Enseignement

Cinq années d’études attendent les étudiants qui se destinent à l'enseignement. Seules les deux dernières années sont professionnalisantes : elles préparent au concours et à l'exercice du métier.

Enseignement

Pour devenir enseignant, la première étape consiste à décrocher une licence. Toutes les disciplines sont envisageables, le mieux étant de privilégier une matière enseignée dans le primaire ou le secondaire (lettres, mathématiques, histoire-géographie, langues, sciences, etc.). 

Dès la licence, des parcours ou options de préparation aux métiers de l'enseignement sont généralement proposés aux étudiants qui désirent s'engager dans cette voie.

La deuxième étape sera de s'inscrire en master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation), qui comporte plusieurs mentions : premier degré (professeur des écoles), second degré (enseignant du secondaire), encadrement éducatif (conseiller principal d’éducation). Les différents concours auxquels ont accès les étudiants permettent d’enseigner dans le premier degré (écoles maternelles et primaires) ou dans le secondaire (collèges et lycées), dans le public ou dans le privé.

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La première année du master MEEF est surtout axée sur la préparation du concours de recrutement, qui a lieu à la fin de l’année, mais les admis devront tout de même valider la deuxième année car l’obtention du diplôme est indispensable pour exercer le métier.

Les masters MEEF sont organisés par les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l’éducation) au sein des universités.

À noter que les instituts catholiques proposent aussi des masters MEEF en partenariat, tout indiqués lorsque l'on envisage une carrière de professeur dans le privé.

Au programme de tous ces concours : deux épreuves écrites d’admissibilité et deux épreuves orales (une mise en situation professionnelle et un entretien).

Si tout se passe bien pour l'étudiant (il est admis au concours et a décroché son M1), il poursuit ses études en seconde année de MEEF. Si l'étudiant échoue au M1 mais réussit au concours, il garde le bénéfice du concours une année.

En cas d’échec au concours, l'étudiant a la possibilité de le repasser ou peut envisager une réorientation dans un autre master (au niveau M1 ou M2 selon qu'il a réussi ou non ses examens).

La seconde année du master MEEF est considérée comme une année de formation en alternance : les étudiants deviennent fonctionnaires stagiaires et suivent des cours à l’ESPE tout en effectuant un stage en responsabilité équivalant à un mi-temps devant les élèves. Durant cette période, les enseignants stagiaires sont rémunérés entre 1.7950 € et 2.076 € brut par mois.

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Professeur des écoles : auprès d'enfants de 2 à 11 ans

Le CRPE (concours de recrutement de professeurs des écoles) permet d'enseigner dans les écoles maternelles et primaires, à raison de vingt-quatre heures de présence hebdomadaire devant les élèves et cent huit heures annuelles de travail d'équipe, d'activités pédagogiques complémentaires et de participation au conseil d'école. En 2018, sur les 28.833 candidats présents aux épreuves, 15.894 ont été admissibles et 9.950 admis pour les 10.536 postes offerts au concours externe (dont plus de 2.300 pour les seules académies de Créteil et de Versailles).

Professeur certifié : au collège et au lycée

Le CAPES (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement secondaire), le sésame pour enseigner en lycée ou collège public, concerne une trentaine de disciplines : allemand, anglais, espagnol, histoire-géographie, lettres, philosophie, sciences économiques et sociales, etc.

À noter : certaines matières attirent moins de candidats que d’autres si bien que tous les postes ne sont pas pourvus. C’est le cas pour les mathématiques, les lettres classiques et l'allemand.

À la session 2018 du concours externe, 5.833 postes étaient ouverts au CAPES et seuls 5.475 candidats ont été admis, soit un peu plus de 28 % des présents aux épreuves d'admissibilité.

L'équivalent du CAPES dans le secteur privé est le CAFEP (certificat d’aptitude aux fonctions d’enseignant dans les établissements d’enseignement privé) : 8.014 can­didats étaient inscrits en 2018 pour 881 postes offerts.

Les autres concours de professeurs certifiés dans le public sont :

le CAPEPS (certificat d'aptitude au professorat d'éducation physique et sportive), qui s'adresse aux titulaires d'une licence STAPS et débouche sur le métier de professeur d'éducation physique et sportive (700 postes en 2018) ;

le CAPET (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique), qui permet d'enseigner dans l'une des disciplines proposées au concours, telles que les sciences industrielles de l'ingénieur, l'économie et la gestion ou encore l'esthétique-cosmétique (495 postes offerts en 2018 pour 6.814 inscrits) ;

le CAPLP (certificat d'aptitude au professorat de lycée professionnel), qui ouvre les portes des établissements professionnels pour y enseigner – selon le concours passé – les ­lettres et l’histoire-géographie, le génie mécanique, les arts appliqués… (1.580 postes offerts en 2018 et 1.413 admis).

Professeur agrégé : après un master validé

L'agrégation permet d'enseigner dans les lycées et dans le supérieur (classes préparatoires, BTS, université). Pour la passer, il faut avoir déjà obtenu le master (contrairement aux autres concours de l'enseignement).

Une fois ce diplôme en poche, s'ajoute une année de préparation dans une ESPE ou au sein d'une ENS (école normale supérieure), à  LyonParis, Paris-Saclay ou Rennes.

Le professeur agrégé assure quinze heures de cours hebdomadaires pour les matières littéraires, scientifiques ou techniques (dix-sept heures pour l'éducation physique et sportive) mais son travail n'est bien sûr pas limité à sa présence en classe. En 2018, 9.598 candidats se sont présentés aux épreuves de l’agrégation (1.555 postes étaient ouverts et il y a eu seulement 1.443 admis).

Professeur et docteur : le grade le plus élevé

Le doctorat (bac+8 au minimum) est le passage obligé pour une carrière d'enseignant-chercheur à l'université. Il s'obtient en soutenant une thèse de recherche. Attention, le doctorat n'est pas un concours, mais un diplôme. C'est la raison pour laquelle le doctorat ne garantit pas de débouchés dans l'enseignement. Certains doctorants ­s'insèrent dans le secteur privé pour faire de la recherche en entreprise.

Pour enseigner dans le supérieur, il faut obtenir la qualification aux fonctions de maître de conférences ou de professeur des universités (pour cette dernière, il faut avoir en plus obtenu une HDR [habilitation à diriger des recherches]), puis poser une candidature auprès d'un établissement et passer une sélection, qui dépend du nombre de postes ouverts chaque année.

Info plus

devenirenseignant.gouv.fr, site du ministère de l'Éducation nationale.
reseau-espe.fr, site du réseau des ESPE.
enseignement-catholique.fr, site de l'enseignement catholique.


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