Étudier en région Île-de-France : une offre de formation tentaculaire et pluridisciplinaire

Par Catherine Piraud-Rouet, publié le 04 Novembre 2022
9 min

En matière d’enseignement supérieur et de recherche, l’Île-de-France est la région de tous les records. C’est - de loin – la plus riche par le nombre d’étudiants et la plus exhaustive en filières de formation. Quel que soit son choix d’orientation, on peut y trouver chaussure à son pied.

En 2020, la région Île-de-France accueillait 734.000 étudiants, soit plus du quart de la population étudiante française [1], dont 125.000 internationaux. Elle abrite les quatre premières universités françaises du classement de Shanghai (Paris-Saclay, Sorbonne Université, PSL et Université de Paris). Et concentre 41% des effectifs nationaux de chercheurs.

"Tous les champs de formation et de recherche y sont incarnés, à des niveaux d’excellence. En termes de volume comme de rayonnement, c’est sans conteste la région phare", déclare Bénédicte Durand, rectrice déléguée pour l'enseignement supérieur, la recherche et l’innovation d’Île-de-France.

Paris, tête de file de la région

L’offre est répartie sur trois académies : Paris, Créteil et Versailles. L’académie parisienne, à elle seule, rassemble pas moins de la moitié des étudiants franciliens, contre 29 % pour Versailles et 22 % pour Créteil.

Elles présentent par ailleurs une offre de formation assez contrastée. Si la capitale accueille 48 % des étudiants en université et 55 % de ceux en classes prépas, Versailles (arc sud) forme un élève ingénieur sur quatre. Quant à Créteil (arc nord), elle héberge 44 % des étudiants en formations professionnalisantes.

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Quinze universités maillent l'Île-de-France

La région compte 15 universités dont la plupart sont pluridisciplinaires. "Elles sont toutes disséminées sur le territoire : il n'y a pas de désert académique", affirme Bénédicte Durand.

Ainsi, les universités parisiennes – Sorbonne Université, Paris Cité, Paris 1 Panthéon-Sorbonne – comptent chacune plusieurs dizaines d'implantations à Paris, mais aussi pour certaines dans d'autres villes d'Île-de-France, ce qui est le cas pour Paris 1 Panthéon Sorbonne qui possède trois sites en dehors de la capitale.

Les autres universités franciliennes ne sont pas en reste. CY Cergy Paris Université est présente sur dix campus, principalement dans le Val-d'Oise, tandis que l'université Gustave Eiffel est implantée à Marne-la-Vallée (77), mais aussi à Paris. "Ces deux universités sont aussi à la pointe sur l’environnement et l’aménagement des territoires", précise Bénédicte Durand.

L'Université Paris-Saclay, de son côté, compte cinq campus au sud de Paris. Elle est considérée comme une "une zone d’excellence scientifique, avec la première école mathématique d’Europe (domaine expérimental, sciences du vivant, médecine…)", selon la rectrice en charge de l'enseignement supérieur. Associée à cet établissement, Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) est dispatchée sur cinq communes des Yvelines.

D'autres universités maillent la région francilienne comme Paris-Est Créteil-Val-de-Marne avec ses sept sites à Créteil (94) et ses trois campus au Sud-Est de Paris, Paris-Nanterre implantée aussi à la Défense (92) ou encore Paris 8 Vincennes – Saint-Denis et Sorbonne Paris Nord – Paris 13 qui comptent respectivement trois et cinq campus en Seine-Saint-Denis.

D’autres universités sont plus spécialisées, telles que Paris-Dauphine – PSL spécialisées en gestion, droit, économie et sciences sociales, Paris-Panthéon-Assas dont l'expertise tourne autour du droit, de l'économie et la gestion, des sciences humaines et sociales ou encore Sorbonne Nouvelle – Paris 3 tournée vers sciences humains et sociales.

Une quarantaine d’écoles d’ingénieurs généralistes ou spécialisées

De nombreuses écoles d'ingénieurs sont également implantées en Île-de-France, soit à travers un campus historique, soit via une antenne. Parmi les écoles d'ingénieurs publiques, certaines sont généralistes, comme l’ENSAM, Mines Paris, CentraleSupélec, Ponts ParisTech ou l’Institut Polytechnique de Paris – regroupement de l’Ecole polytechnique, ENSTA ParisTech, ENSAE ParisTech et l’Institut Mines-Télécom – sur le plateau de Saclay (91).

