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Décryptage

Brevet 2018 : à quoi s'attendre pour la série professionnelle ?

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Les candidats de la série professionnelle ont le même nombre d'épreuves qu'en série générale, mais les consignes et les attentes des correcteurs sont différentes. // © Simon LAMBERT/HAYTHAM-REA
Les candidats de la série professionnelle ont le même nombre d'épreuves qu'en série générale, mais les consignes et les attentes des correcteurs sont différentes. // © Simon LAMBERT/HAYTHAM-REA

Au mois de juin, environ 10 % des collégiens plancheront sur la série professionnelle du brevet. Au programme : les mêmes épreuves mais avec un contenu adapté à ces candidats scolarisés dans des dispositifs particuliers. Décryptage.

Tous les collégiens ne passent pas le même DNB (diplôme national du brevet). Deux séries existent depuis 2013 : une générale et une professionnelle. Si cette dernière est moins connue, c'est qu'elle concerne un nombre beaucoup plus faible de candidats, dont une partie est scolarisée dans des dispositifs particuliers.

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À qui s'adresse cette série ?

Environ 10 % des candidats, soit 70.000 collégiens, planchent chaque année sur le brevet de la série professionnelle. Pour l’essentiel, il s'agit d'élèves scolarisés dans l’enseignement agricole ou dans des classes de troisième préparatoires à l’enseignement professionnel, dites prépa pro, dont une part importante est implantée dans les lycées professionnels.

Ne pas confondre avec le brevet professionnel

Attention : si les deux sont phonétiquement très proches, le brevet professionnel (ou BP) ne désigne pas la série professionnelle du DNB. Il s'agit d'un autre diplôme, de niveau IV, comme le bac professionnel. Environ 22.000 candidats le préparent chaque année, le plus souvent en alternance (76,3 %).

Des élèves scolarisés en ULIS (unité localisée pour l'inclusion scolaire) ou en SEGPA (section d'enseignement général et professionnel adapté) et "plus à l’aise dans les apprentissages scolaires" optent également pour cette série. Cela permet de "motiver des efforts particuliers" et de "valoriser un parcours scolaire particulièrement méritant", souligne le ministère de l'Éducation nationale.

L'autre choix : le certificat de formation générale

Ainsi, tout dépend du niveau du collégien. "Pour les élèves les plus en difficulté, nous proposons le passage du CFG, le certificat de formation générale, qui se déroule uniquement à l'oral", détaille Marie Pioppi, professeure principale en troisième prépa pro. "Nous discutons avec les familles du meilleur choix. Puis nous préparons les élèves à l'oral le mercredi ou pendant les heures de permanence", souligne l'enseignante en histoire.

Mais les élèves peuvent aussi choisir, au moment de s'inscrire en décembre, de passer les deux diplômes : le brevet série professionnelle et le CFG. De même, les meilleurs collégiens de troisième prépa pro peuvent aussi présenter la série générale du DNB.

Qu'est-ce que le certificat de formation générale ?

Ouvert notamment aux élèves de troisième d'insertion et de quatrième année des SEGPA et des EREA (établissements régionaux d'enseignement adapté), ce certificat s'obtient grâce au contrôle mené en cours de formation en français et mathématiques et à une épreuve orale. Cette dernière, d'une durée de vingt minutes, se base sur un dossier élaboré à l'issue d'un stage en entreprise.

Les mêmes épreuves mais avec des sujets différents

Les conditions d’obtention du DNB sont les mêmes pour les deux séries, générale et professionnelle. À savoir : la validation du socle commun et la réussite d'un oral et de quatre épreuves écrites en français, mathématiques, histoire-géographie-EMC et sciences. "La différence entre les deux séries repose sur les sujets des épreuves écrites, qui tiennent compte des spécificités des candidats", explique le ministère de l'Éducation nationale.

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En clair : les élèves passent les mêmes épreuves, en même temps, mais leur contenu et les attentes des correcteurs sont différents. En série professionnelle, "les consignes sont plus simples et les collégiens sont davantage guidés dans l'énoncé", précise Marie Pioppi. De même, le programme de révisions est moins dense que pour la série générale. "En histoire, par exemple, nous abordons très peu l'entre-deux-guerres et la montée des totalitarismes alors que c'est plus longuement travaillé dans les autres classes de troisième", illustre l'enseignante.

En 2017, 79,7 % des candidats de la série professionnelle ont décroché leur brevet.