Artisanat

Les métiers de l’artisanat sont regroupés en quatre grandes familles : alimentation, bâtiment, production et services.

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Si CAP (certificat d’aptitude professionnelle) et BEP (brevet d’études professionnelles) suffisent pour exercer un bon nombre d’activités dans l'artisanat, désormais, certaines exigent un niveau hautement qualifié qui s’acquiert en BTS (brevet de technicien supérieur) ou en DUT (diplôme universitaire de technologie).

BEP, CAP et CTM : un premier niveau de qualification

Le CAP est un diplôme courant dans l’artisanat. Il se prépare en deux ans après la classe de troisième, en contrat d’apprentissage, et forme des ouvriers ou employés qualifiés dans un métier bien précis. Une partie de l’enseignement porte sur les matières générales, le reste sur l’enseignement professionnel. Pour certains métiers, mieux vaut cependant compléter sa formation par une MC (mention complémentaire). Seuls les très bons élèves de CAP parviennent à poursuivre leurs études en bac professionnel, bac technologique ou BP (brevet professionnel). Parmi les spécialités de CAP les plus répandues : fleuriste, cuisine, employé de commerce multi­spécialités.

Autre diplôme de la voie professionnelle : le BEP. Il constitue une certification intermédiaire. Il est maintenant préparé et passé dans un cursus menant au baccalauréat professionnel. Ce diplôme peut être obtenu de manière autonome par des candidats à titre individuel ou des candidats de la formation continue et de la validation des acquis de l’expérience.

Enfin, le CTM (certificat technique des métiers) est délivré par les CMA (chambres de métiers et de l’artisanat). Il se prépare en apprentissage en deux ans après la classe de troisième et permet d’acquérir un premier niveau de qualification technique. Il existe un peu plus de dix spécialités, qui vont d’auxiliaire en prothèse dentaire à toiletteur canin et félin en passant par assistant photographe.

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Brevet pro, bac pro et MC : approfondir ses compétences

Si vous souhaitez acquérir une qualification plus aboutie, optez pour un bac professionnel : en trois ans d’études après la classe de troisième, il permet d’acquérir un niveau d’ouvrier hautement qualifié. Il existe des bacs pro dans des spécialités aussi diverses qu’aménagement paysager, pilote de ligne de production, ou encore commerce ou réparation de carrosserie.

Il peut être proposé en alternance, avec une ­répartition du temps passé en entreprise variable selon les établissements. Après votre bac pro, vous pouvez entrer directement dans la vie active, ou bien intégrer un BTS si vous avez un bon dossier.

Autre option : préparer un bac technologique. Cette formation en trois ans permet de renforcer et d’approfondir ses connaissances et compétences, après la classe de troisième. Le bac technologique est plus favorable à la poursuite d’études (notamment en BTS ou en DUT) que le bac professionnel.
À savoir : il se prépare exclusivement à temps plein au lycée. Il existe huit séries technologiques, dont certaines très répandues comme le bac STMG (sciences et technologies du management et de la gestion) ou le bac STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable), et d’autres moins courues comme TMD (techniques de la musique et de la danse).

Si vous voulez poursuivre vos études après un CAP, pensez au BP : en deux années, il permet d’approfondir ses compétences professionnelles dans la même spécialité et atteste d’une haute qualification ouvrière. Souvent ­préalable à un projet de création d’entreprise, il comprend l’enseignement des techniques de gestion. Dans certaines activités, comme la coiffure, le BP est même requis pour pouvoir devenir son propre patron. Il existe une cinquantaine de spécialités, dont esthétique-cosmétique-parfumerie, arts de la cuisine, monteur en installations du ­génie climatique et sanitaire, ou encore responsable d’exploitation agricole.

Le BTM (brevet technique des métiers) : délivré par les CMA, il est accessible après un diplôme de niveau V (CAP, BEP, CTM) et se prépare en deux ans, en apprentissage ou dans le cadre de la formation continue après quelques années d’activité professionnelle. Il permet d’accéder à une fonction d’encadrement dans une entreprise artisanale.

Également délivré par les CMA après une formation de deux ans, le BM (brevet de maîtrise) est, quant à lui, particulièrement adapté aux futurs chefs d’entreprise artisanale. Il prépare notamment à la fonction de maître d’apprentissage, et donne droit, à terme, au titre de maître artisan. On compte moins de 20 spécialités, parmi lesquelles : pâtissier-confiseur-glacier-traiteur, prothésiste dentaire ou maréchal ferrant.


Enfin, la MC est une année de spécialisation post-CAP ou postbac qui répond souvent à une demande exprimée par les recruteurs. Là aussi, les spécialités sont très diverses, allant de technicien en énergies renouvelables à peinture décoration, en passant par ­accueil dans les transports.

BTS et DUT : un niveau de plus en plus prisé

Dans l’artisanat, priorité est donnée à l’insertion professionnelle. Cependant, la part d’élèves qui préfèrent poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur est en réelle augmentation. En la matière, la formation la plus adaptée demeure le BTS. Le DUT est néanmoins également envisageable.

Ainsi, ont été créés récemment les BTS métiers de l’esthétique-cosmétique-parfumerie et métiers de la coiffure.
Dans certains secteurs de l’artisanat (notamment le BTP [bâtiment et travaux publics]), la maîtrise des nouvelles technologies exige un niveau ­encore plus élevé, jusqu’au titre d’ingénieur.

Artisanat d’art : les formations pointues du CAP à la grande école d’art

Relieur, ébéniste d’art, luthier, céramiste… certains artisans sont également des artistes. À l’exemple des autres domaines de l’artisanat, il existe un certain nombre de CAP, de BEP, de BP, de BT (brevets de technicien), de bacs professionnels (artisanat et métiers d’art, par exemple) qui préparent aux métiers d’art. Les DMA (diplômes des métiers d’art), de niveau bac + 2, et le BTS concepteur en art et industrie céramique vont être remplacés par le DNMADE (diplôme national des métiers d’art et du design), qui confèrera le grade de licence, en 2018 ou 2019 selon les académies.

En outre, certaines écoles d’art réputées ont des filières consacrées à l’artisanat d’art ; c’est le cas par exemple de l’école Boulle ou de l’ESAA Duperré à Paris.


Consultez aussi le guide des métiers de l'artisanat.

Info plus

www.artisanat.fr, site des chambres de métiers et de l'artisanat.
www.institut-metiersdart.org, site de l'Institut national des métiers d'art.

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