Santé

Une vaste réforme des études de santé aboutit en 2020 à la suppression du numerus clausus et des concours de la PACES. Voici les différents parcours pour devenir médecin, chirurgien-dentiste ou maïeuticien (sage-femme). 

Santé

Médecine, pharmacie, dentaire, maïeutique (sage-femme) et masseur-kinésithérapeute : ces cinq filières distinctes avaient de nombreux points communs, à commencer par la PACES (première année commune aux études de santé) et le service sanitaire. C'est ensuite, grâce aux stages, que vous découvriez des métiers exigeants mais gratifiants et variés. 


Depuis, la réforme est passée par là. Tout commence sur Parcoursup. 

Le lycéen pourra opter pour une licence, avec une option « accès santé » (LAS) ou un parcours « accès spécifique santé » (PASS).

Dans le premier cas, il pourra choisir une licence (scientifique ou non) assortie d’une « mineure » en santé. Dans le second cas il s’inscrira en première année de médecine (comme l’ex PACES) via la voie MMOP (pour Médecine, Maïeutique, Odontologie et Pharmacie).

De la chirurgie à la prothèse, de la salle de naissance au laboratoire, du généraliste au spécialiste… il existe mille et une manières d'exercer dans le domaine de la santé.
Pas de soucis côté débouchés ! Pour réussir vos études dans cette voie, il vous faudra de bonnes bases scientifiques, de la motivation, de la patience et une grande capacité d'écoute.
 

Passer le cap de la première année

Pour pouvoir passer en deuxième année de médecine il faudra avoir validé 60 ECTS en un an. Certains excellents élèves seront admis d’office, mais les résultats devront être supérieurs à un seuil défini par chaque université. Il sera alors possible de choisir sa spécialité : Médecine, Maïeutique, Odontologie, ou Pharmacie). En cas d’échec il sera possible d’accéder à une « Licence Accès Santé » afin d’obtenir une deuxième (et dernière) chance de candidater aux filières MMOP, en L2 s’ils ont validé leur année.



Il existe aussi des alternatives à la PACES : deux dispositifs permettent en effet d’éviter la PACES.
– AlterPACES, proposé à la rentrée 2018 dans une quinzaine de facs (Aix-Marseille, Angers, Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon 1, Marseille, Paris 5, Paris 7, Paris 13, Poitiers, Reims, Rennes 1, Rouen, Saint-Étienne, Strasbourg, Tours) pour les étudiants de certaines L2 ou L3 souhaitant rejoindre une deuxième ou troisième année d’une filière santé.
– PluriPass, à l’université d’Angers, qui a remplacé la PACES par une L1 spécifique donnant accès aux épreuves d’admission en deuxième année d’études de santé. Autres expérimentations depuis la rentrée 2018 : la PACES adaptée à l'UBO de Brest, le contrôle continu en PACES à l'université de Grenoble-Alpes et la PACES 1 de Paris-Descartes.

Médecine : de neuf à douze ans d'études

Les deuxième et troisièmes années seront là pour donner les bases du domaine médical là où les quatrième, cinquième, et sixième années approfondiront les pathologies, la prévention et laisseront de plus en plus de place à la formation pratique et clinique.

Attention, jusqu’à présent il existait en fin de sixième année, une évaluation des compétences cliniques pour répartir les candidats dans les différentes spécialités de médecine (anesthésie-réanimation, gériatrie, neurochirurgie, allergologie, médecine générale, psychiatrie…). À partir de la rentrée 2020, ces ECNI comme on les appelait (épreuves classantes nationales informatisées) sont supprimées, avec cet objectif, comme pour la première année d’accès aux études de santé, de diversifier les parcours et de valoriser les diverses compétences acquises dans ces différents cursus. La régulation par l’État du nombre de places proposées dans chaque spécialité et chaque territoire est, en revanche, maintenue.

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Suivront en tous cas trois ans d’Internat pour devenir médecin généraliste, et trois ans supplémentaires pour les spécialistes, comme les chirurgiens ou les pédiatres. Ce n'est qu'une fois leur thèse soutenue avec succès que les internes obtiennent le titre de docteur en médecine.

