Eloïse et Chloé, étudiantes en deuxième année à l’EMD : « Qu’importe son niveau, quand on est motivé, les résultats suivent »

publié le 22 Janvier 2011
5 min

Et si c’était à refaire ? Eloïse, 25 ans (à gauche sur la photo) et Chloé, 24 ans, auraient-elles fait le même choix ? Réponses des deux étudiantes rencontrées, samedi 22 janvier 2011, sur le Salon du lycéen et de l’Etudiant de Marseille.

Ce qu’elles voulaient faire au lycée…

Eloïse : « Je voulais devenir interprète russe-français-anglais. Jusqu’à l’âge de 15 ans, j’ai vécu à l’étranger. Mes parents ont séjourné au Paraguay, à Londres, en Norvège... Je voulais un métier en rapport avec les langues. En terminale, je suis allée 15 jours en Russie et j’ai eu un coup de cœur pour ce pays ».

Chloé : « J’aime communiquer, le contact avec les gens et écrire. Je suis allée sur un salon de l’Etudiant pour regarder toutes les formations proposées dans le domaine de la communication et c’est là que j’ai eu envie de devenir journaliste.

Ce qu’elles ont fait après le bac…

Eloïse : « Je me suis inscrite à l’université pour faire du russe. J’ai assuré la moyenne aux examens du premier semestre, mais ne faire que des langues ne me plaisait pas. J’ai alors décidé d’entrer dans la vie active. J’ai travaillé quelques temps dans un centre d’appels, puis j’ai repris mes études en alternance. J’ai obtenu un BTS MUC (management des unités commerciales). La société de courtiers de location de voitures qui m’employait m’a gardé une année supplémentaire quand j’ai continué en bachelor à l’EMD. Ensuite, j’ai reçu une proposition de CDI mais j’ai préféré continuer mes études, sous le statut d’étudiante, pour décrocher un bac+5.

Chloé : « J’ai suivi, pendant un an, une formation de journaliste reporter d’images à Studio M. J’ai fait un stage d’un mois à La Provence à Arles et très vite, je me suis rendue compte que ce métier ne collait pas avec la vie de famille que je veux avoir. Il faut travailler le week-end, les jours fériés… Et puis, je n’avais pas la passion. Mon envie de communiquer et de partager était toujours présente et je suis entrée dans l’entreprise familiale, comme commerciale, pour préparer en alternance un BTS NRC (négociation relation client). J’ai continué ensuite mes études en bachelor à l’EMD, toujours en alternance. Depuis la rentrée, je suis redevenue étudiante pour 2 ans. Le travail me manque, mais, à partir de mars je serais en stage dans l’entreprise familiale. Et l’année prochaine, je vais préparer un double diplôme qui m’amènera à passer 6 mois à Cambridge ».

Ce qu’elles apprennent aujourd’hui

Eloïse et Chloé : « Nous avons des cours de gestion (comptabilité, politique financière, fiscalité), des cours de management, de marketing, de droit, d’économie, d’anglais. C’est théorique mais avec beaucoup de mises en situation, de cas pratiques et des jeux de rôles. Nous allons à l’école du lundi au jeudi et un vendredi sur deux ».

Et si c’était à refaire ?

Eloïse : « Je recommencerais car mon parcours atypique joue en ma faveur. L’année de russe m’a permis d’être certaine que ce n’était pas ce que je voulais faire. Et puis, d’avoir travaillé avant de reprendre des études, c’est très motivant. Je sais pourquoi je suis dans cette école et quels sont mes objectifs. Après mon diplôme, j’aimerais travailler à l’international ».

Chloé : « Je ne changerais rien. L’année à Studio M a été très importante pour moi parce que je n’ai pas eu mon bac et, malgré mes notes catastrophiques, j’ai été acceptée dans cette école où j’ai eu de très bons résultats. Cela m’a redonné confiance en moi. Quand je me suis inscrite en BTS, j’ai failli ne pas être prise à cause de ma moyenne au lycée. Mais je leur ai montré mes notes à Studio M en leur expliquant que lorsqu’on était motivée, les résultats étaient là. La seule erreur a été de continuer jusqu’en terminale ES. J’aurais dû suivre la voie professionnelle ».

 

Les adresses d’Eloïse et Chloé pour sortir à Marseille

Bars : le Pub O’Maley’s, le Shamrock, La Tarente ou encore Le Baron.
Cinémas : Le César, le Variété, les Trois palmes, le Prado.
Café-Théâtre : Le quai du rire.

Propos recueillis par Céline Manceau

 

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