Cours d'anglais 19 : les réponses courtes et les question tags

Par Gaëlle Jolly, publié le 30 Septembre 2016
5 min

Ce n’est pas toujours facile d’exprimer sa surprise, son approbation ou encore sa désapprobation spontanément dans une langue étrangère. En anglais, on utilise beaucoup les auxiliaires et les questions tags, comme le rappelle Gaëlle Jolly, auteur du guide "Anglais au lycée : faites la différence", publié aux Éditions de l'Etudiant (extraits).

Comment s’exclamer "moi aussi" ou "moi non plus" au moment voulu ? En français, un simple "oui" ou "non" suffit pour répondre à une question alors qu’en anglais les réponses courtes utilisent très largement les auxiliaires. C’est une question d’habitude, efforcez-vous d’imiter ce que vous entendez ou lisez.

Qu’est-ce qu’un question tag ? Vous avez probablement déjà entendu que les question tags correspondent au "n’est-ce pas ?" français. En y réfléchissant davantage, ce "n’est-ce pas ?" français est-il si courant ? Est-il vraiment juste de traduire un question tag par "n’est-ce pas ?" en toute circonstance ?

Les réponses courtes

fleche-rouge Réponses en Oui/Non

En anglais, il faut obligatoirement utiliser l’auxiliaire correspondant à la première partie de l’énoncé pour apporter une réponse brève.
Have you seen her? Yes, I have/No, I haven’t. (Est-ce que tu l’as vue ? Oui/Non)

Si l’auxiliaire n’apparaît pas dans l’énoncé initial, comme au présent simple ou au prétérit simple, il faut néanmoins l’utiliser dans la réponse.
I guess she worked hard these days. Yes, she did./No, she didn’t. (J’imagine qu’elle travaillait dur à cette époque. Oui/Non.)

fleche-rouge Réponses du type "Moi aussi"/"Moi non plus"

Si le premier énoncé est positif, on utilise so, directement suivi de l’auxiliaire correspondant au premier énoncé.
I love Johnny Depp. So do I. (J’adore Johnny Depp. Moi aussi.)

Si le premier énoncé est négatif, on utilise neither, directement suivi de l’auxiliaire correspondant au premier énoncé.
He has never been to New York. Neither have I. (Il n’est jamais allé à New York. Moi non plus.)

fleche-rouge Réponses du type "Moi si"/"Moi pas"

Si l’on souhaite réagir contre ce qui vient d’être dit, on utilise l’auxiliaire de l’énoncé de départ à la forme positive si l’énoncé est négatif et à la forme négative si l’énoncé est positif.
They didn’t like this film. I did. (Ils n’ont pas aimé ce film. Moi si.)
We enjoyed the concert. She didn’t. (Nous avons apprécié le concert. Pas elle.)

fleche-rouge Réponses courtes en so et not

So et not permettent de reprendre ce qui précède sans recours à un auxiliaire.
Do they often see each other? (Est-ce qu’ils se voient souvent ?)
I think so/I don’t think so. I hope so/I hope not. (Je crois/Je ne crois pas. J’espère/J’espère que non.)

Les question tags

fleche-rouge Formation

Si la phrase est affirmative, le question tag est négatif et inversement si la phrase est négative. Le sujet de l’énoncé est toujours repris par un pronom personnel, pas par un groupe nominal. Il faut parfois faire apparaître un auxiliaire qui ne figure pas dans l’énoncé de départ.
Jane called you, didn’t she? (Elle t’a appelé, non ?)
You didn’t contact her, did you? (Tu ne l’as pas contactée, si ?)

fleche-rouge Les cas particuliers

Si la phrase ne comporte pas la négation not mais contient un terme comme hardly, ever, never ou encore nothing, le tag est positif.
He hardly sees her, does he? (Il la voit rarement, n’est-ce pas ?)

Les indéfinis comme someone, everybody ou nobody sont repris par they.
Everyone looked after him, didn’t they? (Tout le monde s’est occupé de lui, hein ?)

À l’impératif, le tag permet d’adoucir l’ordre donné et est toujours will you.
Close the door, will you? (Ferme la porte, s’il te plaît.)

Let’s est toujours suivi d’un tag comportant shall.
Let’s go to the cinema tonight, shall we? (Et si on allait au cinéma ce soir, hein ?)

fleche-rouge Pourquoi les question tags sont-ils si fréquents ?

Les question tags vous permettent de demander confirmation de votre propos ou de demander à la personne à qui vous vous adressez de réagir. Les traduire par "n’est-ce pas ?" est très réducteur car cela correspond à un niveau de langue plutôt soutenu.

Si vous prêtez l’oreille, vous vous rendrez vite compte que les anglophones utilisent pourtant ces question tags à longueur de conversation, dans un contexte formel comme familier. Pensez alors à ces petits mots que l’on utilise également beaucoup en français courant, comme "vraiment ?" ou encore "ah bon ?" ou "hein ?" qui jouent le même rôle que les question tags en anglais.

Exercices corrigés

1. Traduisez les énoncés suivants :
a. – Je n’ai pas trouvé de solution pour l’instant.
– Moi non plus.
b. – Elle a répondu à ta lettre, non ?
c. – Est-ce qu’il t’a contacté ?
– Je crois que oui.

2. Complétez les phrases proposées avec un auxiliaire à la forme affirmative ou négative en fonction du contexte.
a. I wasn’t sad, neither __________ my mother.
b. I like dancing but my best friend __________.
c. “Are you and Jane coming to the party?” “Yes, I __________ but Jane __________”.
d. “Can you speak German?” “No, but I wish I __________”.
e. I felt really tired. So __________ the children.

3. Complétez avec le tag correspondant.
a. He wouldn’t refuse, __________?
b. Everybody knew the answer, __________?
c. Let’s go to the cinema tonight, __________?
d. We had never met them before, __________?
e. You can speak English, __________?

Voir les corrigés.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
"Anglais au lycée : faites la différence",
par Gaëlle Jolly et Alex Taylor.

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