Lire aussi : Réussir ses études de santé

Pharmacie : pour les amateurs de chimie

Les études de pharmacie durent de six à neuf ans selon la filière (officine, industrie, internat).
Après le cap de la première année, les deuxième et troisième années sont plutôt théoriques. La quatrième année est une période charnière qui propose un premier semestre de tronc commun avant une spécialisation au second semestre.

La cinquième année, dite AHU (année hospitalo-universitaire), met encore davantage l'accent sur la pratique. Les étudiants appliquent leur savoir à l'hôpital pendant une année à mi-temps ou pendant six mois à temps plein.
Ils peuvent ensuite opter pour un cycle court d’un an avec une spécialisation en officine ou en industrie, ou pour un cycle long de quatre ans, appelé internat, accessible sur concours.
La filière "officine" débouche sans surprise sur le travail en… officine. La filière "industrie" mène à une carrière dans l'industrie pharmaceutique, agroalimentaire ou cosmétique. 

L’internat offre des débouchés dans le privé ou dans le public. 

Dentaire : près de 90 % en libéral

Pratique et professionnalisée, la formation d'odontologie (ou dentaire) dure au moins cinq ans après la première année à l'université (ex PACES). Les études sont organisées en trois cycles.

Le premier se déroule sur 3 ans. Le 2e cycle sur 2 ans. Le 3e cycle comprend un cycle court d’un an ou un cycle long de trois ans. Le cycle court (la sixième année) concerne les étudiants qui se destinent à l’exercice libéral. Ils soutiennent une thèse obtiennent le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire. Il est consacré à la préparation de l’exercice autonome de la profession. Le cycle long, nommé internat, est accessible sur concours : il permet d’obtenir un DES (diplôme d’études spécialisées) dans l’une des trois spécialités : orthodontie, chirurgie orale, médecine bucco-dentaire.

Près de 90 % des professionnels optent pour l’exercice libéral, comme généraliste ou avec une spécialité (ortho­dontie). Les 10 % restants travaillent en milieu hospitalier. Il est possible d’envisager une carrière de chercheur.

Sage-femme : un cursus en cinq ans

La formation de sage-femme est dispensée dans une trentaine d'écoles agréées par le ministère de la Santé et dépendantes des CHU (centres hospitaliers universitaires). Ces écoles sont souvent rattachées ou liées à une faculté de médecine.

Le cursus dure quatre ans : la première année d’accès aux études de médecine (ex-PACES, voir plus haut) et deux cycles de deux ans en école de sage-femme.

Le premier cycle mêle théorie, pratique et, dans une moindre mesure, clinique. Au programme : sémiologie, gynécologie, obstétrique, pédiatrie, néonatalogie, droit, sciences humaines et sociales, anglais médical, santé publique, pharmacologie, virologie, anatomie et gestes techniques.
Les stages courts en alternance avec les cours, une dizaine de semaines en deuxième année puis une vingtaine en dernière année, abordent les soins infirmiers, le suivi prénatal, la salle d’accouchement et les suites de couches. 
Le DFGSMa (diplôme de formation générale en sciences maïeutiques), de niveau licence, sanctionne ce premier cycle.

Le second cycle comprend plus de stages, dont un d’un semestre, à temps plein, en dernière année. Au tronc commun, s’ajoute toute une partie “individualisée ” afin de s’orienter éventuellement vers la recherche ou d’en apprendre davantage en maïeutique ou autre. À la fin de ce second cycle, l’étudiant présente un mémoire de fin d’études et passe un certificat de synthèse clinique et thérapeutique.
Une fois son diplôme d’État en poche, la sage-femme peut travailler à l’hôpital public, dans des établissements privés, en PMI (protection ­maternelle et infantile) ou à titre libéral, seule ou en maison médicale.

Lire aussi : PACES : le classement 2017 des facs de médecine 

Info plus
www.remede.org, site de la communauté médicale.
www.anepf.org, le site de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France.
www.ordre-chirurgiens-dentistes.fr, le site de l’Ordre national des chirurgiens-dentistes.
www.ordre-sages-femmes.fr, le site de l’Ordre des sages-femmes.

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