1. Gare au plagiat !

Gare au plagiat !

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Si les ressources documentaires sont facilement accessibles sur Internet, cela ne signifie pas qu’elles soient librement reproductibles dans un devoir étudiant. Très répandue, la pratique du « copier-coller » est illégale et peut être lourdement sanctionnée.

Une pratique répandue…

Selon une enquête réalisée auprès de quelque 1 200 étudiants inscrits à l’université ou dans une grande école et parue en février 2006 (www.compilatio.net/enquete.php), trois étudiants sur quatre déclarent avoir recours au « copier-coller ». C’est dans les disciplines technologiques et scientifiques (informatique, électronique, maths, physique…) que la pratique est la plus fréquente. Mais les étudiants en sciences humaines, économie, lettres et langues y ont également recours.

… mais peu discrète

Les professeurs sont cependant rarement dupes ! La plupart disent pouvoir repérer facilement dans un devoir ce qui est directement recopié du Net. « Quand un passage a un style un peu ronflant et qu’il est dépourvu de fautes d’orthographe alors que le reste du devoir en est truffé… j’ai des doutes, explique Françoise Hatchuel, maîtresse de conférences en sciences de l’éducation à Paris 10. Dans ce cas, je saisis un extrait du texte sur Google et, en général, ça ne manque pas : je retrouve la source immédiatement. »

Les détecteurs de plagiat

Devant l’ampleur du phénomène, certaines universités (Lyon 2, les IAE de Paris 1, Paris 12, Rennes 1…) et écoles de commerce ou d’ingénieurs (ICN Nancy, Reims Ecole de management, HEC, EM Lyon, ESIEA, Télécom Paris…) ont choisi d’ailleurs de s’équiper de logiciels dédiés à la détection du plagiat.

« Ces outils permettent de vérifier les documents dans leur intégralité et dans n’importe quelle langue, précise Frédéric Agnès, créateur du logiciel Compilatio. Dans le cas de rapports ou mémoires un peu longs, le diagnostic délivré par le logiciel peut dispenser le professeur de lire un devoir qui aurait été simplement recopié. »


Le droit d’auteur aussi sur le Net

L’objectif des détecteurs de plagiat n’est pas tant de « fliquer » les étudiants que de leur faire prendre conscience de l’illégalité du « copier-coller ». En effet, tout document mis en ligne, qu’il s’agisse d’un texte, d’une photo ou d’un dessin, a un auteur et est à ce titre protégé par le code de la propriété intellectuelle (www.legifrance.gouv.fr).

Ce que vous risquez. Dans les chartes informatiques et Internet adoptées par de nombreuses écoles et universités, la notion de droit d’auteur est d’ailleurs toujours rappelée. Les étudiants convaincus de plagiat peuvent passer devant la commission disciplinaire du conseil d’administration de leur établissement. Les peines peuvent aller du simple avertissement à… l’exclusion définitive !

La règle d’or : citer ses sources. Bien sûr, vous avez le droit de nourrir votre réflexion par l’apport d’auteurs qui ont déjà travaillé sur votre sujet. Mais vous avez le devoir de donner précisément vos sources et, lorsque vous citez un texte, d’utiliser les guillemets.

Attention, cela signifie aussi que vous avez identifié l’auteur des propos rapportés. Si vous citez un document issu du Net, vous devez indiquer l’URL du site et la date de publication (certains liens deviennent vite obsolètes).

Règles et usages. De nombreuses facs et écoles mettent aujourd’hui en ligne des guides qui détaillent les règles et usages en matières de citations. Mais vous pouvez aussi vous reporter à un document très clair réalisé par l’université d’Ottawa (www.uottawa.ca/plagiat.pdf).

Le Pompotron
Les créateurs du logiciel Compilatio ont aussi développé un outil pour les étudiants, le Pompotron (www.pompotron.com) : il permet de retrouver la source de documents copiés sur Internet. Le coût de l’analyse d’un fichier se monte à 1,80 € (le paiement se fait par le biais d’un appel surtaxé).

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