1. Un salon, enjeu clé pour les écoles…et les étudiants
Reportage

Un salon, enjeu clé pour les écoles…et les étudiants

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Les salons sont un moyen pour les écoles de se faire connaître. // © Pauline Bluteau
Les salons sont un moyen pour les écoles de se faire connaître. // © Pauline Bluteau

EN DIRECT DU SALON DES GRANDES ÉCOLES. Pour les établissements, participer à un salon est un passage obligé. Mais pas seulement. Leurs étudiants peuvent gagner des points et beaucoup d'expérience en participant activement comme accueillant.

L’affluence au salon des grandes écoles de Paris organisé par l’Etudiant ce week-end ne s’est pas démentie. Logique puisque pour les écoles, d’ingénieurs ou de commerce, cet événement revêt une importance cruciale : "C’est le premier contact que nous aurons avec nos futurs élèves, il est donc plus qu’important", résume Nelly Rouyrès, vice-présidente du groupe Léonard de Vinci, qui rassemble notamment l’EMLV (business school) et l’ESILV (école d’ingénieurs).

"Le salon est l’un des meilleurs moyens de mieux faire connaître notre école, mais aussi ce qu’est le métier d’ingénieur", appuie Francis Pollet, directeur général de l’école d’ingénieurs IPSA (groupe Ionis), spécialisée dans le secteur aérospatial.

De fait, nombre de lycéens visiteurs n’ont pas encore une idée très précise de la réalité concrète d’une école d’ingénieurs ou de commerce. "Avoir une bonne connaissance préalable de sa future école est le meilleur moyen pour éviter une erreur d'aiguillage", estime Joël Courtois, directeur général de l’Epita (Ionis).

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Un préalable aux journées portes ouvertes

Pour la plupart des dirigeants d’écoles que nous avons pu rencontrer, la participation à un salon est le préalable indispensable aux journées portes ouvertes (JPO), souvent organisées plus tard. "C’est une première étape pour donner envie aux futurs étudiants de revenir aux JPO, où on approfondira", ajoute Véronique Bonnet, directrice générale de l’ESME Sudria (groupe Ionis). Au salon, on s’informe, on fouille dans la masse des informations que délivrent les écoles. Aux JPO on choisit.

Mais pour assurer cette mission du premier contact, il faut se préparer. Et c’est là que les étudiants des grandes écoles jouent un rôle déterminant. Coaching préalable, séances d’entrainement à l’accueil des lycéens, débriefing. De nombreuses grandes écoles préparent leurs étudiants à ces journées de salon. Car ils doivent aussi bien savoir parler des concours d’admission que de Parcoursup ou de la formation dispensée.

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Les étudiants, "premiers ambassaseurs" de leur école

"Ils vont être nos premiers ambassadeurs, il est donc important qu’ils sachent comment répondre aux nombreuses questions que se posent les lycéens", estime Louis-Marie Juvin, directeur du campus parisien de Toulouse Business School. C’est aussi une opportunité de casser certains clichés sur les écoles d’ingénieurs, comme celui selon lequel "elles ne sont pas faite pour les filles".

À l’EMLV comme à l’ESILV, le coaching de l’accueillant est pris très au sérieux : il y a dans l’ordre hiérarchique les managers (20 heures de formation), les experts (10 h) et les promoteurs (3 h). Pour eux, des crédits seront attribués, qui entreront dans leur évaluation. Vous avez donc tout intérêt à être candidat à l’accueil dans les salons, même si l’on en sort "lessivé".

Ce système de crédit est courant dans les grandes écoles. C’est aussi une façon pour vous de gagner en expérience vécue de communication, comme un exercice grandeur nature donnant un aperçu de ce vous apprendrez dans les cours de communication et marketing. "Un étudiant parlera le même langage que des lycéens car il est passé par le même chemin. Et puis ils savent ce qu'il se passe concrètement dans l’école, et parlent sans filtre", ajoute Francis Pollet. Alors il n’y a plus à hésiter !