, se réjouit la jeune femme. Nous avons réalisé des cartes pour France 4, des logos ou les cartes de vœux de notre école. » Ses journées commencent à 9 heures et se terminent à 18 heures mais l’emploi du temps change toutes les semaines en fonction des projets à réaliser et des formations techniques à acquérir. A la fin de l’année, Marion partira en stage pendant un mois et demi. Elle espère ensuite intégrer « une petite boîte » en tant que graphiste.

Si c’était à refaire ? « J’aurais peut-être pu faire le même parcours en moins de temps, en évitant la prépa », répond Marion avant de marquer une pause et de reprendre : « mais aucune de mes années d’études n’a été une perte de temps. Au final, je referais le même parcours. »

Propos recueillis par Sylvie Lecherbonnier
 

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