1. Ça bouge dans les amphis : vos envies d'entrepreneur encouragées

Ça bouge dans les amphis : vos envies d'entrepreneur encouragées

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Vous avez la fibre pour devenir le prochain Steve Jobs ou le nouveau Mark Zuckerberg ? Sachez que la période des études est propice à l’innovation et à la création d’entreprise. Selon une enquête de la Conférence des grandes écoles, le nombre d’entreprises créées ou reprises par des étudiants des grandes écoles a progressé de 35 % en 2011.

Et 97 % des établissements interrogés déclarent favoriser l’entrepreneuriat chez leurs étudiants à travers leur offre d’enseignements. De Dauphine (master en entrepreneuriat) à l’ESCP Europe (master spécialisé innover et entreprendre), de l’ESC Troyes (majeure création et reprise d’entreprise) à l’ESSCA (majeure entrepreneuriat), la majorité des écoles de management propose des formations.

Mais aussi des incubateurs pour accompagner les jeunes entrepreneurs en termes de conseil, d’hébergement et de financement. En la matière, l’EM Lyon fait figure de précurseur : elle a lancé dès 1984 un incubateur qui a vu la création ou la reprise de 800 entreprises depuis. Mais l’entrepreneuriat n’est plus l’apanage des écoles de commerce : dans les écoles d’art, de communication ou même de journalisme, les notions de "business model" et de suivi de projets ont fait leur apparition.

Nouvelles technologies - le Labo de l'Édition - Paris // © Gilles Rolle/REA

CRÉER SON ENTREPRISE. L’esprit d’entreprise est de plus en plus reconnu comme une qualité importante chez les jeunes diplômés et recherché par les employeurs. Dans les incubateurs (ici le Labo de l’édition, à Paris), les jeunes entrepreneurs sont accompagnés pendant plusieurs mois pour créer leur société // © Gilles Rolle/REA

Des profs qui vous coachent

Tout jeune diplômé de l’EDC Paris, Lucas, 23 ans, a créé l’an dernier avec succès StarOfService, plate-forme Web qui met en relation des particuliers avec des fournisseurs de services. Vous recherchez un(e) baby-sitter, un photographe pour votre mariage, un professeur de tennis ? Ce site vous fournit gratuitement contacts et devis de professionnels dans votre quartier. Lancé en octobre 2012, avec 13.000 € de capital (financé par des prêts étudiants), le site a déjà reçu deux prix récompensant de jeunes start-up (prix du public Startup Academy 2013 et prix du public Moovje).

"Le master en management entrepreneurial de l’EDC donne les outils et les connaissances nécessaires pour se lancer, par exemple, en stratégie marketing ou de communication, raconte Lucas. Les six derniers mois avant le diplôme, nous avons le choix entre un stage en entreprise ou le lancement de notre propre activité : c’est ce que nous avons fait, avec mes deux associés, dont l’un, Tony, était également étudiant à l’école."

Outre le soutien d'enseignants de l’EDC qui ont accompagné et conseillé Lucas, le jeune diplômé a apprécié le côté pratique de sa formation. "Avoir intégré la junior-jntreprise de l'école dès la 1re année a été très formateur. Tous les jeudis après-midi, nous passions des dizaines d’appels téléphoniques pour trouver des nouveaux clients, avec de nombreux refus à la clé. C’est désa­gréable, mais c’est une expérience forte !"

Patron avant même d’être diplômé

Les écoles d’ingénieurs sont aussi de plus en plus nombreuses à proposer des cours, voire des filières spécifiquement dédiées à l’entrepreneuriat. Au programme : gestion de projet, management, élaboration d’un business-plan, propriété industrielle… Ces formations suivent le double objectif de susciter la création d’entreprise et de développer un état d’esprit différent, plus inventif et innovant, chez les étudiants.

À l'INSA Lyon, c’est dans la filière Ingénieurs Entreprendre que les élèves de dernière année peuvent faire mûrir un projet de création d’entreprise qui remplace le traditionnel projet de fin d’études. À Grenoble INP, le module CECA (création d'entreprise, création d’activité) génère chaque année une soixantaine de projets d'entreprises. "Au total, 500 projets ont été présentés depuis la création du module, dont environ un quart mériterait d’être approfondis et seraient susceptibles d’être concrétisés", conclut Christian Guicherd, enseignant à la cellule Entreprise et innovation de l’INP.

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