D’autres sont spécialisées, à l’instar de Chimie ParisTech, l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris, AgroParisTech, ou encore l’École nationale supérieure d’informatique pour l’industrie et l’entreprise. "La spécialisation est plus fréquente parmi les écoles consulaires ou privées, plus axées sur des logiques de marché", décrypte Bénédicte Durand.

Parmi celles-ci, on trouve l’Institut d'optique Graduate School, l’école supérieure d’ingénieurs en électrotechnique et électronique ou l'École supérieure des techniques aéronautiques et de construction automobile.

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L'Île-de-France, lieu majeur pour les écoles de commerce

Outre des dizaines de formations privées, qualifiantes ou diplômantes, la région rassemble cinq écoles de commerce, toutes de haut de tableau : HEC, ESSEC, ESCP Europe, Insead. D'autres écoles de management plus accessibles sont également présentes comme l'ISC Paris, PSB ou encore l'Ipag.

La plupart de leurs homologues régionales y ont aussi une antenne à l'instar de l'Ieseg, l'Edhec, l'EM Normandie, Skema, Neoma… "Plateforme économique et de transports de visibilité internationale, l'Île-de-France est vraiment le lieu majeur pour les business schools", appuie Bénédicte Durand.

Concernant les écoles de journalisme, la région regorge de cursus de haut vol : le Centre de formation des journalistes, l’Institut pratique de Journalisme, le CELSA…

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Se former dans les écoles d'art et d'architecture

La région propose également une vingtaine d'écoles d'art et d'architecture. Les apprentis comédiens peuvent, par exemple, se diriger vers le Conservatoire national supérieur d'art dramatique ; les futurs bateleurs, vers l’Académie Fratellini (arts du cirque) ; les musiciens et danseurs, vers le Pôle supérieur d’enseignement artistique de Paris-Boulogne-Billancourt.

Les aspirants aux métiers du cinéma disposent de l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son – La Fémis ou de l’École nationale supérieure Louis Lumière. Les designers et créatifs pourront notamment pousser la porte de l’École nationale supérieure des arts décoratifs ou de l’une des quatre écoles d’arts appliqués de la Ville de Paris : Olivier-de-Serres, Boulle, Duperré ou Estienne.

Et les férus de patrimoine, de l’École du Louvre, l’Institut national d’histoire de l’art ou l’Institut national du patrimoine.

Au niveau des écoles d’architecture, la liste est longue avec différentes écoles publiques comme EAVT, ENSAPLV, ENSAPB, ENSAPM, ESA et ENSAPVS, ENSAV et ENSPV (formation d’architecte paysagiste).

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Des écoles prestigieuses dans Paris

La région compte pléthore d’établissements publics prestigieux, comme l’École des hautes études en sciences sociales, l’École pratique des hautes études, l’École nationale des chartes, les ENS Paris et Paris-Saclay, l’Institut national des langues et des civilisations orientales…

Paris abrite également le plus coté des Sciences po, ainsi que celui de Saint-Germain-en-Laye (78). Un troisième devrait voir le jour en septembre 2023 à Fontainebleau.

L'Île-de-France propose aussi différentes formations spécialisées comme une École nationale vétérinaire, des écoles de service social (EPSS, ETSUP, INSHEA, IRTS), des formations au sport (Ileps, Insep), et même en philosophie et religion (IPC, ICP, Institut protestant de théologie).

Une attractivité toujours croissante

En dépit de son frein majeur – le coût de la vie et du logement – l’attractivité de l'Île-de-France ne se dément pas. "On y trouve tout, résume Bénédicte Durand. Y compris des espaces de calme et d’environnement préservé, à moins d’une heure de la capitale. Bref, ce 'Grand Paris' de l’enseignement supérieur et de la recherche est une terre de tous les possibles."

[1] Source : MESRI, Strater-Stratom 2022

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