Mode

Si Paris est la capitale de la haute couture, les métiers de la mode s’exercent aussi à l’international. Des débouchés existent, tant dans la création que dans le marketing ou le design de points de vente.

Mode

La mode ne se limite pas aux grands créateurs comme Jean Paul Gaultier ou Marc Jacobs… Le secteur mobilise une vaste palette de métiers.

Les offres d’emploi publiées sur le site du “Journal du textile” en sont un bon indicateur : sont recherchés des modélistes, stylistes, responsables de collection, graphistes, mais aussi des acheteurs, chefs de produit et commerciaux. Les entreprises recrutent également des directeurs recherche et développement et des ingénieurs textile pour imaginer et inventer des matériaux innovants et intelligents.

Pour se former à ces métiers, il existe des écoles de bon niveau : publi­ques, mais surtout privées. Sachez que la tendance est à l’allongement des études, de plus en plus tournées vers l’international. 

DNMADE, mention Mode

Depuis la rentrée 2018, la MANAA a été remplacée par le DNMADE (Diplôme National des Métiers d’Art et du Design), de grade licence. Il se substitue aux DMA (Diplômes des Métiers d’Art) et aux BTS en arts appliqués et design de mode.

Parmi les 14 mentions du DNMADE, on trouve celle orientée sur la mode. La formation s’articule autour d’enseignements généraux en philosophie, sciences humaines en culture des arts, du design et des techniques, auxquels s’ajoutent des enseignements transversaux de méthodologie, de contexte économique et juridique et des enseignements de pratique professionnelle sous forme d’ateliers.
La mention Mode formera plus précisément encore à la création de vêtements, au design de mode et à une réflexion autour de l’image. Douze à 16 semaines de stage en France ou à l’étranger sont prévues dans la formation. Une dizaine d’établissements dispensent le DNMADE mention Mode.

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Écoles de mode : des études très pratiques

Le département de la mode de l’Ensad (École nationale supérieure des arts décoratifs) réputé auprès des professionnels, délivre un diplôme conférant le grade de master.

On compte également une cinquantaine d’écoles de mode privées. La plupart d’entre elles concilient l’enseignement technique (coupe, modélisme, couture, patron), l’enseignement créatif (recherche de tendances, création) et la culture générale (histoire de la mode).

L’IFM (Institut Français de la Mode) est réputé dans le monde entier et accueille de nombreux étrangers. Les élèves suivent quatre ans de formation complète, à la fois créative et technique. De la création au défilé devant des professionnels, les étudiants réalisent tout de A à Z.

Le Studio Berçot, également à Paris, est célèbre pour la créativité de ses anciens élèves, dont certains ont lancé des marques prestigieuses telles que Lolita Lempicka ou Isabelle Marant.

Mais la plus ancienne est sans doute l’Esmod (Bordeaux, Lyon, ParisRennes, Roubaix) qui a fêté ses 175 ans en 2016. Elle est connue pour ses méthodes, ses cours de modélisme dispensés dès la première année : les étudiants peuvent, par exemple, plancher sur le logo d’une griffe ou le packaging d’un parfum.

L’Atelier Chardon-Savard, avec des formations en trois ou quatre ans, est réputé au niveau créatif et tech­nique.

Enfin, Lisaa Paris mode propose une formation en trois ans de plus en plus appréciée des professionnels.

Ces trois dernières écoles délivrent des titres certifiés niveau II au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles).

Certaines écoles sont plus axées sur le management. Dans ce domaine, Mode Spé Paris dispense une formation, certifiée niveau I au RNCP, de directeur du développement des produits de la mode. Mais le nec plus ultra est l’IFM (Institut Français de la Mode), à Paris, qui propose notamment un troisième cycle en management de la mode, très prisé.