VIS MA VIE DE DIRIGEANT D’AGENCES IMMOBILIÈRES

publié le 21 Janvier 2021
8 min

De la recherche sur l’immunothérapie au marché immobilier de l’île de Ré, il y a un monde ! Ce monde, c’est celui de Mathieu Poirier, un ancien biologiste aujourd’hui dirigeant des trois agences ORPI Paris-Île de Ré. Une reconversion professionnelle réalisée auprès du Groupe ESPI, l’École Supérieure des Professions immobilières, présent un peu partout en France.

Il n’a que 37 ans, mais semble avoir déjà vécu plusieurs vies. Pour Mathieu Poirier, tout va vite, très vite. Diplômé du Bachelor Gestionnaire d’Affaires Immobilières du Groupe ESPI en 2019, il est aujourd’hui à la tête d’une équipe de 10 personnes, réparties entre trois agences sur l’île de Ré. Une ascension express rendue possible par un solide bagage universitaire et professionnel, beaucoup de travail et, surtout, une passion qui ne l’a jamais quitté, même dans les laboratoires : l’immobilier !

Mathieu, vous avez un parcours atypique, c’est le moins que l’on puisse dire…

[Rires, NDLR]. C’est vrai, mais les rencontres personnelles et professionnelles peuvent vous amener à changer de parcours, il faut savoir se remettre en question. J’ai un master 1 de biologie, un master 2 en développement et contrôle des produits de santé et j’ai suivi une formation d’attaché de recherche clinique. C’est sûr qu’à ma sortie de l’université, je ne m’imaginais pas dans l’immobilier, même si je dois avouer que j’ai toujours eu cette idée derrière la tête. J’ai ensuite travaillé pendant huit ans pour le laboratoire Roche – où je faisais des recherches sur l’immunothérapie –, puis j’ai eu envie de quitter Paris. Cette envie a coïncidé avec la rencontre d’une personne qui m’a introduit dans le milieu des Ehpad. Ça m’a intéressé, alors j’ai fait un nouveau master 2 pour être directeur d’Ehpad, et j’ai exercé pendant trois ans à Angers.

Directeur d’Ehpad ? Mais on est encore loin de l’immobilier…

Oui, mais c’est justement lorsque j’étais directeur d’Ehpad que je me suis mis à rechercher une maison secondaire sur l’île de Ré avec ORPI Paris-Île de Ré. Le courant est très bien passé avec le couple qui dirigeait les trois agences, nous sommes devenus amis et ils ont cerné mon appétence et mon potentiel pour l’immobilier. Plus tard, lorsqu’ils sont partis en retraite, ils m’ont proposé de reprendre les agences, d’abord sur le ton de la blague, puis beaucoup plus sérieusement. Je n’ai pas hésité longtemps, ils m’ont fait leur proposition en août 2018, un mois plus tard j’étais inscrit à l’ESPI.

Attendez, vous avez repris l’agence immobilière grâce à laquelle vous avez trouvé votre maison ?!

Exactement [rires] !

Jusque-là, comment se concrétisait votre appétence pour l’immobilier ?

L’immobilier, c’est une passion que j’ai toujours eue, en parallèle de mes différentes expériences professionnelles. Par le passé, j’avais déjà monté une opération de promotion immobilière avec un ami. On avait acheté un grand terrain pour y construire une résidence de standing de cinq appartements. Forcément, c’est une expérience formatrice.

Et donc, direction le Groupe ESPI, à la rentrée 2018…

C’est ça, retour à l’école une nouvelle fois ! L’ESPI propose un Bachelor et cinq Mastères spécialisés qui préparent à tous les métiers de l’immobilier. Pour ma part, j’ai suivi la troisième année du Bachelor Gestionnaire d’Affaires immobilières en alternance dans une agence indépendante. Je venais du monde professionnel, j’avais besoin de rester sur le terrain, l’alternance me correspondait bien. Mais les enseignements théoriques sont tout aussi concrets puisqu’ils sont assurés par des professionnels adaptés. Par exemple, en matière de transaction, l’enseignant est lui-même négociateur en vente, sur la partie syndic, le professeur a déjà dirigé un grand cabinet de syndic, et c’est comme ça pour toutes les matières. L’ESPI a été un véritable accélérateur, j’ai pu acquérir un socle de connaissances juridiques, économiques, managériales, entrepreneuriales, et apprendre à maîtriser toutes les compétences métiers, de la transaction à la location en passant par le syndic de copropriété, etc.

Le fait que des grands groupes comme ORPI développent des formations en partenariat avec le Groupe ESPI, ça a dû vous rassurer aussi…

Complètement, c’est un gage de sérieux ! L’objectif pour moi était d’avoir un diplôme reconnu, valorisable, et d’obtenir la carte professionnelle à l’issue de la formation. Le contrat est rempli !

Aujourd’hui, à quoi ressemble votre quotidien ?

À celui d’un agent immobilier, mais aussi d’un dirigeant d’entreprise. Il y a d’abord la partie terrain : récupérer des mandats en faisant jouer son réseau, renseigner le client sur son bien, l’estimer au plus juste, assurer la publicité du bien, renseigner les acquéreurs potentiels, organiser les visites, les conseiller pour faire une offre cohérente, le but étant que vendeur et acquéreur fassent une bonne affaire. Ma mission se poursuit avec la signature de l’offre, la rédaction et la signature du compromis, et se termine chez le notaire. Mais au-delà du terrain, je dois aussi animer et former l’équipe et gérer le compte séquestre de l’agence, ce sont des responsabilités importantes.

De manière générale, le métier d’agent immobilier est beaucoup plus complexe que l’image qu’il renvoie et c’est pour ça qu’il est passionnant. Il faut mobiliser des compétences juridiques (notamment en restant en veille sur les évolutions législatives et jurisprudentielles), techniques, urbanistiques (surtout sur l’île de Ré), commerciales et psychologiques. C’est très riche intellectuellement, en revanche, je ne déconnecte pas facilement. Tout le monde est locataire ou propriétaire, tout le monde veut vendre ou acheter un bien à un moment donné, donc je suis souvent sollicité, y compris dans la sphère privée. C’est pour ça qu’il vaut mieux être passionné quand on fait ce métier !

Quels sont vos projets pour la suite ?

Il y a toujours beaucoup de perspectives dans l’immobilier. Cette année, je me suis rendu compte qu’il nous manquait un service de location saisonnière. Beaucoup de nos acheteurs ont besoin d’amortir leur prêt immobilier en louant leur bien une partie de l’année. Alors, plutôt que de les voir partir à la concurrence, on a mis en place un service de location saisonnière. Je souhaite d’abord continuer à développer ce service. Ensuite, pourquoi ne pas ouvrir une quatrième agence sur l’île de Ré ? J’aimerais aussi suivre une formation d’expert immobilier.

Vous auriez un conseil pour les étudiants qui se dirigent vers les métiers de l’immobilier ?

Oui, j’en ai même trois :

Être curieux et rester en veille, car le marché fluctue beaucoup et les évolutions législatives et jurisprudentielles sont nombreuses.

Constituer son réseau le plus tôt possible. L’ESPI, par exemple, envoie ses élèves sur des évènements immobiliers locaux ou nationaux, ils sont également intégrés dans de grands réseaux immobiliers constitués d’anciens élèves et d’entreprises partenaires, il faut en profiter.

Et puis travailler dur, se donner les moyens de réussir. L’immobilier marche beaucoup par le bouche-à-oreille, il est essentiel de se faire connaître pour son professionnalisme afin d’être recommandé. Ce sont ces recommandations qui permettent de développer son réseau.

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