1. Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof
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Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof

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Le point commun entre Camille, Cécile, Idriss, Quentin, Audrey, Jean-Guillaume, Mélanie et Amélie ? Avoir choisi, malgré les obstacles, de faire ce dont ils avaient envie. De suivre leur passion quand les adultes rêvaient d’autre chose pour eux. De viser haut quand rien ne les y destinait. D’arrêter des cursus d’excellence parce qu’ils ne leur correspondaient plus. Découvrez comment ils y sont parvenus à l’heure où l’on vous demande de faire vos premiers choix d’orientation…


Mélanie, 25 ans, directrice adjointe d’un hôtel : “Je m’imaginais enseignante comme mes parents, mais une fois devenue assistante d’éducation, l’enseignement ne me faisait plus du tout envie.” Crédit Photo : J.F.Badias/Andia

Après un bac L et une licence d’anglais, Mélanie Boehrer-Taboga échoue une première fois au CAPES (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire). Décidée à repasser le concours, la jeune fille de 21 ans travaille alors comme assistante d’éducation dans un lycée hôtelier et prend conscience de faire fausse route.
“Je m’imaginais enseignante, comme mes parents, tous deux professeurs de sport. En fait, je ne voyais que les avantages de ce métier : les nombreuses vacances, un salaire correct et du temps libre, raconte la jeune femme. Mais là, j’étais dans un lycée et l’enseignement ne me faisait plus du tout envie.”

“Un ami m’a dit que je pouvais m’inscrire en licence pro”


En revanche, à force d’échanger avec les élèves et de discuter avec l’un de ses collègues, Mélanie se sent de plus en plus attirée par le secteur de l’hôtellerie. L’assistante d’éducation renonce alors à passer le CAPES une seconde fois, mais garde le soutien de ses parents, ce qui lui permet de prendre le temps de peaufiner son projet.

“Un ami, professeur de gestion, qui enseignait notamment en licence professionnelle hôtellerie-tourisme, m’a expliqué que je pouvais m’inscrire dans cette section et que mes études d’anglais seraient même un atout.” La jeune femme n’a pas le sentiment d’avoir perdu une année : “J’avais trouvé ce que je voulais faire.” Mélanie se rend bien compte qu’elle s’engage dans un milieu où les vacances sont rares et les horaires très chargés. Pourtant, les stages qu’elle effectue pendant sa licence professionnelle ne font que confirmer son choix de poursuivre dans cette voie.

“Si j’étais devenue prof…”

Depuis décembre 2009, Mélanie est directrice adjointe d’un hôtel Ibis à Mulhouse (68). Licence pro en poche, elle a enchaîné les entretiens. “J’avais été refoulée pour un poste de réceptionniste parce que j’étais trop qualifiée, alors je me suis représentée pour répondre à une offre d’emploi de directrice adjointe.” L’audace a payé. Le directeur a misé sur sa capacité d’adaptation. Mélanie, qui reconnaît avoir dû compenser son manque d’expérience en travaillant encore plus, est très heureuse d’avoir pris du recul pour réfléchir à son projet professionnel. “Si j’étais devenue prof, cela n’aurait pas été ­évident de faire autre chose après…”, conclut-elle. 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Spécial orientation : Audrey, l’envie précoce de travailler avec les animaux Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof Spécial orientation : Idriss, de l’éducation prioritaire à la préparation d’une grande école Spécial orientation : Camille, du bac L à la déco Spécial orientation : Jean-Guillaume, d’une école de commerce à l’ébénisterie Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine ! Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine