1. Recherche : trois investissements pour demain

Recherche : trois investissements pour demain

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La Région finance aujourd’hui les projets de recherche dont les applications se traduiront par les emplois de demain.Article proposé par la région Languedoc-Roussillon.  

Région Languedoc-Roussillon. Future Faculté de Medecine - © Cabinet F. Fontès

Région Languedoc-Roussillon. Future Faculté de Medecine - © Cabinet F. Fontès

La surprise sera de taille pour les étudiants de médecine de l'université de Montpellier : leur toute nouvelle faculté sera livrée fin 2016. Le bâtiment de 11.140 m2, construit en arc de cercle, clair et vitré, ouvert sur un parvis, se déploiera sur six niveaux percés d'une nef centrale. Le projet – qui s'élèvera sur le campus Arnaud-de-Villeneuve – remplacera les locaux de la faculté de médecine du centre-ville, inadaptés aux besoins actuels de l'enseignement et de la recherche. Pour la Région, qui finance seule, c'est un investissement de 40,6 millions d'euros. Un investissement primordial pour garantir aux étudiants des conditions d'études au standard international et pour soutenir l'enseignement et la recherche sur le territoire.

89 chercheurs soutenus depuis 2009


Le Languedoc-Roussillon dispose d'une forte activité de recherche publique. La Région mise sur ce potentiel pour qu'il soit moteur de l'économie du territoire et qu'il en constitue un facteur d'attractivité. La faculté de médecine en est un exemple ; de même que le programme Chercheur(se)s d'avenir qui – depuis 2009 – a permis de soutenir 70 chercheurs pour un budget total d'environ 5,5 millions d'euros. Rebelote en 2013 avec le vote d'une aide de 1 million d'euros pour un appel à projets qui a récompensé 19 chercheurs, dont les projets concernent les grands pôles d'excellence du Languedoc-Roussillon : biologie-santé, chimie, agroenvironnement, eau, mathématiques-informatique-physique-systèmes. Des exemples de leurs travaux ? Sécuriser les transfusions sanguines, améliorer le diagnostic et le traitement des douleurs chroniques, concevoir une pile autorechargeable, etc. Chacun a reçu entre 10.000 et 70.000 euros pour financer ses recherches pendant trois ans. 300 experts scientifiques nationaux et internationaux hors Languedoc-Roussillon ont été mis à contribution pour sélectionner les projets pouvant avoir un impact socio-économique sur le territoire. La valorisation de la recherche sur le territoire – et par conséquent le transfert de technologie des travaux de recherche vers les entreprises – passe inévitablement par cet échange.

Un campus chimie unique en France


Échange encore avec le Pôle chimie Balard, dont la première pierre du bâtiment formation de l'École nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM) et de l'université de Montpellier sera posée en 2015. À terme, ce pôle regroupera, sur le même site, les chercheurs et enseignants-chercheurs des trois instituts de chimie montpelliérains, les étudiants et les partenaires industriels. "Un campus 'intégré' de chimie de cette dimension sera unique en France", se réjouit André Vioux, directeur du pôle. Sur une superficie totale de 35.000 m2 – comprenant les bâtiments Recherche et Formation –, son budget est de 103 millions d'euros. Financé en quasi totalité par la Région, ce pôle mise sur le potentiel d'innovation des chimistes pour contribuer au développement économique du Languedoc-Roussillon.

Les nouvelles technos au cœur de la fac de médecine
En plus de cinq amphithéâtres et des salles de cours, deux étages sont réservés à l'utilisation des nouvelles technologies. Le centre d'apprentissage par simulation recréera un environnement médical avec bloc opératoire, salle de réanimation motorisée, consoles virtuelles... Ainsi, les étudiants pourront s'entraîner sur des mannequins bardés d'électronique aux opérations, à l'anesthésie-réanimation, ou encore aux accouchements.